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CHAPITRE L

Les problèmes si complexes et si graves qui se rattachent à la question de la monnaie n^avaient guère été approfondis sous leur forme actuelle, jusqu'au moment où parurent, à partir de i850, les écrits si connus de M. Michel Chevalier, la Baisse probable de l'or et la Monnaie,

Le bimétallisme de l'an XI avait fonctionné en France à la satisfaction générale, sans attirer Tattention des financiers et des économistes. Il avait assuré un rapport stable entre l'or et Targent, ce qui avait permis aux pays qui n*employaient comme monnaie libératoire qu'un seul métal, soit l'or, soit l'argent, de ne pas ressentir les inconvénients que ce système peut offrir, parce que, grâce à la frappe libre des deux métaux précieux en France, sur la base de 1:15 1/2, ces pays conservaient, dans leurs relations commerciales, les uns avec les autres un change monétaire presque fixe.

Quand l'or de la Californie et de TAustralie entra dans la circulation de l'Europe^et surtout de la France, par centaines de millions, chaque année, M. Michel Chevalier jeta le cri d'alarme. Il dénonça les vices du double étalon, parce qu'il favorisait l'afflux du métal le plus abondant et par conséquent la hausse des prix.

Sous l'empire de ces craintes, la Hollande enleva le cours légal à For par une loi en date du 23 juin 1850. En Belgique, l'or étranger cessa d'avoir cours légal à partir du

28 déc. 1850 et la démonétisation des pièces d'or belges d( 10 et de 25 francs fut promulguée le 11 août 1804. Le double étalon ne fut rétabli que par la loi du 4 juin 1861.

J'avais publié, en 1860, la Question de Vor en Belgique , où je réclamais au nom de l'intérêt général les réadmissions de Tor en Belgique.

Le système français trouva en M. Wolowski un défenseur aussi convaincu qu'érudit et dans des livres qui resteront : la Question monétaire^ 1869; VOr et VArgentt 1870, il montra les avantages de l'emploi simultané des deux métaux, en s'appuyant sur les principes de l'économie politique et sur les faits de l'histoire. Bientôt après M. Henri Cernuschi qui avait publié, dès 1865, une étude lumineuse sur la monnaie, intitulée Mécanique de rechange, entra à son tour dans l'arène, pour défendre le système que, dès 1869, au dîner des Économistes, il avait appelé bimétallisme^ et il publia un recueil de lettres sous le titre de Or et Argent, 1874, suivi d'un grand nombre d'écrits où toutes les faces du problème sont étudiées à fond en un style merveilleux de précision et de clarté : la Monnaie bimétallique, 1875; M. Michel Chevalier et le bimétallisme, 1876 ; Nomisma or légal tender, 1877 ; le Bimétallisme en Angleterre, 1879; le Bimétallisme à 45 4/2, 4881; le Monométallisme bossu, 1885; les Grandes Puissances métalliques, 1885; Anatomie de la monnaie, 1887; le Pair bimétallique^ 1887.

Le principal mérite de M. Gernuscbi en cette matière e^t d'avou* mis en plein relief l'idée du bimétallisme international exposé très clairement par Newton, mais dont on n'avait pas saisi toute l'importance. Depuis lors, c'est le bimétallisme adopté par les principales nations commerciales en vertu d'un accord que réclament les partisans de ce système, parce que c'est ainsi seulement qu'on peut échapper aux inconvénients de la loi de Gresham^ devenus plus redoutables depuis l'anarchie monétaire qui a commencé en 1873.

J'avais dès le mois d'octobre 1873 défendu « la monnaie bimétallique » contre M. Frère-Orban (V. annexe de son Jivre la Question monétaire, 1874), et j'avais repris le pro-

E. DE LaVELEYE. — La monnaie. 14

blême plus à fond dans un écrit : la Monnaie himétallique, 4876, traduit en allemand : BoppelwàhrunÇf et en anglais, aux États-Unis : Bimetallic money.

