‹ La morale à l'écoleChapitre 12 sur 35 · LA VÉNUS DE MILO · texte numérisé non relu

LA VÉNUS DE MILO

(Statue de marbre. Musée du

Louvre)

- Bien que mutilée, cette statue de

Vénus, déesse de la beauté, est très

célèbre.

paresseux et de mauvaise humeur. Rien de plus funeste que les fenêtres qui ne s'ouvrent pas, et que les lits fermés de Bretagne. Que d'écoles même où en entrant

on sent l'air vicié ! — Mais il fait froid ! — Ouvre? quand même les fenêtres largement et vite. Aérez la pièce. Si les murs n'ont pas le temps de se refroidir, l'air est renouvelé, sans que vous ayez froid.

Aérez donc souvent, largement, pendant mae minute ou deux.

Fuyez l'atmosphère empoisonnée des cabarets et des cafés l

TLes jeunes filles qui ont la poitrine serrée dans

Îleur corset, sont en état habituel de respiration incomplète. Cette mode funeste diminue donc la pureté du sang et tend à ruiner la santé.

82. Ayons la peau propre pour ne pas surmener les poumons. — Vue avec un verre grossissant, la peau est comme une toile grossière percée de millions de petits trous appelés pores : aussi le sang qui passe près de la peau s'oxygè|ne~t-U, La peau couvrant tout le corps, on Comprend qu'une respiration qui s'effectue sur une surface aussi grande soulage beaucoup les poumons.

Or, si la peau n'est pas lavée souvent au savon et à Peau tiède, les pores sont bouchés par la sueur, par des matières grasses, et par les poussières de l'air, qui forment une crasse plus épaisse que celte qu'on voit sur les vitres qu'on ne lave jamais. Aussi, ceux qui ne se lavent pas, ne respirent qu'avec les poumons qui se surmènent. De ce surcroît de travail infligé aux poumons, proviennent des fluxions de poitrine ou des pleurésies.

83. Ayons la peau propre pour ne pas surmener les reins. — De plus, le sang rejette beaucoup d'impuretés par la transpiration qui, même en hiver, est d'un litre par jour. La transpiration s'effectue par plus de deux millions de glandes, et par des petits conduits, qui mis bout à bout, auraient plus de trois lieues de long. Si ces conduits sont bouchés par la crasse, le sang ne peut se débarrasser

de ses impuretés, "et les reins, obligés de faire tout le travail, sont surmenés.

84. Comment se laver? — Il faut donc se laver souvent. Une baignoire est inutile et coûteuse : debout dans un « tub » ou dans un baquet, ou plus simplement sur une tôle ou une toile cirée dont on a relevé les bords, on se savonne de la tête aux pieds, on se frotte avec une éponge ou un loofash1, et on se rince a l'eau tiède qui seule dissout la crasse.

^ Nos jeunes filles, à la campagne surtout, ont tort de I ne pas user de ces lavages très fréquents : aussi leur I peau se fane vite et elles perdent de bonne heure leur

W fraîcheur et leur beauté.

85. Soyons irréprochables. — Il est essentiel de prendre dès l'enfance de bonnes habitudes de propreté. Il faut que la saleté devienne intolérable, bien plus, qu'on souffre à l'idée qu'une partie du corps n'est pas nette.

On compromet son énergie, et, par surcroît, on sent mauvais si Ton n'est pas très propre.

* Ayons la tête irréprochable : combien de gentilles jeunes filles, quand on leur regarde le cuir chevelu, provoquent le dégoût! Nettoyons nos oreilles avec grandes précautions pour ne pas léser le tympan, et n'oublions pas les replis du pavillon ni les sillons dissimulés par derrière. Ayons les yeux bien nets, toujours, ce qui ne s'obtient qu'avec de l'eau bouillie tiède (l'eau froide est malfaisante pour eux). Reniflons de l'eau ayant bouilli afin de laver les parois internes du nez où se blotissent les microbes de la diphtérie, de l'érésipèle. Que nos dents soient irréprochables, lavées matin et soir et brossées à

1 . Le loofash est le tissu d'une plante. Il ne s'encrasse pas : on peut lo laver à l'eau bouillante. On le trouve à bon marché ches les pharmaciens.

l'eau tiède. Le cou, les aisselles, l'aine, doivent être lavés chaque soir avant d'aller au lit. Enfin, on devrait, en été surtout, se laver les pieds à la serviette mouillée, chaque soir, afin de les avoir aussi nets que les mains.

