‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 188 sur 258 · Git^'î par M. de Lanessan, op. cit., p · texte numérisé non relu

Git^'î par M. de Lanessan, op. cit., p

LA MOiNNAIE DE L INDOCHINE.

réforme ou plutôt cette révolution est impossible à réaliser. L*or ne resterait pas dans la circulation : toutes les parcelles de ce métal qui parviennent en Orient, sont transformées en bijoux ou fondues en lingots que Ton enfouit. Introduire notre monnaie d'or en Extrême-Orient équivaudrait à « la jeter dans un gouffre sans fond^ ». A cette objection présentée par un membre de la Chambre de commerce, le directeur de l'intérieur répondait en donnant ce toute certitude que des mesures pourraient être prises afin que l'or ne fît jamais défaut^ ».

L'administration locale ne tarda pas à reconnaître son erreur. Elle abandonna l'idée de demander de Tor à la métropole. Mais elle eut la prétention d'introduire en Cochinchine un équivalent de la monnaie d'or, la pièce de 5 francs en argent, qui, effectivement, en France, vaut de l'or parce que le change au pair en est garanti par l'État et mieux encore par un stock très considérable de métal jaune toujours disponible. On sait déjà que Tadministration métropolitaine et, en première ligne, le département des finances, refusa de se prêter aux vues de M. Filippini.

L'idée d'introduire une circulation d'or en Indochine n'a pas actuellement de partisans : un pays pour l'usage duquel il est nécessaire de fabriquer des pièces de 1 six centième de piastre et dans lequel la sapèque de zinc annamite paraît trop chère pour les mêmes échanges quand elle vaut 1 deux mille quatre centième de piastre, n'a manifestement pas atteint le degré de richesse que comportent les unités monétaires de grande valeur comme les unités d'or. De teuips à autre, qui^lques personnes préconisent l'envoi de pièces d'argent de o francs par le Trésor public, sans d'ailleurs indiquer comment on pourrait convaincre les indigènes que les 25 grammes d'argent de l'écu valent deux fois ou deux fois et demie les 27 grammes d'argent de la piastre. L'opinion générale considère la piastre tîomme la monnaie nécessaire de l'Indochine.

Mais on s'est demandé, lors de la crise monétaire de 1902, s'il ne serait pas possible de régulariser la valeur de la piastre

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