Les conférences monétaires de Paris de 1878 et de 1881 ont appelé sur la question l'attention du monde entier et particulièrement de l'Allemagne, où la question fut alors étudiée à fond.

MM. Otto Arendt, Schâffle, von Stein, Neuwirth, Adolph Wagner publièrent d'excellents travaux en faveur du bimétallisme, et bientôt se constitua une ligue bimétallique, qui répandit à profusion des publications à ce sujet. Déjà auparavant, Michaelis, Rau, Roscher, Prince Smitb avaient admis les avantages de l'emploi simultané des deux métaux. On peut dire qu'au point de vue scientifique le principe du bimétallisme n'est guère contesté en Allemagne, puisque les économistes les plus compétents que l'on considère comme les oracles du monométallisme, MM. Soetbeer et Nasse, l'admettent en principe ainsi qu'on le voit dans les passages suivants.

Voici ce que dit à ce sujet M. Soetbeer, dont l'autorité est si souvent invoquée : « Un accord international pour appli* quer le bimétallisme sur la base d'un même rapport estil possible? La possibilité abstraite ou théorique d'un accord peut être admise : ni dans la nature et le but de cet accord, ni dans le droit des gens, on ne peut montrer d'obstacles absolus ; mais non seulement on peut concéder la possibilité idéale, mais aussi la mise en pratique effective d'un bimétallisme international. Puisqu'un règlement monétaire commun a été déjà conclu et maintenu, — nous voulons parler de l'Union latine et de l'Union monétaire Scandinave, — pourquoi l'Angleterre, les États-Unis et la France et éventuellement quelques autres États ne pourraient-ils pas conclure et mettre à exécution un traité formai concernant les bases principales et identiques de leur législation monétaire. »

M. Soetbeer formule ensuite d'une façon précise les principaux articles d'un traité bimétallique que nous avons reproduit à la suite du projet de traité de M. Gerouschi.

LES AUTORITÉS EN FAVEUR DU BIMÉTALLISliE INTER. 243

Plus loin il s'exprime ainsi : « Il est hors de doute que si ces trois grands États (les États-Unis, la France et TAngleterre), qui sont au premier rang des nations par leurs relations commerciales, leurs richesses et la masse de leurs métaux précieux, s'entendaient pour établir un rapport fixe et uniforme entre les deux métaux, le but poursuivi pourrait être considéré comme atteint. Aussi longtemps que les Hôtels des monnaies de Londres, de Paris, de Philadelphie et de San-Francisco monnayeraient Targent d'après un rapport fixe, disons par exemple 20, 5 : i, pour tout porteur et sans limite, et le convertiraient en monnaie légale, il ne serait pas possible que le prix de l'argent baissât au-dessous de 46 pence (équivalant au rapport de 20, 5 : 1), quelle que soit la loi monétaire des autres États. »

M* Soelbeer montre plus loin les avantages qui résulteraient du bimétallisme international. « Les avantages qui en résulteraient ne seraient pas minimes. Une plus grande stabilité dans la valeur des moyens de circulation est un bienfait pour le commerce international, qu'on ne peut estimer trop haut. Sa portée peut surtout s'apprécier après les expériences qui ont été faites dans le monde commercial et financier, durant les sept années écoulées, et qui sont trop connues de quiconque s'est occupé de la question monétaire pour que nous ayons besoin d'y insister. Il nous suffira de rappeler les pertes et les inquiétudes qu'éprouvent tous ceux qui, dans les pays à étalon d'or, possèdent des créances sur les pays à étalon d'argent, les maux à résulter d'une plus grande dépréciation de l'argent et des variations considérables dans la valeur du métal et dans le cours du change, et les incertitudes des échanges commerciaux entre pays avec des étalons différents, quand le rapport entre l'or et l'argent varie de mois en mois de plusieurs pour cent.

