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LE MONOMÉTALLISME-OR ET LES TARIFS DOUANIERS

teént d*or comme monnaie, précisément an moment où il y en a moins, ils lâcheront d'en attirer leur part indispensable. La chose a été assez facile jusqu'à présent à rAn^e*^ terre, qui est le centre du commerce et le grand marché lÉtOnétaire du monde entier. Mais il n'en est pas de même pour les autres pays, par exemple poui* l'Autriche, pom l^AIIemagne, pour Tltàlie. Ainsi, quoique rEit){>ire ailèmatid ait adopté rétalon d'or, une notable quantité de sed' vingt toarcs d^or sont passés au creuset, et la Banque infipériate h souvent de la peine à nàaintenir une encaisse d*or suffis

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Comment un pays fera-t-il arriver chez lui dé l'orqaand il n'en prodmt pas? Par des J[>ayements en méttfl que loi fera l'étranger. C'est évidemment le seul moyen. -

Quand l'étranger sera-t-il tenu de lui faire de cespaye^ ment s? Quand il aura plus acheté que veAdu. > ^

Exemple : L'Europe fait en Amérique des aôhats eiceplionneîs de blé, pour un demi-jnîUiard.Si elle ne peut payer par dès marchandises en retour, elle doit efflvoyer de ToP. C'est précisément ce qui s'est passé en 1870 et 1880. '

L'Europe envoie tous les ans, dépuis l'antiquité, des métaux précieux aux Indes, parce qu'elle y achète beaucoup plus qu'elle n'y vend.

Comment faire pour que l'étranger achète Chez moi plus qn^il ne me vend? En augmentant le prix de ses marchandises à l'importation par des droits. C'est fâcheux, sans doute; c'est contraire au progrès des échanges; maïs j'y suis forcé; il me faut de l'or à tout prix. Ainsi on augmente les droits ou on les impose payables en or, comme Tout fait déjà les États-Unis, l'Italie, l'Autriche, la Russie et récemment la France.

' Les Anglais ont un mot admirable pour peindre cette bataille acharnée des pays se disputant l'or comme des chiens un os. Ils l'appellent the scrambk for gold.

1. ^ Banque impériale d'Allemagne n*a pas consenti, jusqu'à jjrësent 1(1890), à indiquer la part de son encaisse qui est en or i^tt^ën'ai'gent. ^

Les négociants anglais commencent à comprendre que Vétalon d'or conduit à la protection. — Dans une pétition adressée au gouvernement anglais, en 1881, en faveur de la conférence monétaire qui devait se réunir à Paris, et signée par plus de 1 700 fabricants et négociants du Lancashire, on lit ce considérant : « Nous regretterions profondément une attitude d'isolement de la part de l'Angleterre relativement à la Conférence monétaire, comme contraire à son propre intérêt et à ce principe que nos intérêts sont identiques à ceux des pays avec qui nous commerçons. Une semblable altitude ne pourrait manquer d'influencer défavorablement nos futures négociations des traités de commerce avec la France et les autres Etats. » Voilà la lutte à coups de hausse des tarifs. Depuis lors, c'est à Manchester, au chef-lieu du Free trade, que la Ligue bimétallique anglaise a établi son siège.

Voici maintenant la lutte à coups de hausse de l'escompte. Ce n'est pas ici le lieu d'expliquer le mécanisme du change. Ceux qui désirent l'étudier à fond peuvent lire le livre lumineux de M. Goschen : la Théorie du change. D me suffira de dire ceci : Le taux de l'escompte dépend du niveau de rencaisse dans les banques régulatrices. Si le niveau baisse, on élève le taux, et cette élévation agit comme un coup de pompe : elle attire l'or et du dedans et du dehors. Du dehors, parce qu'elle déplace en ma faveur les gold points^ c'est-à-dire le point où i^ devient avantageux de m'expédier du métal. (Voyez pour ceci le livre très bien fait d'un spécialiste, M. Ottomar Haupt : Gold, Silber und Waehrung^ chap. xxni, Gold points,) Mais tous les marchés monétaires sont maintenant solidaires. Si je hausse, j'attire l'or, et si on laisse agir ma pompe aspirante, je mets à sec la place la plus menacée par le change. Si New- York hausse avec persistance, Londres doit suivre. Paris et Berlin sont obligés de se défendre à leur tour, quand le « drainage » dure. Si Tor doit se raréfier d'une façon permanente, on s'en disputera les quantités décroissantes, à coups d'élévation de l'escompte, jusqu'à ce que les baisses successives des prix qui en seront la consé-

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