‹ La monnaie et le bimétallisme internationalChapitre 112 sur 137 · Voir son livre Silver and Gol · texte numérisé non relu

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emploient le mot excellent de légal tender. Tous les termes employés pour définir la monnaie supposent Tintervenlion de la loi.

Lord Liverpool, qui avait des idées si claires et si justes sur la nature de la monnaie, ne méconnaît pas Finflueuce prédominante de la loi en cette matière. Il dit dans son fameux traité On the coins of this Realm : « Les monnaies doivent toujours passer en compte conformément à la valeur qu'y attribue le souverain dans ses règlements de THÔtel des monnaies. Coins ought always to pass in taie according to the rate or value which the Sovereign puts upon them in hisMint indentures. » (Bank of England. édit. p. 177.)

Il est aussi peu exact de prétendre qu'en fait de monnaie la loi peut tout, que de dire qu'elle ne peut rien. Voici comment raisonnent ceux qui soutiennent cette dernière opinion : Sans doute la loi peut décréter qu'un louis équivaudra à quarante francs, de même qu'elle peut diminuer de moitié la quantité d'or pur que contient ce louis ; mais alors la valeur du nouveau louis ne sera que la moitié de celle de l'ancien, c'est-à-dire qu'elle ne payera que moitié moins de marchandises, attendu que les prix auront doublé. Ainsi l'action du législateur aura été nulle; elle doit toujours échouer devant les conditions économiques qui s'imposent. La valeur des choses dépend de la loi de l'offre et de la demande, et non de la volonté du souverain ou du parlement. — Ce raisonnement est irréprochable, mais il ne prouve nullement que la loi ne peut exercer aucune action sur la valeur des métaux monétaires et par suite sur celle de la monnaie. En effet, l'influence de l'État ne s'exerce pas contrairement aux lois économiques, mais en conformité avec elles et en raison de la fameuse loi de Toffre et de la demande, car c'est l'État qui crée le débouché régulateur des métaux précieux, en leur accordant le monnayage libre et illimité.

La valeur de l'or et de l'argent provient de ce qu'ils servent premièrement à fabriquer des objets d'utilité ou de luxe, secondement à faire des monnaies. L'emploi monétaire domine l'emploi industriel, parce que, quelque réduit

quMl puisse être, il fixe le prix des métaux précieux»

Si les Hôtels des monnaies se fermaient complètement, la valeur du métal proscrit tomberait au moins de moitié. L'or ne yaudrait guère plus que le platine, c'est-à-dire de 600 à 800 fr., et son prix serait tout aussi variable que celui de ce métal.

Si l'argent a perdu un quart ou un tiers de sa valeur, c'est uniquement parce que le législateur, dans tous les pays civilisés, en a interdit la frappe libre. Que les États- Unis suspendent leur nouveau SUver-hill, qui impose au Trésor d'acheter par mois 4 500 000 onces d'argent, et que l'Inde ferme aussi son Hôtel des monnaies, à quel prix tomberait l'argent? A la moitié, au tiers peut-être de ce qu'il valait naguère.

Si, au contraire, la frappe libre était rétablie dans les pays où elle existait autrefois, l'argent reprendrait certainement sa valeur ancienne. Ainsi donc la puissance de la loi en fait de monnaie consiste en ce qu'elle détermine sa valeur, en créant, en suspendant ou en annulant la demande des métaux précieux dont la monnaie est composée. La loi ne produit pas entièrement cette valeur, car quand même le débouché des Hôtels des monnaies viendrait à se fermer complètement, les emplois industriels suffiraient pour leur conserver une certaine partie de leur valeur ancienne; mais elle la produit pour la plus large part, et elle la fixe. L'emploi monétaire cessant, le métal proscrit s'offrirait en quantité double ou triple à l'industrie et déprimerait ainsi énormément son prix toujours variable.

