VI
PROLÉGOMÈNES 129
Plutarque (1) et du Scholiaste d’Apollonius de Rhodes (2), qui semblent imposer l’obligation de considérer Phidon comme un peu antérieur à la fondation de Syracuse par les colons corinthiens, en 734 avant Jésus-Christ. Partant de ces données, Bœckh (3), Ottfried Muller (Z|), Clinton (5) et Grote (6) ont considéré le prince argien comme appartenant au milieu du vme siècle, ce qui le ferait notablement antérieur à l’avénement de Gygès en Lydie. Mais Weissenborn (7), par des arguments trèsforts empruntés principalement aux lignes générales de l’histoire de la Grèce, a cherché à prouver qu’il fallait encore faire descendre Phidon de près d’un siècle, jusqu’aux environs de 660 avant Jésus-Christ (8) et c'est ce système qu’adopte M. E. Curtius (9). S’il est exact, Phidon se trouverait postérieur à Gygès. On voit ainsi que ce n’est pas la chronologie historique qui peut, dans son état actuel d’incertitude, nous fournir un élément sûr pour fixer la priorité d’Égine ou de la Lydie en matière de monnayage.
(1) Amat. narrat. 2.