‹ La monnaie et le bimétallisme internationalChapitre 130 sur 137 · CHAPITRE LXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXIII

OBJBCnON «•11. — ON ARTICLE DE LOI SUPFIRA-T-IL PODR FAIRB QUE 42 PENCE VAILLENT 60 7/8 PENCE?

Une once d'argent vaudrait 42 à 44 pence lorsqu'elle entrerait à THÔtel des monnaies et elle en sortirait, investie de par la loi, d'une valeur de 60 7/8 p. ! C'est absurde.

S*il en était ainsi, il dépendrait donc de TËtat d'augmenter la valeur de toute chose d'un tiers et de créer de la richesse à volonté.

n est évident que jamais le commerce libre ne ratifiera cette façon nouvelle de faire de la fausse monnaie.

Remarquons d'abord qu'aux États-Unis nous voyons chaque jour ce miracle! L'État achète pour 72 cents l'argent nécessaire à frapper un dollar, lequel est reçu en tout payement pour sa valeur nominale, soit 100 cents.

Hais avec la frappe libre de l'argent, l'État n'aurait pas à intervenir. Ce serait le libre commerce qui, en raison de la concurrence, ramènerait l'ancien prix de 60 7/8 p.

Supposez que Taccord bimétallique international sur la base des rapports de i : 15 i/2 soit à la veille d'être signé : n'est-il pas certain que les banquiers achèteraient à bureau ouvert, n'importe quelle quantité d'argent, au prix de 60 6/8 p.?

Donc l'argent avant d'entrer à FHétel des monnaies aurait déjà reconquis la valeur dont l'État l'investirait.

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