‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 173 sur 260 · Gia-Long a régné de 1801 à · texte numérisé non relu

Gia-Long a régné de 1801 à

5. Minh-Mang. fils et successeur de Gia-Long, a régné de 18^0 à iSil.

pesaient exactement i dôtig (3.775 gr.); celles deThieu-Tri* et de Tu-Duc =^ 9 phân (dixièmes de dông), soit un dixième de moins. Les unes et les autres, depuis le règne de Tu-Duc, sont réputées valoir 6 sapèques de zinc. Le même empereur a émis des pièces de cuivre plus grandes et plus lourdes valant 10, 20, 30, 40, 50 et 60 sapèques de zinc. Il existe également des pièces de 10 sapèques au chiffre du souverain régnant Than-Thaï.

Les sapèques de zinc doivent peser 6 phàn ou dixièmes de dông (2.265 gr.). Quelques pièces de Tu-Duc en pèsent 7 (2.6't25 gr.). On a remarqué que 40 ligatures de sapèques de Gia-Long équivalent au ta ou picul de 160 onces, et que 27 sapèques du môme règne placées côte àcôte donnent la longueur du thiio'c, unité de mesure pour les étoffes (0".648); leur diamètre serait donc de 24 millimètres. Mais depuis Min-Mang le bas monnayage a été négligé; le module et le poids sont loin d'être réguliers et le métal employé renfermé de nombreuses impuretés.

La ligature de sapèques partageait avec l'once d'argent la fonction de monnaie de compte. L'once était l'unité monétaire officielle, exclusivement employée dans les actes du gouvernement. La ligature était l'unité monétaire pratique, celle dont se servaient couramment les particuliers et, dans beaucoup de circonstances, l'administration elle-même''.

Entre ces deux unités aucun rapport légal n'avait été établi. Si l'on excepte les pièces de 1, 2 et 3 quans au chiffre de Tu-Duc, qui portent l'indication de leur valeur en ligatures et qui, d'ailleurs, sont moins des monnaies que des médailles destinées à être données en récompense, on ne lit sur les pièces de fabrication impériale que le chiffre de règne (nom royal du prince), la marque de l'atelier monétaire et le poids. Aucune indication de la valeur en ligatures ne figure à plus forte raison sur les né7is de fabrique privée. Le rapport de valeur entre l'once

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