‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 107 sur 260 · V. supra, p · texte numérisé non relu

V. supra, p

3. Voir un rapport de M. d'Eidilhal à la chambre de commerce de Paris^ cité, sans date, dans Gostes. Institulions monétaires de la France» p. 285.

FABRICATION DES MONxNAIES. 2J3

Ta VU, touteB les matières monnayables, a demandé peu de frappes à Tliôlel des monnaies; de 1880 à 1885, la fabrication des pièces de 20 francs a môme été complètement suspendue. On peut dire que l'abondance de Tor dans la circulation rendait sans objet des fabrications nouvelles. Mais il est certain que, dans cette période, la Banque a inauguré et suivi un système nouveau. Au lieu de faire monnayer comme autrefois tout le métal importé, elle s'est attachée à conserver une bonne partie des lingots et des espèces étrangères qu'elle acquérait journellement, jusqu'au moment où l'état des changes lui permettait d6 les vendre avec une prime pour l'exportation. Un banquier ordinaire n'aurait pas pu, en vue d'épargner des frais de fabrication, conserver indéfiniment des matières précieuses à l'état de.lingots; les charges d'intérêts rendraient l'opération ruineuse. Mais la Banque de France a un moyen de monnayer sans le concours de la Monnaie le capital incorporé dans ses lingots : c'est l'émission des billets de banque. Assurément, il était fort légitime que la Banque de France évitât de payer des frais de fabrication sur du métal destiné à une réexportation prochaine ; mais, d'un autre côté, la suspension du monnayage de 1880 à 1885 et sa limitation de 1886 à 1894 ont eu de fâcheuses conséquences pour la qualité de notre circulation, le frai des pièces anciennes ayant cessé d'être atténué par l'introduction fréquente de pièces neuves et de bon poids ^

De 1895 à 1898, les frappes d'or sont redevenues importantes, la prime de l'or ayant disparu. Voici les chiffres jusqu'à la fin de 1901, pour les pièces de 40 et de 10 francs=*;

NNÉE8.

PIÈCES

PIÈCES

de 20 francs.

de 10 fraucs.

fraiKS.

francs.

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