Dans une correspondance entre M. Gibbs et M. J. H. Farrer {Double Standard), ce dernier résume l'opinion courante dans le passage suivant : « Qu'est-ce qu'une livre sterling? Certainement pas une chose à laquelle la loi a attaché une valeur particulière, mds un disque d'or frappé de façon à en indiquer le poids et le titre. La valeur de l'or ne dépend nullement de cette empreinte. Elle dépend, d^une part, de l'offre, c'est-à-dire du coût ou plutôt de la difficulté de la production, d'autre part, de la demande.

c*est-à-dire du désir qu*ont les hommes de remployer. Sur roffre la loi n'a aucun pouvoir, sur la demande la loi peut exercer quelque influence, comme pour toute autre marchandise »

Toutes ces affirmations, en apparence fondées, sont contraires aux faits. La loi exerce sur l'emploi et par conséquent sur la demande de Tor une tout autre influence que sur celle des autres objets, car l'État, par la frappe libre, ouvre au métal monétaire un débouché illimité et à prix fixe, ce qu'il ne fait certainement pour nul autre produit. L'État accepte-t-il du fer, du blé, du thé dans les mêmes conditions? Il exerce aussi indirectement une influence décisive sur l'offre, c'est-à-dire sur la production, car il détermine le prix auquel on peut travailler dans les mines. Que l'Etat cesse de fixer le taux auquel on peut monnayer le métal précieux ou qu'il l'abaisse, et la production diminuera certainement.

« Un souverain d'or, dit encore M. H. Farrer, a, à peu de chose près, autant de valeur quand il est fondu que quand il porte l'empreinte de la Reine. » Cela est très vrai; mais pourquoi? Parce que la loi vous permet de reconvertir votre souverain fondu en un souverain monnaie légale, aux frais du Bureau de la frappe. C'est donc encore la loi qui soutient la valeur du métal du souverain fondu. En effet, que la loi ferme partout les Hôtels des monnaies, et votre or perdra une grande partie de sa valeur. En voulez-vous la preuve? En France, actuellement, 5 fr. en argent ont la même puissance d'acquisition que 5 francs en or. Fondez un écu de 5 fr., il ne vaudra plus même 4 jfr. Pourquoi? Parce qu^il n'est plus permis de reconvertir le métal argent en monnaie. Rétablissez la frappe libre de l'argent, et 5 fr. en lingot vaudront autant que 5 fr. en monnaie.

Les économistes, qui affirment que la monnaie est une marchandise comme une autre, une machine comme un chariot ou une charrue, ne remarquent pas que la frappe libre à l'Hôtel des monnaies produit une différence radicale entre le métal monétaire et les autres produits. Si vous fabriquez trop de fonte ou trop de drap, vous ne pouvez

tout vendre; le stock s'accumule et vous met en perte, car il mange l'intérêt de la valeur qu'il représente. Il n'en est pas de même pour le métal monétaire. Vous n'en avez jamais en excès; car en le transformant en monnaie, en vertu de la frappe libre, vous pouvez à l'instant même en tirer un revenu. Avec la monnaie vous pouvez tout acheter, tout payer; vous êtes le maître du marché. Avec des marchandises, vous ne payez ou achetez qu'après les avoir vendues. Grande différence avec les chariots ou avec tout autre engin ; si vous en avez en excès, c'est un capital mort. Vous n'aurez jamais trop de véhicules monétaires , car vous pouvez toujours les lancer dans la circulation et les employer à vous procurer un capital productif : acheter des rentes sur l'État, par exemple.

