‹ La monnaie et les prixChapitre 44 sur 50 · BU · texte numérisé non relu

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l'rix aux E.-r. 1860-1898.

Vo'unie de la circulatioD mo-

Détaire par rapport à 186U.

ce. Volome par tète d'halijtanl.

M. Mitcliell ' a voulu tenir compte d'une objection qui a pu èlre faite à la tentative de M. Hardy. On peut dire que le mouvement des Glearing-houses est un indice défectueuxdu développement des transactions puisqu'il indique le développement, non de la masse nette des transactions, mais de la masse brute, sans qu'on puisse savoir la proportion dans laquelle ce développement a accru ou non le besoin de monnaiemélallique. On pourrail même aller jusqu'à dire que, loin de prouver un accroissement de ce besoin de nuinérairt% le mouvement des Clearing est un indice desa décroissance. Pour parera celle critique, M. Mitcliell a cbercbé à calculer par ailleurs l'accroissement du besoin de numéraire qui vientdu développemenlde l'aclivilé économique. De 1860 à 1891, selon cet économiste, raccroissemenl

let 1895 qui prétendait qu'on ne tenait pas compte de la demande «le monnaia résultant de l'accroissement de la population.

• Quanfity theory of the Value of Money, Joum. of.poL Ec, March. 189G.

EDOUARD DOLLEANS.

total de volume des biens échangeables a été du double en agriculture et d'un peu moins du quintuple en industrie. L'abolition des intermédiaires et d'autres progrès semblables ont diminué le nombre de fois que les mêmes biens changent de mains et réduit dans cette mesure le volume des transactions. Le crédit s'est développé de 1 100 0/0 et la circulation monétaire s'est accrue de 350 0/0. Par conséquent, si en 1860 on représente le besoin de numéraire par tOO unités, on peut dire qu'en 1891 il était au moins égal à 500. Si, en 1860, la circulation métallique formait 63 0/0 de la totalité des moyens d'échange (y compris la circulation fiduciaire), en 1891 elle n'en formait plus que 33 0/0. Le travail de la monnaie en 1860 était de 63 0/0 des 100 unités ou de 63 unités. Donc, le travail de la monnaie, représenté en unités, s'est accru de 266 0/0. Mais d'autre part, la monnaie métallique actuellement en circulation s'est accrue de 350 0/0. Par suite on ne peut pas dire que la baisse des prix de 1860 à 1891 puisse être assignée à une augmentation du travail monétaire en disproportion avec l'augmentation delà monnaie elle-même. M. Laughlin' a dressé le tableau suivant destiné à montrer les variations de la monnaie et des prix pendant la période de crise de 1873.

ANNÉES

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