L'ORGIE PAUVRE
Le garni fastueux se farde et se parfume Comme une courtisane avide de plaisir.
Par les pores fanés des vieux rideaux il hume L'odeur des corps humains d'où montent les désirs.
Il s'étale sous le crépuscule des lampes Qui pare ses fauteuils d'une vague splendeur. Dans le miroir malade aux reflets faussés rampe L'encens qu'on a brûlé dans une assiette à fleurs.
; La descente de lit est toute parsemée De bouquets bon marché effeuillés avec soin. Des coussins d'orient et des robes lamées, D'un clinquant de bazar animent chaque coin.