Nos adversaires s'imaginent que les véhicules monétaires surabondants resteront inertes, accumulés dans les banques, comme les charrues trop nombreuses dans les hangars. C'est une erreur. Toutes les pièces de monnaie entreront dans la circulation quelque nombreuses qu'on les suppose, car chacun s'empresse de tirer un revenu de son • capital. Si le numéraire s'accumule dans les banques, le taux de l'intérêt baissera. L'intérêt diminué stimulera des entreprises nouvelles, d'où résultera une demande plus grande de marchandises et par suite une hausse des prix. Les prix plus élevés nécessiteront l'emploi de plus de monnaie, et ainsi elle trouvera toujours de l'emploi. Le numéraire est donc, sans cesse, aux mains de celui qui le possède, un capital vivant, « coursable », susceptible d'être employé à l'instant ou de donner un profit, dès que son propriétaire le désire. Tel est le privilège exclusif de la monnaie. Quand les hommes d'affaires, dont se moquent les économistes, lui accordent une prééminence sur toutes les autres marchandises, ils ont donc parfaitement raison.

D'après les économistes de l'école déductive, la valeur de l'or et de l'argent dépend de ce qu'il a fallu dépenser pour les produire. Cette maxime est démentie par les faits de chaque jour, comme nous tâcherons de le prouver. Mais cette discussion demande quelque attention, parce qu'il

n'est pas facile de se figurer les changements de valeur de la monnaie, qui parait une mesure immuable, tant qu'elle est constituée de la même quantité de métal fin. Un kilog. d'or à 9/10 de fin pouvant toujours s'échanger à la Monnaie contre 3100 fr. semble conserver la même valeur. Cependant il n*en est pas ainsi.

Sans aborder ici la théorie abstraite de la valeur, on peut admettre, avec les économistes et les hommes d'affaires, que la valeur d*un objet est représentée par la quantité d'autres objets qu'on peut obtenir en échange. Ainsi on dit que la valeur des métaux précieux est tombée au quart de ce qu'elle était au xiu® siècle, parce que pour le même poids d'or on ne peut plus acheter que le quart du blé et d'autres choses utiles. Si dans tous les pays on supprimait, à la fois, les billets de banque et la monnaie d'argent, pour ne plus employer que des monnaies d'or, n'est-il pas certain que la valeur de l'or augmenterait énormément, quoique la quantité de travail pour produire une once d'or fût restée exactement la môme?

Le métal ^lanc après 1873 et surtout en 1875 et 1876 a perdu brusquement une notable partie de sa valeur. Le prix de ce métal est tombé de 60 ou 61 pence, à 42 pence, et maintenant il se maintient vers 47 à 48 pence. Est-ce que les frais de production de l'argent ont subitement diminué d'un cinquième ou d'un quart? Personne ne le soutiendra. Chacun sait parfaitement, et M. Otto Arendt l'a prouvé par des chiffres exacts {Die vertragsmàssige Doppelwàhruny), que la baisse du prix de l'argent provient des ventes de l'Allemagne combinées avec la suspension de la frappe libre de ce métal dans tous les pays civilisés. Le prix des choses dépend, on ne le niera pas, principalement de la demande. La demande de toutes les Monnaies cessant à la fois, comment l'argent n'aurait-il pas baissé? Si la frappe libre de ce métal était rétablie en France, aux États- Unis, en Allemagne, sur la base d'un rapport de 1 à 1 5 1/2 entre l'or et l'argent, n'est-il pas évident qu'à l'instant l'argent reprendrait son ancienne valeur?

Quand la Belgique, et plus tard l'Allemagne, ont employé

le nickel pour faire leur monnaie de billon, le prix de ce métal a triplé. Les frais de production ayaient-îls augmenté? Nullement C'est la demande qui s'est accrue, et comme on ne produit pas du nickel à volonté, le prix triplé se maintient. Supposez qu'on voulût de nouveau faire de la monnaie de platine, comme l'a essayé la Russie, au lieu de 600 à 800 fr. le kilog. , il vaudrait quatre ou cinq fois plus. Si, au contraire, on démonétisait partout For, il perdrait certainement la moitié de sa valeur.

La valeur de l'or dépend si peu des frais de production, que ceux qui ont calculé avec soin le prix de revient de ce métal prétendent que chaque once extraite des mines coûte en moyenne beaucoup plus que sa valeur légale.

