V. infra, p
2. Ce chiffre est le plus élevé qui ait été atteint. Il comprend, en outre des pertes au change proprement dites, 23,735,750 roupies d'allocations aux. soldats et fonctionnaires européens. V. Indian currency Cornmittee, i898. Index and appendices, p. 144.
tissait sur la valeur de la roupie et sur le cours du change. Un échec subi par les silver men^ un simple ajournement dans Texamen ou l'adoption de leurs projets faisaient au contraire prévaloir la baisse. Ces variations incessantes et imprévues du cours de la roupie avaient des effets extrêmement fâcheux ; un écart de 1/2 penny représentait pour le Trésor indien, en 1890-91, une somme de 1,726,800 roupies, soit, à 1 sh. 8 Vsd. par roupîè, 427,000 livres sterling.
Ce n*est pas seulement par les aléas qu'elle fait courir au commerce extérieur que la dépréciation de la monnaie est un phénomène funeste. Elle agit aussi sur le marché intérieur, où elle détruit l'équilibre qui s'était naturellement établi entre les valeurs de toutes choses. Elle y détermine la hausse de tous les prix, mais successivement, par une série de répercussions. Son premier effet est d'augmenter le coût de la vie. La hausse des salaires suivra peut-être ; en tout cas, elle ne se produit pas sans délai, c'est-à-dire sans souffrances.
La hausse'des prix sur le marché intérieur peut ne suivre qu'à un intervalle plus ou moins long, la dépréciation de la monnaie sur le marché de l'étranger. Il peut résulter de cette double valeur de la monnaie une sorte de prime à l'exportation.
Voici le raisonnement que l'on a fait, en considérant spécialement la situation monétaire de l'Inde. Supposons qu'une marchandise originaire de l'Inde vaille en Angleterre 40 shillings. Au taux de 1 shilling 4 pence par roupie, pratiqué en 1889 pour le change indien sur Londres, 40 shillings équivalent exactement à 30 roupies. Mais sur le marché intérieur, le pouvoir d'achat de la roupie est,^comme autrefois, égal à' 2 shillings. Il suffira donc de 20 roupies pour se procurer une marchandise dont la vente en Angleterre créera une créance de 40 shillings. Or, un effet de 40 shillings sur l'Angleterre vaut à Bombay ÎÎD roupies. L'exportateur, en négociant cet effet, gagnera donc 10 roupies du chef de la dépréciation de l'argent. Il en résulte un stimulant pour l'exportation.
On a dit aussi, à la même époque, que la circulation de papier de la République Argentine avait retenu, sur le marché intérieur, une partie de son pouvoir d'achat; la perte au change y