« Qu'on se rappelle que durant la deuxième moitié de Tannée 1876, le prix de l'argent a varié de 43 3/4 p. à 58 1/8 p., c'est-à-dire de 20 pour cent.

« Pour résumer notre opinion sur l'avenir de l'argent, nous ne pouvons nous soustraire à la crainte que, en pré-

sence de ^incertitude qui règue relativement aux résolutions des États-Unis et à Ja balance commerciale entre l'Angleterre et l'Inde, il s'écoulera peut-être encore bien des années avant que le monde commercial puisse échapper au poids de cette montagne de difficultés résultant des grandes et brusques variations dans la valeur de l'argent (ehe die handeltreihende Welt skh von dem grôssen und plôtzlichen Schwankungen des Silberpreises befreit fùhlen wird). »

La conclusion du remarquable travail de M. Soetbeer est celle-ci : « Nous pensons qu'un accord international pour établir le bimétallisme sur les bases identiques que nous avons indiquées plus haut, n'est pas impossible et que, peut-être, pour une longue période, le but poursuivi serait atteint, à savoir de prévenir une plus grande baisse de l'argent et de prévenir les grandes variations de son prix. Mais la condition essentielle d'un semblable bimétallisme international serait l'adhésion complète de l'Angleterre. Actuellement, il n'y a pas à penser qu'en Angleterre on remplace rétalon d'or par le bimétallisme ou que l'idée de convoquer de nouvelles conférences monétaires y soit prise en sérieuse considération. Cela ne pourrait en tout cas avoir lieu que quand une nouvelle baisse de l'argent se serait produite et quand l'admission d'un nouveau rapport de valeur se rapprochant des prix récents du marché serait considérée comme s'imposant; mais même dans ce cas la réalisation du bimétallisme ne nous parait pas probable. » (Die hàuptsachlichstenProblemen des Wdhrungsfrage. Jahrbùcher fur National (Ekonomie, 1880. I. B. pp. 5-6-11-24.)

Précédemment, dans un compte rendu de l'ouvrage de M. Herzka publié dans la Neue frète Presse du 12 oct. 1876, M. Soetbeer avait admis d'une façon plus précise encore la théorie du bimétallisme. Voici ses paroles : « Si tous les États commerciaux, et par conséquent aussi l'Angleterre, adoptaient, en vertu d'une loi, l'emploi simultané des deux métaux (Doppelwàhrung) sur la base d'un rapport fixe, disons 1 : 15-50, et s'y tenaient loyalement, en admettant en même temps la frappe libre et illimitée de Tor et de l'argent, on ne peut mettre en doute, dans ce cas, qu'un

rapport très stable de valeur ne s'établisse pratiquement entre les deux métaux, et pour le présent, et pour un avenir éloigné, et que les variations transitoires de valeur aux dépens tantôt de Tor, tantôt de Targent, ne dépasseraient pas un 1/2 ou i pour cent. »

Feu M. Erwin Nasse, professeur à l'université de Bonn, dont les travaux sur la question monétaire sont si estimés, a conservé la même attitude que M. Soelbeer. Il a admis, en principe, la possibilité et les avantages d'un accord bimétallique, mais il n'a pas cru à sa réalisation. Voici ce qu'il dit à ce sujet dans sa réponse au questionnaire de la Gold and Silver Commissiorif II part., p. 261 :

« Je considérerais comme une circonstance avantageuse un accord international pour le monnayage libre de lor et de l'argent en monnaie légale (légal tender) sur la base d'un rapport identique, si son observation et son maintien étaient assurés. Mais il me semble au plus haut degré incertain que les deux conditions essentielles puissent être maintenues d'une façon permanente et, par suite, je ne puis pas défendre un semblable arrangement. »

M. Lexis, professeur à Gottingen, s'exprime ainsi dans sa réponse au même questionnaire (Gold and Silver Com' mission, II part., p. 268) :

