‹ La monnaieChapitre 27 sur 81 · BÛ · texte numérisé non relu

BÛ

Bolivie

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Totaux. . .

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Nous prenons ici, ii l’égant du Mexique, le produit de 1R45, comme le type de rexiraction dans ces derniers temps.

Pour le Pérou, la publication de M. Bosch Spencer, chargé d'affaires de Belgique dans PAniérique du Snil, Slaliêtique commerciale, pages 7 et 334, nous détermine fi augmenter le chiffre admis jusqu'ici par divers auteurs et par nous-méme ailleurs.

Si, pendant les cinquante dernières années, l’Europe avait dû continuer à expédiera l’Asie autant d’argent qu’au début du dix-neuvième siècle (1), il ne lui en serait guère resté pour elle de tout ce que l’Amérique lui fournissait annuellement. Elle n’en aurait eu à peu près que ce qu’elle produisait elle-même. I.e rapport de l’offre à la demande serait devenu différent en Europe; les métaux précieux, l’argent du moins, auraient dû enchérir, et, par conséquent, les prix des choses auraient fini par baisser visiblement.

Mais il en a été autrement, par plusieurs raisons.

(1) Je prciidü toujours pour point de départ l'évaluation faite par M. de Hiimboldt de ce qui s'exportait eu Asie, il y a un demi-siècle; je la vois admise par la plupart des auteurs.

194 COUKü p'ÉCONOHIB POUTIQUE.

Ou a douve d’auU’cs n)archandiscs que l’argcul à envoyer dans rindc et la Chine. Pour l’Inde, ce sont les produits des nianufaciures britanniques, et surtout les articles en cotou (1). Pour la Chine, en particulier, c'est l'opium, dont le commerce a donné lieu à une guerre mémorable par la conséquence qu'elle a eue de renverser les barrières séculaires derrière lesquelles s'isolaient plus de 500 millions d’hommes industrieux. Malgré l’accroissement des masses de coton et de sucre et d’autres articles intéressants que l’Inde fournit à l’Europe, malgré l’approvisionnement de thé, chaque jour plus grand, que notre Occident retire de la Chine; malgré les denrées coloniales et les épices que les archipels asiatiques, et particulièrement Java et les Philippines, envoient, en proportion de plus en plus forte, aux consommateurs européens et américains, la quantité d’argent qui s’expédiait de l’Occidcnt dans l’Orient lointain a été en baissant d'une manière presque continue. 11 résulte de documents parlementaires de 1855, qu’a résumés M. Mac Culloch, dans son Diclionnaire du Commerce (2), que, même antérieurement à 1850, la balance du commerce entre l’Europe cl l’Asie tendait à se retourner, et que de certaines quantités d’argent et d’or refluaient de l’Inde et de la Chine vers l’Europe. M, Jacob en avait déjà fait la remarque pour le commerce qui passe par la Sibérie (3).

(1) Il y a trente ans, l’Inde exportait beaucoup d'élofTcs de coton. Scion M. Mac CuUoch {Dictionnaire du Commerce, article CalctiUa', pour la seule présidence du Bengale, de beaucoup la plus imporlanle des trois dont se compose le territoire de la Compagnie, la moyenne des cinq années qui précédèrent 181tt avait été de 1,260,736 liv. slcrl. (3t ,!il8,000 fr.). En 1842, c’était tombé à 17,629 liv slcrl. (440,000 fr.), par l’effet de la supériorité des manufactures anglaises. L’Angleterre renvoie ainsi, à l’Indc, ouvre, en tissus ou en fils, le colon brut qui, en partie, lui vient de l'Inde. La valeur déclarée des articles en coton, que l’Angleterre expédie dans les possessions de la Compagnie, s’élevait déjà, en 1841, à 3,872,186 liv. slerl (97 millions de fr.). La moyenne de 1844-1843 est de 4,,30l,802 liv, slerl. (1 12,300,000 fr.) (Voyez le volume sur l'Inde dans la grande collection de M. J. Maegregor, page 157.) C’est plus que la moitié de l’exportation des produits anglais dans l’Inde.

