p. ^/oo pour perte de frai, soit
Et c'est seulement lorsque le change dépassera. . . 25.372
que l'exportation des pièces de 20 francs sera préférable. La hausse sur le pair est ici de 5.98 p. 7oo-
Passons à l'hypothèse de l'entrée du numéraire.
On envoie de Londres à Paris des pièces de 20 francs. Sur le pair de 25.221, les frais de transport sont à déduire, soit 0.038 à 1 p. Voo- Reste 25.183. Dès que le change descend au-dessous de ce prix, il vaut mieux envoyer des louis en France.
On envoie des lingots. 11 en coûtera le transport, 1 V2 P- Voo, les frais de monnayage, 2.165 p. 7oo- H faut que le change descende au-dessous de 25.129, pour qu'on ait intérêt à payer Paris en lingots .
On envoie des souverains anglais. Ici les frais sont plus élevés. La Monnaie de Paris ne prend la livre sterling qu'à 25 fr. 15; elle la reçoit en effet à 0.916 au lieu de 0.91666 ; à cette réduction de 0.00066 sur le titre s'ajoutent les frais de fabrication 0.00216; la réduction totale est de 0.00282, soit 0.071 pour 25.221. Or 25.221 — 0.071 = 25.15. Si l'on déduit encore les frais de transport, qui sont de 0 fr. 038 par livre, on tombe à 25.112 pour les pièces au poids droit.
Il faut encore retrancher, dans l'un et l'autre cas, les pertes d'intérêt pendant le délai nécessaire au monnayage (10 jours au moins).
Mais il n'y a lieu de faire état d'aucune perte d'intérêts, si au
LE MÉCANISME DE LA CIRCULATION
lieu de porter les lingots ou les souverains à la Monnaie^ on les porte à la Banque de France, qui achète les premiers à 3^437 francs le kilogramme de fin, c'est-à-dire au pair avec retenue au change, et les seconds à 3,148 fr. 29 c. le kilogramme, c'est-à-dire en les supposant à 0.916, comme la Monnaie. Nominalement, ces prix correspondent à ceux de la Monnaie. En réalité, ils sont plus avantageux, puisque la Banque de France paie comptant. De la sorte, le point d'entrée est bien 25.129 pour les lingots et 25.112 pour des souverains supposés au poids droit.
Pendant plusieurs années à partir de 1877 et plus récemment au mois de janvier 1906^, la Banque n'a pris les monnaies étrangères et Tor en barres que sous déduction d'un escompte de douze jours à 3 p. Vo- La commission de 1 p. 7oo qu'elle prélevait sous cette forme avait fait descendre le gold point. A d'autres moments, elle a crédité l'importateur dès l'arrivée des lingots dans le port français et même, dans certains cas^ dès leur expédition du port étranger-. Le point d'entrée de l'or était, en conséquence, relevé.
La forme sous laquelle est expédié le métal — barres ou monnaies — dépend dans une certaine mesure des convenances de la place créditrice. Par exemple, la République Argentine reçoit volontiers les aigles américaines (10 dollars). Cette monnaie lui convient pour les échanges avec les républiques voisines, dont la circulation consiste en billets à cours forcé et où l'or fait prime. Les autres coupures d'or ropondent moins bien à ses besoins. On a pu voir, en mai 1909, des exportations d'or des Élats-Unis en Argentine pour compte anglais cesser parce que le Trésor américain ne pouvait plus fournir que des demi-aigles ou des doubles aigles. Paris accepte des aigles dans la mesure où elles lui sont utiles pour le règlement avec les États-Unis de ses propres opérations ou de celles de pays tiers. Au delà de la somme mise en réserve pour cet objet, il préfère l'or en barres. Toujours au mois de mai 1909, le cours du Paris
1. V. infra, II« partie, chap. n, § 3, A, et IIP partie, chap. i, §
2. Report o7i the finances. Director of the Mini, 1891, p. 146. V. infra, U« partie, chap. ii, § 3, A.