llid., janvier 1878, p
métalliques pourrait les échanger au Trésor contre des certificats, dont la moindre coupure serait de 10 dollars et que ces certificats devraient être reçus en paiement par les caisses publiques. La loi, ainsi amendée, avait obtenu au Sénat 48 voix contre 21. Dès le 21 février 1878, la Chambre des représentants la votait à son tour *. Le 28 février, le Président Hayes opposa son veto, en se fondant principalement sur ce que les engagements des États-Unis ayant été contractés en or, il était peu loyal d'en permettre l'acquittement en argent. Le même jour, la majorité des deux tiers, devant laquelle tombe le veto présidentiel, était réunie dans les deux chambres, et le bill acquerrait force de loi».
Cette solution ne satisfaisait qii'à moitié les silver men. Un singulier dialogue s'établit alors entre le gouvernement et le Congrès, le Président et ses ministres réclamant la suspension de Tacte de 1878 qu'ils considéraient comme dangereux pour la situation monétaire du pays, les deux branches du Congrès examinant sans relâche les moyens d'augmenter encore le monnayage de l'argent.
Dès le mois d'octobre 1879, M. Sherman, secrétaire du Trésor, qui dans son rapport de 1877 avait décanseillé la frappe du dollar d'argent, déclarait, dans un grand discours politique prononcé à New-York, que l'on avait déjà fabriqué plus de dollars d'argent qu'il n'aurait été sage de le faire '. En 1880, en 1881, en 1882, en 1883, en 1884, en 1885, le message présidentiel réclamait la suspension de la frappe, montrant que le dollar d'argent n'était pas accepté par le public *, que sur 216 millions de dollars d'argent fabriqués depuis 1878, 50 millions seulement étaient entrés dans la circulation. Mêmes doléances en 1887, en 1888.
A. Bullelin de statistique du Ministère des finances, février 4878, p. 132.