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tal, feront un sacrifice : le prix du papier s'abaissera.
A Paris et sur toutes les places qui donnent l'incertain, la cherté du papier se manifeste par la hausse au-dessus du pair; le bon marché, par la baisse au-dessous du pair. Ainsi, le pair du Londres étant 25 fr. 221 , le papier hausse de prix quand il monte à 25.25 ; il baisse de prix quand il descend à 25.12.
C'est précisément le contraire qui a lieu sur les places qui donnent le certain. A Londres, par exemple, la baisse des cours est le signe de la cherté du papier sur Paris, la hausse des cours, Vindice du bon marché. Lorsque le change monte, c'est qu'avec une livre sterling on peut acheter un plus grand nombre de francs payables à Paris ; lorsque le change baisse, c'est que le nombre de francs, payables à Paris, que l'on peut acheter pour une livre sterling, devient moindre. A Paris, au contraire, lorsque le change hausse, le papier est plus cher, car pour acheter une livre sterling payable à Londres, il faut donner plus de 25 fr. 221 ; quand le change baisse, le papier «st moins cher, car on achète 1 livre sterling, payable à Londres, avec moins de 25 fr. 221.
L'amplitude des oscillations du prix des effets courts est étroitement limitée.
Si les commerçants envoient du papier à l'étranger pour régler leurs dettes, c'est qu'il leur en coûte moins que d'en- Toyer des espèces métalliques. Les acheteurs de change vont même jusqu'à payer aux vendeurs une prime égale au montant des frais de transport. Ils ne consentiraient pas à aller au delà; cette limite qu'ils ne dépassent pas est appelée point de l'or igold point). C'est le point de sortie du numéraire. Lorsque le change est assez rare ou que la demande en est assez forte pour que les cours dépassent ce point, les débiteurs aiment mieux envoyer en paiement du numéraire, le transport du capital étant, par exception, moins coûteux sous cette forme que sous la forme de papier.
La situation inverse peut se produire. L'abondance du change peut en faire baisser le prix au-dessous du pair. Mais les vendeurs ne consentent jamais à subir une perte supérieure au montant des frais de transport du numéraire. Ils préféreraient encaisser leurs traites à l'étranger et faire venir l'or à leurs