Mesures proposées pour V abolition du cours forcé, p
LE BILLET DE BANQUE A COURS FORCÉ
production industrielle à une incertitude nécessairement funeste à son développement^. »
Les eflFets du cours forcé n'avaient pas été moins désastreux pour le crédit international. L'étranger avait accordé au commerce et à l'État italiens, un crédit bien moindre qu'auparavant.
Les dépenses budgétaires avaient été augmentées dans leur ensemble, en dépit des économies apparentes réalisées sur les paiements faits à l'intérieur : il avait fallu accroître les subventions payées aux chemins de fer et services maritimes, relever plus hâtivement les traitements des fonctionnaires, contracter certains emprunts en or à des conditions très onéreuses. D'autre part, le produit des impôts qui ont pour base le mouvement des affaires et pour condition de plus-value le développement de l'aisance générale, avait été profondément affecté.
L'abolition du cours forcé fut prononcée par une loi du 7 avril 1881.
Le Consorzio fut dissous, 600 millions furent remboursés avec le produit d'un emprunt de 644 millions autorisé par la loi précitée^. Les 340 millions restant ne furent pas remboursés, mais les billets du Co7iso7*zio qui les représentaient furent retirés et remplacés par des billets d'État, en coupures de 5 et 10 francs, convertibles en monnaie métallique. Ces billets devaient être amortis au moyen des excédents futurs des budgets. La reprise effective des paiements en espèces eut lieu le 12 avril 1883, en vertu d'un décret royal du mars. Précédemment, l'Italie, par un arrangement spécial conclu en 1878 avec les autres puissances de l'Union latine, avait opéré le rapatriement de sa monnaie divisionnaire d'argent, que le cours forcé avait fait émigrer.
Les excédents budgétaires que la sage politique des hommes d'État italiens avait su ménager à partir de 1875, disparurent en 1888.
Dans un discours^ prononcé à Milan, le 9 novembre 1891,