86. — Quant aux mains, veillons sur elles. Elles se salissent à bien des objets : perdons l'habitude de toucher les yeux, le nez, la bouche avec les doigts et d'y porter les poussières nuisibles. Songeons aux soins minutieux qu'un chirurgien prend pour nettoyer et stériliser ses mains avant une opération, et n'allons pas par de mauvaises habitudes, empoisonner les liquides du nez, de l'œil, de la bouche. Si nous avons des camarades qui ont des ophtalmies, des coryzas, de la tuberculose, gardons-nous de porter à la bouche leur porte-plume.

87. — Un gros danger, ce sont les ongles sous lesquels s'accumulent les saletés : il n'est rien de si répugnant et si dangereux qu'un homme aux ongles bordés de noir! Une égratignure de lui peut causer de graves inflammations, et en se grattant il peut empoisonner une plaie, un bouton, qui va se mettre à suppurer.

88. Une armée immonde. — Des millions de microbes malfaisants sont embusqués dans la salive, dans les replis de la peau, dans les liquides du nez, des yeux, sous les ongles. Cette armée immonde n'attend qu'une occasion pour envahir le sang et nous donner de graves maladies. Elle ne craint que le savon et l'eau !

Avec quel soin il faut travailler le lait ! Un ustensile malpropre, des mains mal lavées suffisent à le faire « tourner » et aigrir. Il en est de même de notre sang : une écorchure mal soignée peut nous empoisonner. Un soldat qui n'a pas les pieds propres, voit ses écorchures s'envenimer1.

1. Imprudente, la mère qui nettoie les yeux de son enfant avec de la salive I

89. Jamais de suppuration! — Toute suppuration est un danger. Le pus est un poison. Aussi, combien coupables les mamans qui ont la sottise de ne pas soigner par de fréquents lavages à l'eau ayant bouilli, la gourme de leurs enfants ! Des sots croient qu'il ne faut pas faire passer les « clous », ni arrêter la suppuration : or le pus est un poison terrible. Parmi les aveugles, un quart ont perdu la vue à cause de la saleté. Le lavage fréquent des yeux malades, à l'eau ayant bouilli et chaude encore, eût sauvé bien des enfants de l'horreur d'être aveugles !

90. Que l'eau que nous buvons soit pure. — L'eau malpropre peut aussi empoisonner le sang. Aussi est-il coupable de boire de l'eau où les fumiers des animaux ou des hommes s'infiltrent. Les déjections sont un poison mortel.

Les poussières sont à craindre aussi, et une ménagère qui balaie à sec, ou qui brosse des souliers ou une jupe dans une chambre, peut donner une maladie, la tuberculose peut-être à ses enfants. Quiconque soulève de la poussière, commet un acte mauvais.

91. Croyances dangereuses. — Le public est crédule : il croit aux rebouteurs, très à craindre parce qu'ils sont ignorants. Combien ils estropient de gens chaque année !

La maladie affaiblit l'intelligence, et ceux qui souffrent sont superstitieux. Ils ont confiance dans les charlatans qui leur en imposent parleur toupet, leur aplomb. Ils ont confiance dans les remèdes vantés par les réclames des journaux: ils se font du mal et ils enrichissent des pharmaciens sans scrupules. Celui qui dépense pour faire de la réclame pour un médicament, compte sur la crédulité des malades ignorants.

9a. Appelez le médecin tout de suite. — Le médecin peut beaucoup au début d'une maladie et il ne peut presque rien si on l'appelle trop tard. Il pourrait enrayer une pneumonie, faire surveiller un enfant atteint de typhoïde, qui mourra d'avoir mangé un morceau de pain.

