‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 88 sur 258 · V. infra. Ii« i)îirtie, chap. v · texte numérisé non relu

V. infra. Ii« i)îirtie, chap. v

Arnauné. -11

DES CAUSES DE LA VALEUR DES MONNAIES

prenant que le thaler fût accepté pour la valeur nominale de 3 mark qui lui avait été attribuée par la loi du 9 juillet 1873, bien que sa valeur métallique fût beaucoup moindre.

§2. — Causes de la valeur des monnaies étalon.

La valeur des monnaies-étalon s'entend, on Ta déjà dit, soit du pouvoir d achat au regard de l'ensemble des marchandises, mesuré par l'élévation plus ou moins grande du niveau général du prix, soit du change en unités étrangères.

La monnaie-étalon d'un pays peut consister soit en espèces métalliques, soit en billets de banque ou d État. 11 convient d'examiner chacun de ces cas séparément.

I. La MONNAIE-ÉTALON CONSISTE EN BILLETS. — Le billet de banque ou d'État devient l'étalon dans un pays, quand ce pays a perdu par l'exportation le métal employé comme étalon dans le groupe de peuples avec lequel il entrelient ses principales relations économiques, qu'il ne peut pas réimporter ce métal et qu'il ne l'a pas remplacé par un autre métal.

Par exportation du métal-étalon il ne faut pas entendre ici l'envoi des soldes normaux au moyen desquels se règle un excédent passager des dettes sur les créances, ni la sortie des capitaux disponibles qu'attire sur les autres places un taux de l'escompte avantageux. Dans Tune et Tautre circonstance, l'émigration du métal est purement temporaire ; après un certain temps, soit que les créances excèdent à leur tour les dettes, soit que le taux de l'escompte se relève, le métal est rappelé dans le pays qu'il avait quitté. Des sorties portant sur des sommes limitées, et que compensent bientôt les retours, ne laissent pas la place libre au billet. Pour que ce dernier assume le rôle d'étalon, il faut que la circulation métallique presque entière se soit écoulée au dehors et qu'elle ne puisse pas être réimportée.

Cette double condition se réalise, en premier lieu, lorsque la valeur commerciale d'un billet investi du cours légal devient moindre que sa valeur nominale. La loi qui confère au billet le ^pouvoir libératoire n'a pas la vertu de le préserver du discrédit.

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