V. Lawson, Uistory of banking, Londres, 1855, p. 87 à
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consentement du Parlement, sous peine de conâscalion de la somme prêtée, dont moitié derait reTenir à rindicaleur. Le gouvernement n*en persista pas moins à puiser dans les caisses de la Banque une partie de Tor nécessaire aux dépenses militaires et aux subsides qu*il fournissait & ses alliés.
Cependant, le cours forcé n'était pas encore établi. Il le fut seulement par un ordre en conseil du 26 février 1797, lorsque la liiinque se trouva dans Timpossibililé de rembourser ses billets on espaces. A ce moment les avances au Trésor se montaient à 1t,2;jo.2S0 livres sterling. La suspension des payements en espèces fut légalisée par un acl du 22 juin 1797, qui devait avoir effet jusqu'à l'expiration du mois qui suivrait la plus prochaine réunion du Parlement. Des acls successifs, en date du 30 novembre 1797, du 30 avril 1802, du 28 février 1803, du 13 décembre 1803, du 18 juillet 1804, du 22 mars 1815, du 21 mars 1816, du 28 mai 1818 maintinrent le régime du cours forcé, qui ne fut aboli que par Vact de Sir Rotert Peel, du 24 mai 1819.
L'or qui avait commencé à être exporté dès 1793, disparut complètement de la circulation en 1797. Au lendemain de Tordre en conseil du 20 février, les banquiers de la métropole ayant demandé à Pitt d'intervenir auprès de la Banque pour qu'elle leur donnât le numéraire indispensable à leurs lïiehus paiements, le ministre répondit qu'il ne pourraient avoir plus de 1,000 guinées chacun. La monnaie d'argent ne larda pa^ à suivre l'or à l'étranger. En 1804, la Banque dut être autorisée à faire frapper à Birmingham des piastres d'argent de 5 shillings. Quelques années plus tard, le gouvernement fut obligé de lui permettre de se servir dans ses paiements de piastres espagnoles à l'elligie de Ferdinand d'Espagne dont la tète fut surfrapp(''(3 d'une petite léte de Georges IIP. En 1810, les piastres de 5 shillings étaient, en égard à la prime de l'argent sur le papier, reçues par la Banque elle-même pour 5 sh, 6 d. En 1811, la Banque dut émettre des jetons d'argent de 3 shil-
i. Co fut roc-casion de maintes railleries. Lawson, op. cit., p. lui, cite ce disti jiio Irrôvércucieiix :
Tlio Bank, lo niako thcir Spaiiish <loll.ir currPnJ pas*, ôlAiniH'd tlio hcad of a Tool uu Ihu lica^l of a u^s.
lings, de 1 shilling et de 6 pence. Ces diverses monnaies furent immédiatement contrefaites : de 1804 à 18io la Banque en avait émis pour 4,470,646 1. 4 s. 6 d. ; en 1816, elle en avait reçu en plus pour 105,859 1. 3 s. 6 d. Un acte du 11 juillet 1817 interdit, à dater du 25 mars 1818, l'usage de ces piastres et jetons, qui furent remboursés par la Banque en monnaies anglaises d'or et d'argent ou en billets.
On a vu qu*en 1810, l'argent faisait prime sur le billet. Il en était de môme, à plus forte raison, pour l'or. Par suite des tirages exces.slfs faits par les agents du gouvernement, en vue de pourvoir aux dépenses de la guerre dans toutes les parties du monde, le change était tombé à 20 francs : il y avait donc à retirer de l'or d'Angleterre un bénéfice de plus de 20 p. Vo- Gomme on pouvait s y attendre, une spéculation s'établit, à la faveur de l'écart existant entre le change et le pair de l'or. Mais bientôt sous l'influence de la demande, le métal fit Une prime égale à la perte au change. En mai 1809, l'once d'or valut 4 h 11 sh.^ Le change continua de se dépréîîier et le prix de l'or de s'élever, jusqu'en 1812; le 18 septembre, l'once d'or valutSl. lish.«.
En février 1810, une commission de la Chambre des Communes fut chargée de faire une enquête sur les causes de la hausse du numéraire (bullion), en ayant égard à Télat de la circulation nationale et à la condition du change sur l'étranger. L(? gouverneur et les directeurs de la Banque, appelés à déposer, déclarèrent qu'à leur avis, aucune relation n'existait entre le cours des changes et la prime de l'or, et que la circulation de papier n'avait aucune influence sur l'un et sur l'autre. L'opinion prévalait alors parmi les hommes d'aflairos que l'or avait enchéri, que le papier avait conservé sa valeur^.
La commission ne s'arrêta pas à celte opinion. Dans son rapport, elle établit que les prix de toutes choses avaient haussé, en même temps que le prix de l'or. Ce n'clail donc pas le numéraire qui avait enchéri ; c'était le papier qui salait déprécié à raison de sa surabondance. Pour faire disparaître