‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 73 sur 260 · Pour l'Espagne, v. note, p · texte numérisé non relu

Pour l'Espagne, v. note, p

4. Bulletin de statistique du Ministère des finances, février 1091, p. 238.

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La comparaison des cours da taêl et de la soie en Chine, pendant les années 1889 et 1890, a permis de constater paiement qoe la hausse des premiers n'entraînait pas toujours la baisse des seconds*. En revanche. Tannée 1899 a tq la haosse de la soie se produire tandis que le cours du métal restait stationnaire *.

On n*en conclura pas que la perte an change ne donne jamais naissance à une prime d'exportation, mais plutôt que le prix des marchandises d'exportation ne dépend pas uniquement de la perte au change ; d'antres causes agissent sur ce prix, nombreuses et complexes, dont il est souvent impossible de préciser TinQuence particulière dans une circonstance donnée. A supposer — ce qui d'ailleurs n*est pas exact — que la roupie achète sur le marché intérieur de l'Inde une valeur de 2 shillings, le change sur Londres étant de i shilling 4 pence, Texportateur de produits indigènes d'un prix de 20 roupies, réalisera, sur la négociation de sa lettre de change, un bénéûce brut de iO roupies. Mais il y a une condition, que Ton sous-entend ou que l'on oublie, c'est que la marchandise ne renchérisse pas en raison d'une circonstance autre que la dépréciation de la monnaie. En voici une, entre beaucoup d'autres : un gain aussi important, réalisé par une combinaison aussi simple, ne manquera pas d'attirer de nombreux spéculateurs; la concurrence qu'ils se feront provoquera une hausse dans le prix des marchandises. La prime d'exportation ne dépassera donc pas de beaucoup, en . général, les frais de l'opération. Il restera l'étroite marge de gain, le quart de centime qui détermine parfois une affaire. Ce profit minime peut suffire à procurer un débouché lointain à certaines marchandises ; il ne peut permettre d'en abaisser le prix au point de faire une concurrence ruineuse aux produits des pays importateurs'.

1. G. Graudgeorge, Les indiishnes textiles et le commerce extéHeur de la France en 1890. Paris, Imp. nat., 1891, p. 15 etsuiv.

2. G. Grandgeorge, L'industrie textile en France en 1899. Paris, Imp. nat., 1900, p. 13.

3. Bien que les blés de l'Inde aient commencé d'apparaître dans les statistiques de la douane française, en 1874, il est probable que le débouché français leur a été ouvert beaucoup moins par la dépréciation de l'argent que par le développement des voies ferrées dans Plnde et par la baisse des

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