V. infra. II» partie, chap. ii, § 3, chap. m
2. Économiste français des 16 et 23 avril 1904. V. infi-a. II» partie», chap. m, § 2.
14i DES CAUSES J)E LA VALEUR DES MONNAIES.
peine sorties des caisses de la Banque, y étaient refoulées.
La demande des ëcus ne dépassant pas 800 ou 900 millions de francs et la somme des existences représentant 1,900 millions, il semble que la surabondance de ces pièces devrait en amener la dépréciation. C*est ce qui se produirait sans doute si l'offre des écus se montait à 1,900 millions. Mais cette offre n'excède pas les 800 ou 900 millions en circulation. Les 1,000 ou 1,100 millions de la Banque sont, pour ainsi dire, en entrepôt, hors du marché. La faveur dont jouissent les billets de la Banque de France rend seule possible l'immobilisation de cet énorme capital métallique. Des intérêts sont perdus sur la monnaie d'argent, dont le public ne se soucie pas ; ils sont compensés par les gains réalisés sur la circulation des billets. En dernière analyse, c'est le crédit de la Banque de France qui permet de substituer les billets aux écus, de distraire son encaisse d'argent des quantités offertes et de réduire celles-ci à l'équivalence des quantités demandées; c'est donc la circulation fiduciaire qui soutient ici la circulation métallique.
Aux États-Unis, depuis le rétablissement du dollar étalon en 1878, la frappe n'en a jamais été permise pour le compte des particuliers ^ Exclusivement réservée au Trésor, elle a même été obligatoire pour lui à raison de 2 raillions de dollars par mois, de 1878 à 1890, et de 2 millions d'onces par mois de juillet 1890 à juillet 1891 ; de juillet 1891 à juin 1898 le gouvernement a été simplement autorisé à monnayer l'argent qui pourrait être employé au paiement des Treasury Notes ; après juin 1898. il a été tenu de frapper 1 Va million de dollars chaque mois jusqu'à l'épuisement du stock de métal provenant des achats impos'^s par le Sherman Act.
La législation des Étals-Unis diffère beaucoup de la nôtre. Édictée en vue de restaurer la valeur du métal blanc au moyen d'un système d'achats continus, elle a eu pour résultat une augmentation ininterrompue de l'offre des [dollars d'argent. La préoccupation delà France et de l'Union latine, au contraire, a toujours été de ne pas laisser s'accroître l'offre des pièces de 5 francs. Mais il y a de frappantes analogies dans les circons-