COUPURES. DATES EXTRÊMES VALEURS FRAPPÉES
des
Or : ('missions. francs.
Pièces de lOÔ francs 1855-lQll 83,031,900
Pièces de 20 francs 1855- 190i 47,916,050
Pièces de 40 francs 1808-1839 204,432,360
Pièces de 20 francs 1803-1911 9,710,102,280
Pièces de 10 francs 1850-1911 1,228,267,520
Pièces de 5 francs 1854-1869 H>H3,440,130
Total 11 ,b07,210,240
Argcnt :
Pièces de 5 francs an IV-1878 5,060,606,240
Monnaies divisionnaires .... 1803-1911 677,617,109
ToTAi 5,738,223.349
Tot.u. général 17,245,433,589
Que subsiste-t-il de cette énorme masse d'espèces d'or et d'argent^ sorties de nos hôtels des monnaies? On sait que des démonétisations et les retraits de pièces légères ont amené la refonte de 108,230,060 francs en pièces de 20 francs, de 08,580,010 francs en pièces de 10 francs et de 122,313,710 francs en pièces de3 francs, soit pour les pièces d'or 329/143,780 francs; de 100,976,761 francs en pièces de cent sous, de 7,671/101 francs en pièces de 25 centimes et de 240,216,066 francs en pièces de 2 francs, 1 franc, 50 centimes et 20 centimes. Il ne peut donc
1. On laisse de côlc les frappes de bronze, qui ne présentent pas le oaiême intérêt pour le sujet.
LE PROBLÈME MONÉTAIRE EN FRANCE
rester, pour nous borner aux monnaies à pouvoir libératoire illimité, plus de 11,178,064,460 francs en pièces d'or, et plus de 4,893,629,479 francs en écus. Mais il n'est pas douteux qu'en dehors des refontes légales, bien des accidents ont réduit la circulation française très au-dessous, à la moitié au moins de ces chiffres. Gomment évaluer ces pertes?
M. de Foville a déduit des enquêtes monétaires effectuées ^ en 1878, en 1883, en 1891, en 1897, en 1903 et en 1909, une élégante solution de ce problème délicat.
Expliquons d'abord le mécanisme des enquêtes. Le 14 août 1878, le 28 mai 1885, le 22 avril 1891, le 15 septembre 1897, le 15 octobre 1903 et le 16 octobre 1909, il a été procédé dans toutes les caisses publiques au recensement de toutes les pièces d'or de 20 francs et de 10 francs et de toutes les pièces d'argent de 5 francs qui s'y trouvaient après la clôture des opérations de la journée. En 1885, le recensement a porté également sur les billets de banque, en 1891, sur les pièces d'or russes de 40 francs, en 1897, 1903 et 1909 sur les pièces d'or étrangères admises dans les caisses publiques. Enfin, depuis 1891, l'enquête a été étendue à l'Algérie; et la Banque de France, la Banque de l'Algérie et plusieurs sociétés de crédit ayant de nombreuses succursales, ont participé à l'opération.
Les pièces recensées ont été ensuite classées par nationalités et par millésimes.
Yoici d'abord les résultats généraux^ de ces comptages, au point de vue de la proportion existant dans la circulation : J° entre V.or et l'argent; 2^ entre l'or français et l'or étranger^ ; 3^ entre l'argent français et l'argent étranger^ ; 4^ pour l'argent étranger, entre les diverses nationalités.
1. Une autre enquête avait eu Ueu en 1868. L'enquête de 1878 fut ordonnée par M. Léon Say. Son renouvellement en 1885, 1891 et 1897 est principalement dû à M. de FoviUe.
2. On trouvera les tableaux détaillés dans les Rappo7^ls au Ministre des finances du Direct(îur de l'A dniinistration des monnaies ot médailles pour 4898, 1904 et 1910, et dans lo BiiUetin de statistique du Ministère des finances, octobre 1378, p. 201, août 1885, p. 163, août 1891, p. 126, décembre 1897, p. o9o, marsl90i, p. 292 et juin 1910, p. 649.
3. Monnaies admises dans les caisses publiques. V. supra, p. 230.
200 l'union latine, le problème monétaiue.