(2) Article Precious Metals.

(3) On Precious Metals, tome 11, page 320.

Depuis 1850, la sortie des métaux précieux de la Chine semble avoir été toujours croissant. M. Morisson, dans son Guide commercial en Chine, estime que, de 1850 à 1854, l’exportation des métaux précieux du Céleste Empire a été environ huit fois plus grande que l’iinportation. Pour 1856, M. Mac Culloch évalue l’exportation à plus de trois millions de piastres, pendant que l’importation aurait été de moins d’un million. Un autre écrivain anglais, M. Thom, calcule que, en 1843, l’importation étant d’un million de piastres, l’exportation aurait excédé onze millions (1).

Autrefois les Chinois répugnaient à se dessaisir de leur argent eycëe (lingots), quoiqu’ils n’aient aucunement, disent les voyageurs, le préjugé, tant enraciné dans notre Occident, qui fait considérer les métaux précieux avec une prédilection particulière, et qu’au contraire, à leurs yeux, ce soit une marchandise semblable aux autres. Depuis qu’ils se sont pris d’une violente passion pour l’opium, ils ne font plus de diiliculté pour le donner. Ce commerce, doublement (2) prohibé qu’il est par les lois de l’empire, s’est agrandi extraordinairement. D’après les renseignements qu’a bien voulu me communiquer M. Natalis Rondot, qui a fait partie de la mission de France en Chine, comme l’iin des délégués commerciaux, la vente de l’opium, qui n’était, avant 1850, que de quelques milliers de caisses (de 5,000 à 7,000), est montée à 42,000, et cet article se paye presque entièrement en argent. A 5,500 fr. la caisse, on peut évaluer que c'est une somme de 147 millions. Déduisant un dixième qui est soldé par des acquisitions diverses, et un autre dixième etiviron qui l’est en traites à recouvrer sur les États- Unis, il reste 117 millions qui sont exportés presque uniquement en argent métallique. En outre, une somme de 55 à 40 millions est donnée par les Chinois, en sus des mareban-

(I) Voir Élude prali<iue du commerce d’exportalian de la Chine, par MM. I. Ilecide, Ed. Rernard, A. Iluussmiinii el N Itundol, délégués commvrciaux, revue cl cüiupléléc |ior M. N. Rondul, page II).

(2; Non-scidcnicnl l’ciilpéc et l’usage de l'opium sont interdits en Cliine, mais il esl deremlii nus.<i de faire sortir l'urgeiil syeir. l/exporlalion des |iiaslrc.'i est permise.

i96 COURS d'économie politique.

dises qu’ils fournissent, pour solde de marchandises européennes ou américaines.

M. Kondot estime de SO ou 60 millions de francs la somme d’argent, en piastres espagnoles, mexicaines, péruviennes et chiliennes, et en roupies, qui est importée annuellement en Chine; ce n’est que la moitié de l'cxportalion.

L’Inde n’est pas dans le même eas que la Chine; elle reçoit des métaux précieux, de l’argent surtout, plus qu’elle n’en livre. L’argent et l'or y sont plus recherchés, pour les besoins du luxe et pour le monnayage, que dans la Chine où, à proprement parler, il n’y a pas de monnaie nationale d'argent. De nos jours, presque constamment, les relevés commerciaux dénotent encore, pour l’Inde, une importation de métaux précieux supérieure à l'exportation; il n’y a d'exception que pour les deux années I851-3i et 183i-3.î (1). Ces relevés accusent, pour la moyenne des huit années de 1834-35 à 1841-42, un excédant des importations sur les exportations, d’environ 47 millions de francs (2). L'opinion de M. Mac Culloch, formellement et itérativement exprimée dans le Dictionnaire du Commerce, est que les importations britanniques tendent à réduire incessamment et indéfiniment la quantité de métaux précieux que le commerce laisse dans l'Inde. Au surplus, aujourd’hui l’argent que l’Inde reçoit et garde, toute balance faite, vient de la Chine et non de l’Europe. L’or qu’elle importe, car l’Inde tire de l’or de l’étranger, outre celui qu’elle recueille dans son propre territoire, est un produit des archipels asiatiques.