Comment, dira-t-on, poursuit-on des entreprises qui se soldent en perte?

L'explication est très simple. Certaines mines donnent de grands bénéfices. Ceux qui travaillent à perte espèrent aussi arriver à une veine très riche ou tomber sur une « bonanza », et ainsi ils continuent jusqu'à épuisement complet de leurs ressources. Parfois ils réussissent en effet, et leur bonne chance soutient les autres. A Monaco, on peut observer un fait semblable. Il est certain que pour Tensemble des joueurs le jeu est une opération qui laisse toujours un déficit, puisque la banque encaisse tous les ans des bénéfices considérables. Donc chaque franc gagné par la masse des joueurs leur coûte plus d'un franc. Cependant on joue parce qu'on croit être parmi les favorisés du sort, et il en est qui le sont en effet.

C'est pour les métaux précieux surtout qu'il faut bien distinguer « le prix » de « la valeur ». Le prix des métaux précieux est déterminé par les Hôtels des monnaies. On parle constamment, surtout en Angleterre, du prix commercial de l'or. Le prix commercial de l'or n'est autre que le prix de l'Hôtel des monnaies.

Ce prix s'impose par une raison économique évidente, c'est que les Hôtels des monnaies sont non seulement le principal débouché, mais un débouché illimité, puisqu'ils convertissent tout le métal monétaire en monnaie légale^

LE UBRE COMMERCE 271

au prix fixé par eux. Pourquoi, dans un endroit quelconque du globe, vendrait-on l'or au-dessous de 3100 francs le kilogramme à 9/10 de fin, déduction faite des frais de transport, puisqu'on peut obtenir 3100 francs à bureau ouvert, à la Monnaie de Paris? L*or ne se vendra donc jamais moins cber, tant que la frappe libre de Tor sera maintenue au tarif actuel, n ne peut pas non plus atteindre un prix plus élevé, aussi longtemps qu'il restera un louis dans la circulation; car rindustrie n'a qu'à fondre des louis pour 3100 fr. et elle obtiendra un kilogramme d'or au titre légal; elle ne sera donc jamais obligée de le payer davantage

Le directeur du bureau anglais de statistique, M. Giffen, a prétendu que la loi ne peut pas exercer sur la valeur des métaux monétaires plus d'action que sur toute autre marchandise.

Les faits les moins contestables démentent cette affirma tion. La valeur des marchandises dépend, cœteris paribus^ de la loi de l'offre et de la demande et de leurs frais de production ; elle est donc sans cesse variable. Il a suffi d'un léger excès de la demande pour que, cet hiver, le charbon doublât presque de prix (1889-1890).

La valeur du métal or est stable quelle que soit sa production. En Angleterre la Monnaie (Mint) délivre pour une once d'or # 3.17,10 1/2, et la Banque d'Angleterre est obligée, par l'acte de Robert Peel, d'accepter l'once au taux fixe de i 3.17,9.

Il en résulte que l'or a conservé invariablement cette valeur, quand la production annuelle était de 70 millions de francs (1831 à 1840), comme lorsqu'elle s'est élevée, après 1852, à 700 millions environ.

L'orfèvre à Londres qui désire se procurer une once d'or, le mineur au Transvaal ou en Australie qui veut vendre de l'or, en connaît le prix car il est fixe. Pas d'hésitation, pas de discussion possible. Le mineur sait qu'en envoyant son or à la Mint de Londres il en obtiendra £ 3.17, 10 1/2 l'once ou 3444 fr. 44 c. à Paris pour le métal fin. Son or sur place ne sera donc pas cédé à meilleur compte, déduction faite des frais : perte d'intérêt, transport, assurance, etc.

