‹ La monnaie et le bimétallisme internationalChapitre 104 sur 137 · LA GOLD AND SILYER COMMISSION · texte numérisé non relu

LA GOLD AND SILYER COMMISSION

« Aussi longtemps que ce système a été en vigueur, nous pensons que, nonobstant la production et l'emploi des métaux précieux, il a maintenu le prix marchand de l'argent approximativement stable, d'après le rapport fixé par la loi, c'est-à-dire de 15 1/2 à 1.

« § 193. Et il ne nous parait pas a priori déraisonnable de supposer que l'existence dans l'Union latine du système bimétallique, avec le rapport de 15 1/2 à 1 entre les deux métaux, a été capable de maintenir stable le prix marchand de l'argent à environ ce rapport. L'opinion que ce système ne pouvait agir sur le prix marchand des métaux précieux que dans la limite où se produisait une demande pour le monnayage dans l'Union latine, ou bien dans celle où ces métaux étaient actuellement portés à la Monnaie, dans ces pays, cette opinion est, croyons-nous, erronée.

« Le fait que le propriétaire de l'argent pouvait toujours, en dernier ressort, le porter à la Monnaie pour l'y convertir en numéraire, avec lequel il pouvait acheter des marchandises sur la base du rapport de 15 1/2 d'argent à 1 d'or, devait, d'après nous, influencer le prix de l'argent sur le marché en général, quel que fût l'acheteur et quel que fût le pays pour lequel l'argent était destiné. Il mettait le vendeur de ce métal à môme d'exiger un prix approximativement égal à la valeur de la monnaie légale et tendant à maintenir le prix du marché stable à ce niveau.

« § 194. On a soutenu que pendant la première des deux périodes dont nous avons fait ressortir le contraste, les circonstances ont été favorables au maintien du rapport légal, que la grande importation d'or qui a eu lieu en France, vers le milieu de ce siècle, trouva ce pays pourvu d'une grande masse djargent, qui, par suite de circonstances exceptionnelles, obtint un débouché facile dans l'Inde.

« Mais nous ne croyons pas que cela donne une explication suffisante du problème, si l'on ne tient pas compte de l'existence du système bimétallique. Il se peut que les circonstances qu'on invoque aient aidé à rendre effective l'opération du système bimétallique; mais, comme nous l'avons dit déjà, des circonstances et des conditions de

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même nature ont agi plus ou moins avant et après 1873, et cependant leur influence sur la valeur des deux métaux a été très différente. »

Deuxième partie du Rapport, signée par les six membres de la Commission qui n*ont pas été jusqu'à conseiller Vadoption actuelle du bimétallisme par F Angleterre : Lord Herschell, Sir John Lubbock Bar., M. P. J. W. Birch, Hon. C. W. Freemantle C. B., Sir. L. H. Farrer Bar., Rt Hon. Léonard H. Gourtney M. P.

« § 9. Quelle que puisse être la divergence des opinions quant à retendue des maux qui résultent de la difficulté croissante que créent les fluctuations des changes, nous ne croyons pas que la réalité du fait puisse être mise en doute.

« § 101. Il ne peut pas y avoir deux opinions quant au très grave effet que la baisse continue de l'argent relativement à For a eu sur les finances du gouvernement de l'Inde.

« § 102. Nous sommes vivement frappés par le sentiment des difficultés qui entourent le gouvernement de Tlnde et par les très sérieuses questions que soulèvera toute proposition d'y créer des impôts nouveaux. U faut songer, non seulement aux embarras qu'a rencontrés déjà le gouvernement de l'Inde, mais aussi à l'impossibilité de prévoir jusqu'à quel point ces embarras peuvent augmenter et les difficultés s'accroître par une baisse plus grande de la valeur de l'argent.

« § 107. Nous pensons qu*en toutes circonstances qu'on peut raisonnablement entrevoir pour l'avenir, pour autant que Texpérience du passé peut les faire prévoir, un rapport stable (entre l'or et l'argent) pourrait être maintenu, si les États dont il a été question (l'Angleterre, les États-Unis, FAllemagne et l'Union latine), se décidaient à adopter et à maintenir strictement le bimétallisme sur la base du rapport proposé; nous pensons que si dans tous ces pays l'or et l'argent pouvaient être monnayés librement et par conséquent s'échanger contre des marchandises, d'après le rapport fixé, la valeur marchande de l'argent mesurée en

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