« Un accord international pour le monnayage libre de Tor et de Targent, sur la base d'un rapport identique, serait possible, si l'Angleterre acceptait sans réserve cette convention bimétallique et permettait la frappe sans limite d'une monnaie dargent libératoire d*après la valeur admise. »

- Le prince de Bismarck a le don de définir une situation en des images familières et pittoresques qui font leur tour du monde. On sait qu'il en a trouvé une qui résume la question monétaire. Dans la séance du 10 mars 1881, M. le secrétaire d'État Scholz, parlant au nom du Chancelier indisposé, et rapportant ses propres paroles, a dit : « L'or, devenu rare, est comme une couverture trop étroite pour deux personnes. Chacun tire à soi, et on se bat pour avoir une part. » -

Aux États-Unis parurent de remarquables travaux sur la question monétaire, entre autres ceux de M. Dana Horton et du professeur Walker et, à la suite des débats à ce sujet, on peut dire que le bimétallisme a aujourd'hui cause gagnée. Voici ce que dit à ce sujet (1890) M. Windom, secrétaire du Trésor : « Certes il y a des personnes qui voudraient bannir Fargent de la circulation et ne conserver que l'or, tandis que d'autres voudraient faire de l'argent le seul étalon en admettant que le métal le moins cher chasse le plus cher de la circulation, sinon hors du pays; mais le sentiment public, avec une prépondérance écrasante, demande que les deux métaux soient employés. »

Ceci est vrai, non seulement du monde des affaires qui peut être influencé par le désir de faire monter soit le prix de l'argent, soit les prix en général, mais aussi parmi les professeurs de l'enseignement supérieur en Amérique. Mais c'est en Angleterre que le mouvement en faveur du bimétallisme a été le plus remarquable.

Dans l'article de M. Soetbeer que nous avons cité plus haut {Jahrbûcher fur Nation. ÛEAon., juillet 1880), on voit que les principaux économistes anglais à cette époque ue jugeaient pas même utile d'aborder Texamen de la question. Stuart-Mill, Bonamy Price, Bagehot, Fawcett, tous sans exception le repoussaient a priori. Seul Jevons, sans se prononcer en faveur de l'emploi simultané des deux métaux, avait montré, dans un passage deveuu classique, qu'il offrait une commune mesure plus stable. Aujourd'hui, après dix années de discussion,^ on peut dire que l'autorité scientifique est entièrement acquise au bimétallisme. Voici en quels termes M. Foxwell, professeur d'économie politique à l'université de Cambridge, indique l'opinion de ses collègues à ce sujet. « Université de Cambridge : professeur Alfred Marshall, bimétalliste; professeur Sidgwick, bimétalliste. — Edimbourg : professeur Nicholson, auteur d'un livre excellent sur le sujet, vice-président de la ligue bimétallique. — Oxford : Thorold Rogers (décédé récemment) admet la rareté de l'or, repousse le bimétallisme. — Dniversity Collège de Londres : H. S. Foxwell, vice-président

de la ligue bimétallique. — Nottingham : professeur J. E. Symes, bimétalliste. — Liverpool : professeur E. G. Gonner, vice-président de la ligue bimétallique. — Manchester : professeur J. E. Munro admet ta théorie bimétallique. — Londres, King's Collège : professeur Edgeworth incline vers le bimétallisme. »

Cette liste comprend tous les professeurs d'économie politique anglais. M. Foxwell ajoute : « Qui se refuse à admettre qu'un rapport fixe entre Tor et l'argent puisse être établi et maintenu par un traité international, n'est plus considéré comme économiste chez nous ^ »

En France, au contraire, la grande majorité des économistes est favorable au monométallisme, mais il ne semble pas qu'ils se soient donné la peine d'étudier les travaux récents parus en Allemagne et en Angleterre à ce sujet, car aucun d'eux n'a publié de travail complet sur la matière.