En même temps que l’Europe cessait, peu à peu, d’avoir besoin de la fraction de l’ancien approvisionnement de métaux précieux qui lui servait à régler ses comptes avec l’Asie lointaine, elle donnait à l’exploitation de scs propres mines une impulsion digne d’étre remarquée, et elle perfectionnait le procédé par lequel on retire du plomb la petite portion d’argent qu’il contient d’ordinaire. Au commencement du siècle, l’Eu-

(1) Mac Culloch, Dicliotmaire du Commerce, article CaleuUa, page 206 de l'édition de 1846.

(2) J.Macgregor, Coltcction de document com»terciaux, volume de l’Inde, page 168.

rope extrayait 53,000 kilog. d’argent : il faudrait même dire 87,000 kilog., à cause de 11,000 kilog. environ que, selon M. Jacob, produisaient de ce métal quelques mines de la Turquie d’Âsie, dont les lingots étaient aussitôt transmis à Constantinople, et de 33,000 que rendaient les mines de l'empire russe. Depuis lors, l'Europe proprement dite a plus que doublé son extraction.

Quanta l’or, il ne parait pas que depuis un demi-siècle il y ait eu de progrès digne d’étre noté, dans la production des mines européennes. Il est vrai que l’industrie des alTineurs qui s’exerce à Paris plus encore que partout ailleurs, sur les piastres, sur les vieilles matières d’argent et sur les pièces de 5 fr. d’avant 1835, est comme une mine d’or qu’on exploiterait sur le sol de l’Europe. De ce chef, il y aurait à attribuer à l’Europe une production d’or qui a dû être fort appréciable pendant le quart de siècle antérieur au grand ébranlement de 1848. Et puis la Sibérie s’est mise, dans ces dernières années, à en rendre des quantités qui sont inouïes en comparaison de ce qu’oii connaissait de l’Amérique elle-même, à l’époque de sa plus grande splendeur.

Quelle influence les faits très-divers qui se sont passés, à l’égard de l’or et de l’argent, depuis l’ouverture du dix-neuvième siècle, ou pour mieux dire depuis l’origine des guerres de l’indépendance au sein des colonies espagnoles, ont- ils pu exercer sur la valeur de l’or et de l’argent? C’est ici le lieu de se souvenir que les phénomènes d’enchérissement ou d’avilisment ne se manifestent pas d’une manière instantanée sur les métaux précieux, parce que la production annuelle ne représente qu'une très-petite fraction de ce qui est sur le marché. Ainsi pour qu’un changement dans les conditions de la production ait de l’eCTet sur la valeur courante, il faut qu’un certain laps de temps se soit écoulé; de même pour qu’une modification en plus ou en moins dans l’oifre annuelle se fasse sentir.

Il suit de là que, si une première cause, l'afiaiblissement de la production pendant la guerre civile de 1810 à 1835, a tendu à augmenter, par la diminution de l’ofiTre, la valeur des métaux précieux, de l’argent surtout (puisque c’est principalement de

198 cotms n’écowoMiK POLlTtorp.

l’argent que fournit l’Amérique), il n’avait pu encore en résulter aucun effet sensible quand se fit, dans le commerce de la civilisation occidentale avec l’Oriout le plus reculé, le revirement qui laissa à l'Occident la disposition d’une forte quantité d'argent, et dès ce moment la force qui poussait à renchérissement de l'argent fut amortie.

