SCÈNE V
(Les portes s'ouvrent,et les gens de la Cour, curieux et effarés, entrent, regardent, se pressent. M"* de Montespan est étendue sur un canapé, soutenue par sa fille)
Les Courtisans.
— Qu'ya-t-il?...
— Le Roi est malade?...
— On a crié...
— La marquise est évanouie...
— Appelez Monsieur Fagon !
Le Roi (très calme).
M™e de Montespan s'est trouvée mal. Eloignez-vous, faites l'air autour d'elle.
M™«DE MoNTESPAN (à sa fillc , qu' elle regarde avec une tendresse passionnée).
0 vous qui m'avez sauvée ! . . .
(Elle lui baise la main.) (M^^^ de Fontanges' fend le flot des courtisans amassés à la porte, et accourt très émue.)
Mllo DE FONTANGES.
Mon Dieu ! qu'est-il arrivé? — Ah ! Madame !...
M^nû j)E MoNTESPAN (se soulcvant et la regardant en face).
Insolente jeunesse, tu passeras aussi !
(Elle meurt.)
(Fin.)