SCÈNE XII
MADAME MOrCIIET, puis MUSETTE.
madame moocuet. accompagnant Lucie.
Soyez donc tranquille... (Retenant en seine ) Au fait, pourquoi rester ici? no serai-je pas aussi bien en bas.... Si M. Paul vient, je le verrai passer, et au moins je ne laisse. ai pas ma loge déserte... car si le propriétaire s’en apercevait, il minerait on beau train ; avec ça qu’il y n dans celte maison de ces gredins de locataire qui, pour faire arriver de la peine 5 une honnête concierge, seraient dan» le cas de Ah ! Dieu c’est pas
pour dire, mais j’en ai assez do cet état...
faut trop ouvrir l’œil.
musette, paraissant. Ce doit être ici.
madame moi (.met. Qui demandez- vous ?
musette, lue jeune fiUo ... une jeune ouvrière...
madame MOicniT. Mam’zelle Lucie., ab sente pour lo quart d’heure... mais si vous voulez me dire le motif...
MUSETTE. Ce n'est pas la peine; c'est à ol lu même que je désire parler... c’est pour quelque cbCKSC qui la concerne particulièrement ainsi qu’un jeune homme qui doit souvent venir la voir.
madame moi cuet. M. Paul, peut-être. .
musette. Lui-même [A part) Berlaudier m’a du la vérité.
madame NOt’ciiET. C'est peut-étro pour le» deux cols que vous venez. .
musette. Je von» ai déjà dit que le motif de ma visite ne regard iil que mademoiselle Lucie ou M. Paul.
madame MOU HET. C'est différent! [A part ) Pas moyen de la faire jaser . pour une femme, c’est fort. Haut.) C’est que si ça avait été pour les deux cols... mam’zetle Lucie est allée les reporter au magasin, à la Petite- Jeannette, et elle m’a dit que si, pendant son absence U. Paul venait, je le priasse d’attendre...
musette. Ah!... J’attendrai son retour...
madame MOUCHET. Mais du moment que co n'est |K‘8 pour ces deux cols... A propos, mani’zellc. qui donc voua a indiqué le logement de tnam’zelle Lucie dans la ataUon, car la loge est fermée?...
MUSETTE. C’est un vieux monsieur qui atu ndoit In concierge.
MADAME iiouchet . lut vieux, grand, laid, avec une redingote à la propriétaire ?
MUSETTE. Juste.
madame MOUCHET. Ce»l lui... c'en le pro prilliétaire. Ah ! mon Dieu!
musette. Il avait même Pair bien contrarié d attendre.
madame MOUCHET. J’y cours, hausse sortie.) Ah! bon Dieu,., ce gueux de propnlliéluire, il est dans le cas de me retirer te cordon... Je vous laisse, mademoiselle; ne VOUS impatientez pas... [A part, s'en allant.) C’est égal, j’aurai» bien voulu savoir...
[Elle sort par le fond.)