‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 88 sur 260 · V. infra, lll« partie, chap. p', § 2, v, vr · texte numérisé non relu

V. infra, lll« partie, chap. p', § 2, v, vr

Tun à Taulre dans les liquidations extérieures. On ne voit pas aussi clairement, du moins de prime abord, pourquoi le pouvoir d'achat du billet en toutes autres marchandises est également diminué. Cependant il est hors de doute que la dépréciation du papier, qui se manifeste en premier lieu par la hausse de Tor étranger, se traduit ensuite, après un laps de temps plus ou moins long, par la hausse générale des prix intérieurs. Toutes les marchandises enchérissent successivement, suivant un ordre maintes fois remarqué. Le mouvement commence par les produits d'importation, dont le prix est majoré de la perte au change supportée par Tacheteur. H s'étend des marchandises étrangères aux marchandises nationales similaires, puis gagne de proche en proche, jusqu'au jour où renchérissement est général, comme si les prix en papier se fixaient par comparaison avec des prix en or qui seraient sous-entendus. Il est remarquable que cette relation entre l'or étranger et l'unité fiduciaire nationale à Toccasion de l'emploi de celle-ci dans les échanges intérieurs, apparaisse non seulement dans les pays dont l'or était précédemment l'étalon particulier, mais môme dans ceux où l'étalon métallique antérieur était l'argent, ainsi qu'on l'a constaté pour l'Autriche -Hongrie, pour la Russie, pour l'iilspagne. On voit ain&i se dégager la notion d'un étalon international, commun à un certain groupe de peuples unis par d'étroites relations commerciales, et sur lequel les prix se règlent, dans les pays dépourvus de circulation métallique comme dans ceux dont le régime monétaire est normal.

Deux circonstances accompagnent la dépréciation du billet et c encourent l'une et l'autre à la provoquer*. Ce sont l'inconvortibilité survenue ou appréhendée, et une émission trop abondante.

L'inconverlibilité actuelle ou prévue est la cause capitale delà déjpréciation du billet. Une promesse de payer — et le billet n'est pas autre chose — ne peut avoir qu'une valeur diminuée q land le paiement dans les conditions convenues a cessé ou

d. Cf. infra, 1H« partie, chap. i", § 2.

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