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C. — Choix des cotes devant former la moyenne

On reproche à certains index de n'introduire dans le calcul qu'une seule cote de prix, par exemple l'Economist et Falkner n'emploient que la cote d'un seul jour de l'année^; de même

' Par exemple on doit laisser de côté les objets qui n'apparaissent que sous la forme d'individualités : tableaux, chevaux de race, antiquités; ils ne s'échangent qu'occasionnellement et les ventes qu'ils occasionnent ne forment qu'une part infime du total des échanges (Walsh).

2 L'Economist : le 1«»' janvier ou le !«" juillet. Falkner : le !*■■ janvier (sauf pour les articles dont les prix d'hiver sont anormaux).

tous les prix de Sauerbeck ne sont pas des moyennes, quelques-uns ne correspondent qu'à une seule cote. Au contraire l'index, de Sœtbeer repose sur les données du bureau de la statistique du comnnerce à Hambourg qui enregistrait : le poids, la qualité de chaque article importé à Hambourg, son prix sur le marché, le jour de l'importation ; le chiffre de l'index résultait d'une moyenne de toutes les cotes.

H est désirable que le prix de chaque article entrant dans le calcul de l'index représente une moyenne du plus grand nombre de cotes possible et non pas seulement le prix d'un jour, d'un mois ou d'une saison, prix que des causes temporaires ou accidentelles peuvent affecter : on sait que, pour le blé par exemple, les prix, s'élèvent à mesure qu'on s'éloigne des mois de moisson.

D. ~ Omission de catégories de prix importantes.

On a reproché aux index, numbers de ne pas comprendre le prix du travail, les loyers, les prix de détail. « La plus importante de toutes les marchandises, le Iravail, dit M. Pareto, n'est pas considérée par les index numbers. Son intervention changerait tous les résultats ». M. Pareto montre que, si le salaire moyen a doublé, on constaterait plutôt une augmentation qu'une diminution générale des prix.'.

De son côté, M. do Foville reproche aux index numbers de ne pas introduire dans leurs calculs les loyers, cette consommation importante, et il se demande si la hausse des immeubles n'est pas, comme la hausse des salaires, un élément compensateur à considérer. Il fait observer que la hausse des salaires et la hausse des loyers compenseraient dans l'index la baisse des pro-

1 Pareto, Couvs d'économie politique, t. I, p. 282 : » M. Giû'en estime que lo salaire moyen des ouvriers a doublé en Angleterre de 1835 à 1888. En admettant, ce qui est au-dessous de la vérité, que le travail ne représente qu'un tiers de la richesse sociale, il faudrait pour ce tiers prendre l'index 200 en 1888, celui de 18.'i5 étant égal à M). Prenons maintenant pour les deux autres tiers l'index le plus bas enregistré par M. Sauerbeck : c'est celui de 68 pour 1803. Celui pour 18.35 est 92. .Si on le suppose égal i\ 100, pour rapporter tous les chilVres à cette époque, on trouve 74 pour l'index 1893. Maintenant .si 2/3 des marrhandises ont cet index, et 1 3 do travail; a l'index 2W, le total aura l'index 119. Il y aurait donc une augmentati"n plutôt quune diminution générale des prix. »

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duils : « Si l'on écarte a priori ces éléments, on s'expose à faire fausse route ».

Enfin, habituellement, les index ne comprennent que des prix du gros : n'y aurait-il pas lieu de tenir compte aussi des prix, du détail? « Ils sont, c'est toujours M. de Foville qui parle, bien moins sensibles que les prix du gros aux pressions extérieures; ils sont surtout moins sensibles quand c'est la baisse qui est à l'ordre du jour. A ne voir que les prix du gros, on risque d'exagérer sensiblement l'intensité du phénomène ».

Ainsi, en omettant les prix du détail, on exagère l'intensité du phénomène ; en omettant les salaires et les loyers, on \icie complètement le résultat puisqu'on transforme une hausse probable en baisse. Reprenons, l'une après l'autre, ces critiques afin d'y répondre.

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