En Italie, deux professeurs d'économie politique, MM. Messedaglia (Rome) et Ferraris (Pavie), ont fait paraître des études où les faits sont exposés d'une façon très complète et très impartiale, mais le premier semble incliner vers le monométallisme. Toutefois la majorité des financiers et des savants italiens est favorable à l'emploi simultané des deux métaux.

Dans les Pays-Bas, où les questions économiques ont été, dès le xvm^ siècle, étudiées avec plus de soin qu'ailleurs, tous les économistes, tous les professeurs d'économie politique sont partisans du bimétallisme international. M. Pierson, gouverneur de la Banque Néerlandaise, et précédemment

1. M. Balfour a pu dire à la Chambre des communes (séance du 19 avril 1890) : « Je ne crois pas qu'on trouve un seul professeur d'économie politique de renom en Amérique, en Allemagne, en Italie ou en Angleterre qui fût prêt à mettre en jeu sa réputation, en niant la théorie qu'on puisse fixer un rapport bimétallique en fait de monnaie. »

Dans la même séance, M. Goschen, chancelier de l'Échiquier, admet que le bimétallisme international est praticable et qu'il porterait remède à beaucoup des maux dont on se plaint maintenant; mais il est arrêté par les difficultés de la mise en pratique.

professeur (f économie politique, Tun des écrivains qui connaissent le mieux la question en Europe, a pu dire à la Gold and Silver Commission : « Le bimétallisme est généralement accepté et enseigné dans nos collèges et dans nos universités. On n'entend jamais un dissentiment à ce sujet. On considère chez nous comme un truisme de dire que le bimétallisme soulevant les plus graves objections, s'il est appliqué dans un petit État, est le meilleur système imaginable, s'il est adopté en vertu d'un traité international signé par les principales nations de l'Europe et de TAmérique. » (Part. II, p. 25.)

Dès 1873, une Commission d'État, composée de MM. Van Bosse, Vrolik, W. C. Mees, S. Vessering et Van Riemsdyk, fit un rapport sur la [question monétaire où on lit ce qui suit : « Nous n'avons guère besoin d'entrer dans de longs détails pour prouver que, dans l'intérêt des Pays-Bas, nous voudrions voir réaliser ce principe partout, en Europe : le double étalon avec même valeur proportionnelle entre l'or et l'argent. L'adoption du double étalon par l'Allemagne avec maintien du rapport actuel entre l'or et l'argent 1 : 15,5, comme dans l'Union latine, serait un grand bienfait pour l'Europe entière, car cet exemple serait probablement suivi par les autres États. »

Eu Belgique, la question a été discutée à différentes reprises, d'abord à l'occasion de l'adoption de l'étalon d'argent en 1850, plus tard lors du retour au règne bimétal* lique en 1861, puis encore en 1874, en 1881 et en 1889, à propos de la situation faite à la Belgique au sein de l'Union latine. On peut consulter à ce sujet les remarquables discours de M. Pirmez aux deux Conférences monétaires de Paris de 1878 et 1881, Question monétaire par MM. Frère- Orban et Emile de Laveleye, 1874, et la Question monétaire en 1889 par les mêmes.

De cette revue rapide et, croyons-nous, impartiale du mouvement d'esprit en faveur du bimétallisme, il résulte que ce système, qui n'avait dans le monde scientifique que quelques rares adhérents au commencement des débats à ce sujet, vers 1859, a aujourd'hui conquis la majorité des

hommes compétents. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour qu'il soit admis par les différentes nations.

Il en est de cette question comme de celle du libreéchange, qui s'y rattache intimement.

On peut dire que le Free-Trade est préconisé par presque tous les économistes, et cependant nous voyons presque tous les peuples s'engager de plus en plus dans la voie de la protection.

Il ne suffit pas, hélas! qu'une mesure soit favorable à l'intérêt de tous pour qu'elle soit adoptée par tous.

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