Indian currency CommtUee, 4898, 3 vol., 1898 et
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fixé à 16 pence et ne s*en écartait que dans la limite des points de sortie ou d'entrée du numéraire; le Trésor indien était en ~ possession d'une réserve d'ôr de plus de 2,370,000 liv. st. versées en échange de roupies. Les mesures prises en 1893, suspension de la frappe libre de l'argent, échange par le gouvernement des roupies contre Tor, avaient suffi, pour ainsi dire automatiquement, à assurer la fixité du change, c'est-à-dire à placer l'Inde sous le régime de Tétalon d*or pendant l'année 1898-99, et aussi à doter ce pays d'une première réserve d*or qui servirait à garantir le nouvel étalon pendant les années suivantes. Peut-être aurait-on pu laisser les choses suivre leur cours naturel pendant quelque temps encore, si le gouvernement de rinde n'avait pas cru nécessaire de brusquer la solution. Mais, après les discussions qu'avait provoquées la publication de son plan, tout atermoiement devenait dangereux, €ar on en aurait pu conclure dans le public à la possibilité d'un retour à l'étalon d'argent. Il fallait donc faire le dernier pas et adopter définitivement l'étalon d'or, en donnant cours légal au souverain et en ouvrant les Monnaies de l'Inde à la frappe illimitée de cette monnaie d'or.
Néanmoins le Comité ne proposait pas de retirer à la roupie d'argent le cours légal illimité. L'exemple de la France et des États-Unis lui semblait prouver que la monnaie d'argent peut circuler au pair lorsqu'elle n'est pas en quantité trop abondante. Le comité évitait prudemment d'évaluer le stock de roupies que peut posséder l'Inde ; mais il concluait de la stabilité du cours de la roupie, que les existences de cette monnaie n'étaient pas telles qu'on ne pût en maintenir la valeur en or au taux de 16 pence; il suffirait sans doute de ne pas autoriser la reprise de la frappe libre de l'argent ; le gouvernement continuerait de livrer des roupies contre de l'or, mais il n'en ferait frapper de nouvelles que si la proportion de l'or dans la circulation dépassait les besoins du public. Enfin, à la majorité, le comité se prononçait pour le maintien du taux de 16 pence par roupie.
Ces recommandations furent acceptées par le gouvernement de la métropole (:îo juillet 1899) et transformées en loi par le gouvernement de l'Inde, le lo septembre 1899.
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Jusqu'à la fin de Tannée financière 1899-1900, la réserve d'or ne cessa de s'accroître. Au 31 mars 1900 elle dépassait 9 Va millions sterling, dont 1,500,000 liv. st. à la Banque d*Angle terre en représentation de billets (cun*ency notes). Le Trésoc commença de payer en or dès que son encaisse en métal jaune eut atteint 5 millions sterling. Mais les entrées d*or furent supérieures aux sorties; les réserves de roupies tendirent au contraire à diminuer.
C'est pourquoi le gouvernement fit frapper des roupies*. U n'avait été fabriqué en 1894-95, 1895-96 et 1896-97 que des divisions de la roupie ; en 1897-98 et 1898-99, on avait refondu des roupies de Bhopal et de Cachemire, en pièces britanniques de 1 roupie. En 1899-1900, il a été fabriqué pour le compte tant du gouvernement de Tlnde que des États indigènes ^ 13,018,000 pièces de 1 roupie. En 1900-01, les frappes ont atteint 171,479,000 roupies. Durant toute l'année, le gouvernement a émis des roupies en échange de Tor importé par les banques et a exporté l'or pour acheter l'argent nécessaire à la fabrication des roupies. Il a été encore monnayé des pièces de 1 roupie en 190102 pour 49,520,000 roupies, en 1902-03 pour 112,723,000 roupies, en 1903-04 pour 161,718,000 roupies, en 1904-05 pour 108,785,000 roupies. On voit à quel point le plan de 1898 a été abandonné. Au lieu de retirer 240 millions de roupies, le gouvernement a fait frapper, en six ans, 617,243,000 pièces de 1 roupie. Le total des émissions, monnaies divisionnaires d'argent comprises, a été de 639,167,000 roupies. Défalcation faite des refontes, l'augmentation de la circulation métallique n'est pas inférieure à 284,626,000 roupies.
Quant à la frappe libre du souverain dans Tlnde, elle semble indéfiniment ajournée. On avait d'abord annoncé que des arrangements allaient être pris pour l'érection à Bombay d'une
1. Après la suppression de la frappe libre de l'argent à Bombay et à Calcutta, des fabrications excessives eurent lieu dans plusieurs États indigènes. En vue d obtenir la fermeture de leurs ateliers monétaires, le gouvernement de l'Inde a conclu avec plusieurs d'entre eux (BhopaU Cachemire, Baroda, Jodhpur, Navanagar, Radhanpur, Kotah, Jhalawar, Indore, Khairpur, Cauibay. Serohi, Dungarpur, Bunswara et Partabgarb) des accords pour la substitution de la roupie à leurs monnaies parliculières. II. subsiste encore quelques ateliers indigènes. Les seuls qui aient conservé une certaine activité sont ceux de Ilyderabad et Udaipur
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succursale de la Monnaie de Londres. La question est maintenant passée sous silence dans les documents officiels.
Le monométallisme-or n'a donc pas été établi dans Tlnde. Le monométallisme-argent y a été simplement remplacé par un régime qui ne diffère du bimétallisme fraûçais qu*en ce que la frappe de Targent est permise au Trésor indien, tandis qu'en France , elle est absolument interdite. Une autre différence doit être signalée, qui n'est pas de droit, mais de fait^ et dont la portée est beaucoup plus grande. La monnaie principale de la France est l'or; la monnaie principale de rinde est demeurée l'argent. La France a l'étalon d'or; rinde, Fétalon d'argent. Les pièces de 5 francs, les billets de banque, le papier de commerce tant international qu'intérieur de la France sont pris au pair de l'or parce qu'ils sont gagés par une circulation d'or abondante. Si la roupie vaut 16 pence d'or pour les règlements avec l'étranger aussi bien que sur le marché intérieur, c'est par suite de circonstances toutes différentes qui ont été analysées dans un chapitre précédent. Le système indien est, pour ce motif, exposé à des perturbations qui ne menacent pas le système français.
Le gouvernement de l'Inde ne se dissimule pas le danger et c'est pourquoi il a entrepris de donner au change de la roupie l'appui d'une puissante réserve de métal jaune. Dès à présent, le fonds d'échange des billets {cwTency reserve) contient une importante encaisse d'or, qui peut fournir des moyens de remise : elle était de 5,778,000 liv. st. au 31 mars 1901 ; elle a atteint à la fin de l'année fiscale 1004-03, 10,084,000 liv. st. En outre, on a constitué un fonds de réserve en or (gold réserve fund), auquel sont versés notamment les bénéfices de la fabrication des roupies et qui est passé de 3,03 1 ,000 liv. st. en 1900-01 à 8,478,000 liv. st. en 1904-05. Ce fonds n'est pas disponible pour l'exportation. Il est placé en consolidés et autres valeurs sterling. Les arrérages annuels, qui dépassent à présent 200, 000 liv. st. sont régulièrement capitalisés. L'objectif du Trésor est d'accroître ce fonds le plus rapidement possible par un système de placements à intérêts composés K