‹ La morale anglaise contemporaine: morale de l'utilité et de l'évolutionChapitre 19 sur 138 · Dvtmt, I, p. 39. Cf. p · texte numérisé non relu

Dvtmt, I, p. 39. Cf. p

3. Beniham, évidemment, ne veut pas déclarer à priori que lea plaisirs éprouvés par diverses personnes ne puissent se comparer et se mesurer en aucune manière ; dans ce cas, il se lierait lui-même les roaine. Il défeud. en premier lieu, toute intrusion despotique dans te domaine de la liberté inilividuelle; en second lieu, il repousse toute coBiparaisoQ et toute mesure des plaisirs qui n'aurait pas un caractère de cerlilude scientillque. Il pratique ici une aorte de doute méthodique et semble croire k l'sbsoiaa subjealivité des plaisirs; nous verrons plus tard qu'il admet dans tout plaisir éprouvé par un individu des ëlémenta oommuos aux autres individus, des éléments objecUfi.

BEMDAM n

' conplldie la vraie richc^so do l'homme, quels sont donc ceux qui sont préférables? n'y a-t-il pas, pour ainsi dire, des plaisirs d'or, de fer, de cuivre, de uoîs? comment mesurer leur poids, leur densité? comment s'assurer de leur valeur? • Avant Bentham, dit Dumont de Genève, il y avait comme une variété de poids et de mesures en morale... Les actions humaines n'avaient point de tarif authentique et certain ', n

Quelque variables que soient les plaisirs et les peines qui peuvent être pris par nous comme buts d'action, ils ne peuvent pourtant attirer notre volonté que par un cerlaiti nombre de caractères invariables. Si, par exemple, je ma considère seul et abstraction faite des autres hommes, la valeur immédiate deiout plaisir et de toute peine dépendra pour moi de quatre conditions, ni plus ni moins : 1° son ittlensité [inteiisity) ; 2° sa durée (duratioti) ; 3" sa certitude {ceriiiinty) ; 4° sa proximité (propinquity). Ce sont là, pour ainsi dire, les quatre formes dans lesquelles toutes les espèces de plaisirs et de peines sont forcées de venir se mouler pour parvenir à être pensées et voulues : quelquo différents qu'ils soient sous les autres rapports, ils ont tous une certaine intensité et une certaine durée; ils sont plus ou imoins en notre pouvoir, ils sont plus ou moins rapprochés de nous.

Ce n'est pas tout Nous avons considéré les peines et les plaisirs en eux-mêmes; mais k chaque plaisir et à chaque peine est intimement lié un certam nombre de conséquences que nous ne pouvons mettre hors de compte. Outre Vaclion (the aclj , voyons , suivant Ûenthaoi , la tendance {ihe lendency) de l'action.

Si un plaisir tend à produire des plaisirs, et une peine 'les peines, ce plaisir et cette peine seront féconds. Si un plaisir tend à produire des peines, et une peine des plaisirs, «e plaisir et cette peine seront impurs. Voilà donc deux nouveaux caractères dont il faut tenir compte : la fécondité et la pureté {feciindiltj and puriltj "j.

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