93. Les vrais remèdes, — Espérer trouver la santé dans des médicaments, c'est une superstition. Croire qu'en avalant une drogue, on réparera un estomac que pendant des années on a fatigué en ne mâchant pas les aliments, ou en mangeant entre les repas, c'est croire aux miracles. Croire qu'un employé de bureau casanier, qui au lieu de se promener quand il est libre, est allé pendant des années s'enfermer au café, guérira sa neurasthénie autrement que par une vie énergique, c'est aussi naïf que de croire à une guérison par une neu vaine. 1res vrais remèdes sont le repos, une nourriture saine, la lumière, l'air pur, V exercice.

94. Il est un autre remède encore : la volonté. Nous devons vivre, même malades, avec une pleine confiance dans notre résistance, et refuser de faire attention à nos menues souffrances. Si un malade se laisse aller, son état empire : l'énergie de la volonté est une puissante cause de guérison.

Sujets à. traiter. — Où se fabrique l'énergie? Pourquoi le sang doit-il être pur? Qu'est-ce que manger raisonnablement? Que savez-vous sur le sommeil? Sur la nécessité de l'air pur? Dites les deux raisons pour lesquelles nous devons tenir le corps propre. Nécessité des bonnes habitudes : pourquoi ? Enumérez les dangers de la malpropreté. Pourquoi l'eau de boisson doit-elle être pure? Citez des croyances sottes. Quels sont les vrais remèdes?

B. — ^énergie intellectuelle.

95. L'ignorant est comme en prison. — L'ignorant est comme dans un cachot : il n'entend et ne voit que ce qui se dit ou se fait tout près de lui. Il ne sait pas ce qu'ont pensé les hommes intelligents des temps passés ; il ne sait pas ce que font et disent les savants, les penseurs de son temps.

Esclave des habitudes, des traditions, des superstitions, des laideurs de l'étroit milieu où il vit, il est emprisonné dans les pensées et dans les sentiments qu'on a autour de lui.

96. Esclavage de l'ignorant. Dangers qu'il court. — L'ignorant n'est pas un homme libre; il a peur de tout et de tout le monde. Tous les maux semblent le guetter et les filous vivent de sa naïveté.

H ne sait rien de ce qu'il faut savoir : il ne sait pourquoi son vin s'aigrit, pourquoi son lait tourne. Il n'a aucun souci d'hygiène, il boit de l'eau contaminée et attrape la fièvre typhoïde. Combien de femmes, par ignorance, font mourir leurs bébés 1 Combien d'imprévoyants font boire à leurs enfants du vin pur et même de leau-de-vie!

L'ignorant n'a aucune conscience de ses droits de citoyen: il croit que les gendarmes peuvent l'arrêter suivant leur bon pteisjr ; il ignore les garanties que la loi lui donne,

Sur cette foule d 'ignorants, les intermédiaires prélèvent chaque année un formidable impôt de sept milliards de francs. Les paysans du Danemark, instruits, ne sont pas si sota. Ils ne travaillent pas pour enrichir les malins : ils se sont syndiqués et ils se passent d'intermédiaires : ils font leurs affaires eux-mêmes 1

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97. Notre vraie liberté. — Être instruits, cela ne nous donne pas la liberté absolue.

Il y a des nécessités contre lesquelles nous ne pouvons rien, comme dé vieillir. Nous ne pouvons empêcher la poudre de faire explosion si nous l'approchons du feu.

Nous ne sommes libres qu'en étudiant la réalité. Par exemple, il est impossible de marteler du fer à froid, mais dès que je sais qu'en le chauffant je puis le travailler, me voilà maître de lui donner la forme que je veux. De même, je ne ferai que rendre plus ivrogne, plus coléreux, plus triste ceux que je voudrais guérir si je ne sais pas le moyen de m'y prendre pour combattre ces mauvais penchants.

