LE BILLET DE BANQUE EN ALLEMAGNE
L'encaisse moyenne de la Reichsbank a été^ en 1910, de
1.055.8 millions de mark, dont 323.4 d'or en barres et monnaies étrangères, 454.4 de monnaies d'or allemandes, 278.0 de monnaies divisionnaires. La moyenne de la circulation a été de
1.605.9 millions^ le maximum de 2,072.8 millions, le minimum de 1,379.5 millions. Le contingent (472,829,000 mark) a été dépassé dix-neuf fois dans le courant de l'année ; le maximum de dépassement, 611,557,584 mark, s'est produit le 31 décembre. La taxe de 5 p. % sur les dépassements a produit 3,931,321 mark. Le taux de l'escompte et celui des avances sur titres et marchandises ont changé quatre fois et ont oscillé, le premier entre 4 et 5 p. 1^ second entre 5 et 6 p. 7o^- La circulation des autres banques d'émission s'est élevée au 31 décembre 1910 à 151,853,000 mark, la circulation de la Reichsbank à la même date atteignant 2,072,766,000 mark-.
La réglementation allemande de l'émission passe généralement pour ingénieuse. On lui prête le double avantage d'être suffisamment élastique, rémission pouvant atteindre le triple de l'encaisse, et, en même temps, de faire obstacle à un développement excessif de la circulation, les opérations qui conduiraient les banques à dépasser leur contingent n'étant susceptibles de donner un profit que si le taux de l'escompte ou des avances est supérieur à celui de l'impôt ; on ajoute qu'en fixant k 5 p. 7o 1^ taxe sur les billets émis à découvert au delà du contingent, le législateur a permis aux banques allemandes de fournir au marché les ressources qui leur sont demandées, dans le cas où l'élévation du loyer des capitaux en indique la nécessité.
Cette appréciation du régime allemand suppose, en premier lieu, qu'une circulation abondante doit être nécessairement tenue pour défectueuse, en second lieu, qu'il existe une limite normale de l'émission susceptible d'être déterminée législativeaugmentations injustifiées de la circulation, la Reichsbank prélevé une commission supplémentaire sur les avances sollicitées pendant les trois derniers jours de chaque trimestre. V. The Chronicle, juillet 1911, p. 4.
1. Bulletin de statistique du Ministère des Finances, mars 1911, p. 347.