‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 86 sur 258 · V. infra. II*» partie, chap. n, § 3, chap. m · texte numérisé non relu

V. infra. II*» partie, chap. n, § 3, chap. m

2. Économiste français des 16 et 23 avril 1904. V. infra. II*» partie, chap. III, § 2.

DES CAUSES DE LA VALEUR DES MONNAIES

intérieure ait pu augmenter beaucoup à la suite des paiements nombreux en écus que le Trésor a fait systématiquement à deux reprises difïérentes. L'enquête monétaire de 1909 établit, en effet, que la proportion des écus a baissé. On peut donc admettre que le stock des pièces de 5 francs est réduit à 1,400 ou 1 .500 millions de francs, dont 800 millions à la Banque et 600 à 700 millions dans la circulation.

La demande de pièces de 5 francs en argent ne dépasse pas la somme en circulation. En effet, chaque fois que le Trésor et la Banque ont essayé, afin d'alléger leurs encaisses d'argent, d'amener le public à se servir davantage des écus, l'entreprise a échoué ; les pièces, à peine sorties des caisses de la Banque, y étaient refoulées.

La demande des écus ne dépassant pas GOO ou 700 millions de francs et la somme des existences représentant 1,400 ou 1,500 millions, il semble que la surabondance de ces pièces devrait en amener la dépréciation. C'est ce qui se produirait sans doute si l'offre des écus se montait à 1,400 ou 1,500 millions. Mais cette offre n'excède pas les GOO ou 700 millions en circulation. Les 800 millions de la Banque sont, pour ainsi dire, en entrepôt, hors du marché. La faveur dont jouissent les billets de la Banque de France rend seule possible l'immobilisation de cet énorme capital métallique. Des intérêts sont perdus sur la monnaie d'argent, dont le public ne se soucie pas ; ils sont compensés par les gains réalisés sur la circulation des billets. En dernière analyse, c'est le crédit de la Banque de France qui permet de substituer les billets aux écus, de distraire son encaisse d'argent des quantités offertes et de réduire celles-ci à l'équivalence des quantités demandées; c'est donc la circulation fiduciaire qui soutient ici la circulation métallique.

Aux États-Unis, depuis le rétablissement du dollar étalon en 1878, la frappe n'en a jamais été permise pour le compte des particuliers^. Exclusivement réservée au Trésor, elle a même été obligatoire pour lui à raison de 2 millions de dollars par mois, de 1878 à 1890, et de 2 millions d'onces par mois de juillet 1890 à juillet 1891 ; de juillet 1891 à juin 1898 le gouver-

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