Le progrès du luxe a été bien grand, sur tonte la surface de l'Europe, pendant le tiers de siècle que termina brusquement la crise révolutionnaire de 1848; de même aux Etats-Unis. Ainsi a pu s'absorber une portion du métal qui jusque-là se rendait en Asie. La thésaurisation, devenue plus facile aux hommes qui en ont le goût, à la faveur de la paix et du développement de l'activité industrielle, a dû prendre une part plus forte qu’auparavant de l'argent que l'Amérique nous envoplt. C'est ainsi qu'on peut concevoir que, malgré la marge laissée par la Chine à l'Occident, au sujet de l’argent, la demande courante en Europe se soit tenue au niveau de l’offre. Répétons ici que l'approvisionnement d'argent fourni par les mines de l'Amérique n'est pas remonté encore au point où il était avant 1810.

Pendant celte période, de 1810 à 1848, les frais de production se sont-ils accrus ou ont-ils baissé? Evidemment ils durent être plus forts pendant les années où la guerre civile sévissait dans toute sa rigueur au Mexique et au Pérou. Mais il ne faut pas ici attacher d'importance à cette période, qui fut courte- Quand eurent été renversées les barrières qui fermaient aux étrangers l'accès de l'Amérique du Sud et du Mexique, les Européens et les Américains du Nord y ont déterminé des améliorations dans les travaux souterrains, dans la métallurgie plus encore. Jusqu'à présent cependant ces progrès ont été médiocres en comparaison de ce qui aurait pu être (1), et ils n’ont pas été généraux. L'anarchie, l'absence de sécurité, les préjugés de l'ignorance, ont eu ce déplorable effet que l'influence de la science et des capitaux de l’Europe et des Etats-Unis est restée

(I) Nous aurons uecasion de revenir sur ce sujet quand nous traiterons de la baisse possible des uHilaux précieux, sccliuu xiii.

I,A HONNAtfi, SKfTIOR V, r.ftAPfmE IV. 199

paralysée dans les ci-devant possessions espagnoles du continent américain. Des gîtes nouveaux ont été mis en exploitation; mais jusqu’à ce jour on n’a rien rencontré qui offrît la fécondité à laquelle durent leur célébrité le Potosi au seizième siècle, et Guauaxuato pendant la dernière moitié du dix-huitième. La plupart des anciens gîtes, au Mexique du moins, se sont trouvés, depuis la reprise des travaux, avoir perdu plutôt que gagné Cet appauvrissement relatif est venu à rencontre de la diminution de frais qu’ont dû causer les perfectionnements métallurgiques ou mécaniques introduits au Mexique et au Chili depuis vingt-cinq ans. Enfin, il y a eu un surcroît de frais assez sensible par i’extrérae hausse du mercure, qui est le principal réactif en)ployé dans le traitement des minerais (1).

Si donc on envisage les frais de production, il semble que, tout balancé, ils doivent être aujourd’hui à peu près au point où ils étaient avant 1810; mais certainement ils ont été plus grands jusque vers 1830. Je parle pour l’argent.

Quant à l’or, la vaste extraction qui s’en fait dans la Russie boréale n’a pas eu encore assez de durée pour que la valeur de l’or sur le marché général ait pu s’en ressentir. Et, circonstance qui en a limité l’influence, une bonne partie de cet or est demeurée close eu Russie dans le trésor de la banque d’État, en garantie des billets qu’elle fait circuler, sans compter la masse qui a servi à fabriquer des espèces métalliques pour l’empire même. Au mois de juillet 1849, ce trésor contenait ainsi 101,300,000 roubles (400,000,000 de fr.).

Si l’on voulait déterminer la valeur de l’argent en comparant les quantités de blé obtenues moyennement pour un laps de plusieurs années, en retour d’un certain poids de métal, on arriverait à ce lésultat que l'argent n’a point baissé. Un hectolitre de blé coûte un aussi grand nombre de grammes d’argent de nos jours qu’au commencement du siècle. Je lis, dans un rapport fait à l’Académie des sciences morales et politiques, par M. Passy, qu’à Paris la taxe du pain, prix légal fixé par

;l) Nous en pni'lerotis moiii.s sunimairemenl à propo.s de lii baisse possible des niélaiix précieux.

