‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 252 sur 258 · Goschen, Discours de Leeds · texte numérisé non relu

Goschen, Discours de Leeds

3. Geo. Clare, Le marché monétaire anglais, etc., p. 89, et graphique

LE GAGE DE LA CIRCULATION FIDUCIAIRE

lions ^. En 1891, MM. John Biddulph ^Martin et Inglis Palgrave, se fondant sur les résultats du retrait des monnaies prévictoriennes, indiquaient un minimum de 69 millions et un maximum de 73 millions'^. La Monnaie admet aujourd'hui le chifïre de 113 millions sterling (2,82o millions de francs). On est loin des chififres constatés en Fra«nce par M. de Foville.

Le péril est certain. 11 est la contre-partie des avantages incontestables que présente un système de circulation basé sur le chèque et sur les compensations. La grande utilité du Clearing-house est de procurer une économie de numéraire, de donner la faculté d'échafauder sur une base métallique très étroite des opérations fiduciaires gigantesques. En temps normal, cette organisation décuple la puissance économique du pays, car elle a pour résultat de transformer en capital productif la plus grande somme possible de numéraire ; mais qu'il survienne une panique, que les compensations souffrent une difficulté au Clearing-house et que, par suite, il faille recourir au paiement en espèces, tout le mécanisme s'arrête, la crise est effroyable. On appelle encore black friday (vendredi noir) le jour de la faillite d'Overend, Gurney et C'® et, dans son discours de Leeds, M. Goschen a dit que cette fameuse catastrophe n'aurait été qu'un jeu d'enfant auprès de celle que la faillite Baring avait menacé de déchaîner sur l'Angleterre.

Après chaque crise, la question est périodiquement agitée chez nos voisins. Bien des combinaisons plus ou moins ingénieuses ont été suggérées pour pareràTinsuffisance (inadeqicacy) des réserves de la Banque d'Angleterre^, en face de dépôts en banque toujours croissants qui sont passés de 600 millions sterling vers 1890 à plus de 900 millions en 1 91 1 pour les sociétés et maisons qui publient des bilans, et d'une circulation d'effets de commerce colossale. Jusqu'à présent, si les banquiers comprennent le péril, le souci du dividende les retient de prendre la seule mesure qui puisse les garantir, l'immobilisation d'une

1. Bulletin de statistique du Ministère des finances, juin 1800, p. 728.

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