YARUTIONS DU PRIX DE L'ARGENT A LONDRES
nécessaires pour j donner satisfaction. Mais ils prouvent, en même temps, la stabilité du rapport entre les deux métaux en France, lequel n*était pas altéré par les frais plus ou moins éh^yés que devaient simposer les arbitragistes anglais. Si m me le prix du blé reste fixe à New-York, il variera au Havre si le fret varie.
On n'expédiera de Targent de Londres à Paris, que si ce métal baisse assez à Londres au-dessous de 200 francs le kilogramme, pour qu'on puisse retrouver les frais d*expé« dition et, au contraire, on ne fera venir de l'argent de Paris à Londres que si le prix de ce métal dépasse assez le tarif fixé de 200 francs le kilogramme pour couvrir les frais de renvoi.
Nous trouvons dans les cbififres publiés par M. Soetbeer la preuve certaine que les variations du prix de l'argent h Londres n'impliquaient pas une variation correspondante sur le continent.
« De 1857 à 1872, dit M. Soetbeer, le prix moyen de l'argent à Hambourg est resté stalionnaire à 27 marks courants 12 schellings Banco pour un mark d'argent fin, soit 178 marks par kilogramme fin ». {Matériaux^ etc., p. 23.)
Nous pouvons donc considérer la stabilité de la proportion 1 : 15 1/2 entre l'or et l'argent comme démontrée. Il fau* maintenant chercher la cause de ce fait.