200 COURS d’économie politique.

l'adniinistralion d'après le cours des fariues, a été, en moyenne, pendant les vingt-deux premières années du siècle, un peu plus forte même que pendant la période suivante de vingt-deux années (1). Il y a des pays où le blé a enchéri, mais on peut eu trouver une explication sullisantc dans le développement rapide qu’y a pris la population nrbaine, ce qui a déterminé la mise en culture de terrains très-pauvres ou dilliciles à mettre en rapport, et par suite la hausse du blé. Dans d’autres États, eu Prusse par exemple, le blé a sensiblement diminué : mais ou est autorisé à croire, avec M. de Ilumboldl, que c’est l’effet du perfectionnement agricole et aussi de l'amélioration des voies de transport. Pour l’ensemble de la civilisation européenne, on est fondé à regarder le prix du blé comme stationnaire depuis 1810 ou 1800.

Résumons donc : je ne suppose pas, eu dépit de quelques indications contraires, que la valeur de l’or et de l’argent, rapportée à un type immuable qu'on peut concevoir plus qu’indiquer, ait éprouvé un changement sur le marché général depuis le commencement du dix-neuvième siècle jusqu’au moment actuel.

Cette assertion a contre elle une opinion assez généralement accréditée : on entend dire partout que la valeur de l’argent est devenue bien moindre depuis le retour de la paix, et qu’on n’est pas plus riche aujourd’hui avec 20,000 fr. de rente qu’en 1814 ou 1815 avec 10,000. On ne réfléchit pas que ce n’est point l’argent qui a changé; ce sont les besoins qui se sont multipliés, c’estla vie qui s'estraflinée. Qu’on analyse la manière dont vivait, il y a trente-cinq ans, la classe riche, à Paris et dans les autres capitales, et qu’on la compare au train qui s’y menait avant la révolution de 1848. Je conviens que quelques articles de première nécessité ont monté de prix, la viande, par exemple: mais ce n’est point l’effet d'une baisse de l’or et de l’argent; c’est celui de circonstances propres à la production même de ces articles (2).

(1) Journal de» Économistes du 15 octobre 1848, ou tome XXI, page 330. Rapport de M. Passy sur la Statistique agricole de M. Moreau de Joimès.

(2) Je renvoie, au sujet de la viande, à ce qui sera dit plus loin, section s.

LA MONNAIE, SECTION V, CHAPITRE V. 20 i

Et, en revanche, on a vu baisser dans une bien plus forte proportion une foule d’articles, dont i’enseinble occupe plus de place que la viande dans la dépense des personnes que je mentionnais tout à l’heure, celles qui ont un revenu de 20,000 fr.

Dans notre époque, où tout change, quelquefois d’une façon si imprévue, le progrès des arts peut susciter à chaque instant des forces nouvelles qui influent directement non-seulement sur la manière dont s’extraient les métaux précieux, mais aussi bien sur la demande qui s’en fait et sur la consommation. Cette réflexion m’est suggérée par l’industrie actuellement très-bien constituée de l’argenture : jusqu’ici on ne savait revêtir d’argent la surface des antres métaux que par le procédé du plaqué, ce qui restreignait l’argenture aux surfaces planes ou à peu près. Aujourd’hui on a un procédé chimique fort simple pour le répandre en couches uniformes, de l’épaisseur ou pour mieux dire de la minceur qu’on veut, sur un corps d’une forme quelconque. Il est vraisemblable que cette invention, coïncidant avec l’amour du bien-être et de l’apparence par lequel se caractérise notre époque, déterminera, après quelque temps, l’emploi et aussi la destruction d’une assez grande quantité d’argent; car il se peut qu’elle fasse en grande partie disparaître les couverts de fer ou d’étain, et répande l’usage des ustensiles argentés dans les familles peu aisées. Or la majeure partie de l’argent employé de cette façon ne se retrouverait pas; ce serait comme l’or des galons.

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