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La T7rsS
Nous appelons ventèé pure et simple le marché dans lequel il n’y a que deux personnages à intervenir, le vendeur et l’acheteur. Pour le moment nous laissons de côté toute complication possible dans la forme de la vente; il y aura, entre les deux parties, échange de marchandises contre une somme d’argent.
I s’agit maintenant de préciser le caractère international du marché. Remarquons tout de suite que l’on appelle international le commerce qui s'établit entre états différents, et que les marchés internationaux supposent donc au cours de leur exécution une importation ou une exportation, un mouvement de marchandises d’un pays dans l’autre. Ce que nous allons étudier, dans ce premier titre, est précisément cet acte d'importation ou cet acte d’exportation. Le commerçant français qui l’accomplit peut-il, ou non, choisir la monnaie en laquelle devra être acquitté le prix, et, si son choix est libre en période normale, le sera-t-il encore en période de cours forcé?
Dans un premier chapitre nous poserons le principe du libre choix, pour les parties, de leur monnaie de payement. Dans un second nous étudierons les difficultés auxquelles peut donner lieu l’exécution du contrat. Ces deux questions présentent un très grand intérêt lorsqu'il s’agit de ventes à terme ou à crédit 1. Si le cours forcé existe, la monnaie qu’il impose est dépréciée, et il se peut que la marche irrégulière de
(1) Terme ou crédit parfois lointain; c’est ainsi qu’un exportateur de spécialités pharmaceutiques nous a indiqué qu’il accordait des crédits de 6 mois à 2 ans.