27â LA MONNAIE ET LE BIMÉTALLISME

A Londres on ne payera jamais davantage, car en fondant des souverains d'or droits de poids on acquiert ce métal au taux fixé par la Mint, Gomme Ta très bien dit M. Gernuschi, tout kilogramme d'or sortant des entrailles de la terre constituera 3410 francs, tant que For sera moanayable à ce taux.

Combien vaudra le fer on le charbon l'an prochain? Nul ne peut le dire. Combien vaudra l'or? Chacun répondra : 3100 francs le kilogramme à 9/10 de fin à Paris et i 3.17,10 1/2 l'once standard à Londres.

Mais, a-t-on dit, en soutenant que la loi peut ainsi fixer le prix des métaux précieux, vous lui accordez le pouvoir de fixer des maxima. Or l'expérience a prouvé que ces lois de maximum s'appliquant soit aux denrées, soit aux salaires, ont toujours été impuissantes, tant au moyen âge que quand elles étaient décrétées par la Révolution française, sous les peines les plus sévères.

Et d'abord la loi concernant les Monnaies ne prétend nullement fixer le prix ou la valeur du métal dont elle permet la frappe libre. La loi française de Tan XI dit seulement ceci :

« Art. 1. — Cinq grammes d'argent au titre de neuf dixièmes de fin constituent l'unité monétaire qui conserve le titre de franc.

« Art. 8. — Les pièces de vingt francs (d'or) seront à la taille de 155 pièces au kilogramme. »

Les lois concernant les monnaies déterminent généralement en combien d'unités de la monnaie nationale sera taillée la livre d'or ou la livre d'argent. Elles fixent un poids, non une valeur.

Il n'y a donc rien là qui ressemble aux lois de maximum.

Seulement, en ouvrant, par la frappe libre, un débouché illimité à l'or ou à l'argent et en investissant ces métaux transformés en monnaie-étalon {légal tendery comme disent si bien les Anglais) d'une puissance libératoire absolue et légale, la loi, si elle est édictée par une grande puissance commerciale, a pour résultat de fixer la valeur marchande du métal ainsi admis au monnayage. Un exemple fera bien comprendre ceci : Supposez qu'on apprenne que demain

les grands États admettront la frappe libre de l'argent sur le pied de 60 7/8 pence Fonce standard en Angleterre ou de 200 francs à 9 1/10 de fin en France : n'est-il pas certain que les banquiers et les marchands de métaux seront prêts à acheter tonte quantité d'argent à 60 pence, alors qu'aujourd'hui il ne vaut que 47 à 48 pence?

Ea loi monétaire n'aura pas prétendu régler le prix de Fargent sur le marché libre, mais en ouvrant un débouché illimité à ce métal au taux fixé par la loi, elle aura amené le commerce à adopter ce taux comme base de ses transactions.

Ainsi donc la loi n'entend pas fixer le prix des métaux employés comme numéraire, mais en créant l'unité monétaire d'un certain poids et en l'investissant de la puissance pleine et illimitée de payement en raison de sa valeur légale, elle détermine la valeur de ce poids de métal.

Mais, dit-on encore, l'Hôtel des monnaies ne fait que rendre à qui lui apporte du métal monétaire ce même métal converti en numéraire, et ce numéraire ne peut pas être considéré comme le prix de ce métal. C'est comme si vous mettiez en sacs un chargement de blé. Ces sacs ne peuvent constituer le prix du chargement.

Sans doute; mais ces sacs de blé, n'étant pas monnaieétalon (légal iender)y ne peuvent servir à rien payer et n'exerceront donc aucune influence sur le prix du blé ou de toute autre marchandise, tandis que le métal monétaire converti en monnaie-étalon peut tout acheter, même ce métal.

Si contre un kilogramme d'or à 9/10 de fin la Mint me rend 3100 francs, il est clair qu'un kilogramme d'or = 3400 francs. Nul ne cédera donc de For à un taux inférieur; c'est Févidence même, et pourtant cette vérité si incontestable suffit, bien comprise, pour résoudre la question si controversée du bimétallisme.

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