‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 56 sur 138 · LA COMPLAINTE DE L'HOPITAL · texte numérisé non relu

LA COMPLAINTE DE L'HOPITAL

Le vieil hôpital est en briques rouges. Palais de la mort avec quatre tours Il a sur la porte un fanal qui bouge, Le fleuve le baigne et serpente autour. A-uprès sont les bas quartiers et les bouges. Le peuple, le soir, cherche ses amours Près de l'hôpital fait de briques rouges.

Le vieil hôpital est rempli d'humains Marqués par le mal et par la misère.

Dans les lits étroits ils tordent leurs reins. Là sont les perdus et les solitaires.

L'homme sans amis et l'homme sans mère. Grimaçants, gelés et levant les mains, Le vieil hôpital est rempli d'humains.

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