98. — Nous ne sommes donc libres que si nous savons comment nous devons agir. Nous userons notre énergie dans des efforts condamnés à avorter, si nous n'avons pas bien observé les choses et les gens.

99. Les deux défauts qui empêchent de bien voir. — Deux défauts empêchent d"observer et de réfléchir, deux défauts qui font que nous peinons souvent sans profit; ce sont : la précipitation et la prévention.

100. La précipitation. Le bouc au fond du puits. — Les agités, dispersés, superficiels, ne regardent jamais dans l'avenir : ils sont d'une curiosité niaise et qui veut toujours des spectacles nouveaux; ils sont « avides de nouvelles, friands d'émotions; ils lisent les journaux violents, font de la politique à tort et à travers ; ils pérorent dans les cafés, jouent aux courses. Ils se croient très intelligents, savent tout, mais ils ne connaissent rien à fond et bavardent intarissablement ».

Ils vont, viennent, font du bruit et s'agitent. On les trompe facilement avec de belles phrases, des promesses irréalisables.

Qui peut compter sur ces agités? Ils sont incapables de voir la réalité comme elle est : vaniteux, dépensiers, toujours à un sou près; les entants, misérables, vagabondent dans les rues.

Vieux, ces agités sans prévoyance tombent à la charge de leurs enfants ou de la charité publique.

Les décisions de ces agités sont hâtives. Tel, alléché par les offres d'une compagnie d'émigration, débarque misérable, dans un pays où la main-d'œuvre est pour rien. Combien de jeunes filles, trompées par de belles promesses, acceptent une situation à l'étranger, et ^ elles s'aperçoivent, en y arrivant, qu'on les a trompées : isolées, désespérées, elles sont la proie des exploiteurs.

Les gens qui agissent avec précipitation, se heurtent à mille difficultés qu'ils n'avaient pas prévues. Rien ne leur réussit. Ils n'ont pas de chance!

Gomme le bouc de la fable, ils sont toujours trompés. Ils descendent dans le puits pour faire boire le renard; celui-ci s'en va. Eux, ils restent au fond et le renard se moque d'eux par-dessus le marché.

En toute chose, il faut considérer la fin. Ne ressemblons pas au bouc; avant de descendre dans le puits, examinons d'abord comment nous en sortirons !

101. Nombreux boucs dans le puits! — Combien nombreux ceux qui, par étourderie et par précipitation, font comme le bouc!

L'enfant qui remet d'heure en heure de faire ses devoirs et qui arrive en classe, honteux, pour être puni de sa paresse. L'ouvrier qui a mille ennuis parce qu'il a pris avec trop de hâte ses mesures. L'emprunteur qui n'a pas réfléchi qu'il ne pourrait rendre. Le sot qui signe pour un ami peu consciencieux. Le jeune homme qui épouse une jeune fille sans bon sens, paresseuse et frivole.

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IEUe y descend aussi, la jeune fille qui épouse un buveur ou un joueur, ou un égoïste qui Ta séduite par ses belles manières.

Sont au fond du puits le père de famille gaspilleur qui n'a pas prévu la maladie et qui va à l'hôpital, laissant la femrne et les enfants dans la misère ; le père qui n'a pas prévu la mort et qui, n'ayant fait partie d'aucune société de prévoyance, laisse ses enfants sur le pavé ; ceux qui n'ont pas prévu la vieillesse et qui tombent lourdement à la charge de leurs enfants. Que de boucs dans le puits I

102. La prévention est une folie qui nous empêche de voir les choses comme elles sont. — La prévention aussi est nuisible à l'intelligence, car c'est une espèce de folie qui nous empêche de voir les choses comme elles sont: une mère ne voit pas les défauts de ses fils. Un orgueilleux ne voit pas ses propres imperfections et un jaloux n'aperçoit que ce qui rabaisse ses camarades.

io3. Soyons de bons cochers. — Toutes nos passions et nos émotions peuvent produire cette folie.

Les passions sont les chevaux qui traînent la voiture : sans eux, elle n*avancerait pas, mais le cocher doit les tenir afin qu'ils ne s'emportent pas et ne précipitent pas la voiture dans le fossé. De même, nos passions meuvent la volonté, mais maintenons-les sous la direction de la raison, de façon qu'elles ne nous entraînent pas hors de la vérité.

104. N'agissons jamais sou3 le coup de l'émotion. — Évitons, quand nous sommes en colère, de parler à la personne qui nous a irrités. Attendons que la colère soit calmée. Lorsque nous sommes calmes, prenons la résolution de ne jamais agir sous le coup de la colère.

De même, la peur trouble notre intelligence, nous fait

perdre notre sang-froid et nous fait commettre des sottises. Aussi, réfléchissons à l'avance, en famille, à ce qu'on devrait faire si le feu prenait, si une inondation survenait, si notre train déraillait, si le cheval de la voiture s'emportait, etc.

Nous ne pouvons qu'en réfléchissant à l'avance éviter l'aveuglement que produisent nos passions. Nous devons étudier quelles sont les passions qui nous troublent le plus, et d'avance prendre la résolution de rester calmes quoi qu'il advienne.

io5. Le nombre des cas ne prouve rien. — Les superstitieux croient aux sorciers, aux somnambules, aux rebouteurs. Qu'un rebouteur guérisse une jambe cassée, ils le célèbrent cent fois ; mais qu'il estropie deux ou trois personnes, nos étourneaux n'y font pas attention!

Il en est ainsi des prédictions de l'almanach : s'il dit vrai un jour, chacun le remarque. Qu'il dise faux le reste de la semaine, personne n'y prête attention! C'est ainsi qu'on dit qu'il y a un dieu pour les ivrognes, car on ne remarque jamais les accidents qui leur arrivent, tant on les trouve naturels ! C'est ainsi encore que les étourdis prétendent que les coquins ont de la chance.

Les sots remarquent uniquement ce qui confirme leur opinion. Chez les gens de bon sens, au contraire, un seul cas qui la contredit les fait réfléchir et douter; aussi, laissent-ils les nigauds croire aux rebouteurs et aux almanachs.

ïo6. Les préventions religieuses, politiques, chauvines. — L'aveuglement produit par la prévention est si terrible* que les fanatiques n'admettent pas qu'on puisse être honnêtes en dehors de leur religion. Ils refusent de voir les cas qui leur donnent tort. De même, les fanatiques antireligieux considèrent les croyants comme peu intelligents malgré les exemples contraires.

L'esprit de parti nous aveugle et nous empêche de rendre justice à nos adversaires.

De même, le patriotisme, lorsqu'il est fait de haine (chauvinisme), nous empêche de voir les qualités des nations étrangères et les services qu'elles nous rendent. Quelqu'un qui hait l'Angleterre refusera, par exemple, de penser qu'elle nous achète, chaque année, pour deux milliards de produits.

107. Moyens pratiques d'éviter de commettre des fautes par prévention. — Il n'y a qu'un moyen d'échapper à cette folie : c'est, quand nous sommes calmes, d'examiner loyalement pourquoi nous avons commis des fautes par prévention. Nous verrons alors que nous sommes enclins à la colère, ou à la jalousie, ou à la paresse, etc. Au moment des accès de colère ou de jalousie, nous voyons mal la réalité : nous agissons trop vite, sans avoir étudié les faits.

Aussi, quand nous sommes de sang-froid, prenons la résolution de n'agir qu'après réflexion : par exemple de ne jamais écrire une lettre sous le coup de la colère, ou de l'orgueil froissé, et d'attendre vingt-quatre heures avant d'agir ou de prononcer une parole qui peut être irrépa rable.

Sujets a traiter. — Pourquoi l'ignorant est-il un esclave? Comment devenons-nous libres ? Dites ce que vous savez de la précipitation à agir, de la prévention. Pourquoi ne faut-il pas agir quand nous sommes en colère? Les cas qui conforment nos croyances ont-ils de la valeur? Citez des exemples de prévention. Comment les éviter?

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