OWEN, MACUINTOSH, JAMES MIL
- Owen. -
L;optiir
d'Oirea comparé à l'optimisme de Ben-
- Qu'ilsumtde
supprimer les circan!;lanc«s extérieures qui dépravent l'homme pour Ig rendre à jamais bon. — La « accoude veaue » de la vérité, d'aprts Owen. — Le socialisme absolu d'Oweu , découlant d'un absolu déterminisme, esl-il la conséquence inévitable de la doctrine militaire ? — Démenti pratique donné au système d'Owen. — Réfutation théorique des nrinapes de ce système par Stuai't Mill, D. — Hackintosh et James Mill.
Ea allant de Benthara à Stuart MOI, le plus important de ses disciples, nous ne pouvons passer sous silence un des esprils et un des caractères les plus originaux de ce siècle, dont les théories et les essais pratiques firent grand bruit en Angleterre, Richard Owen.
Comme lientham, Owen appartient à l'école utilitaire; l'objet de ses recherches, c'est le bonheur général; il ne diEFère de Bentham qu'au sujet des moyens par lesquels îl veut qu'on le recherche et pense qu'on l'atteindra.
Utilitaire, il est aussi cplîmisle; sotilement, son optimisme n'est pas le même que celui de Bentham. Bentham voyait la société sous ses meilleurs côtés : il y considérait .'comme perpétuellement unis l'intérêt personnel et l'intérêt public; aussi, malgré sa ferme croyance à la nécessité des réformes, il repoussait tout bouleversement social comme vsx bouleversement du bonheur. Owen, lui, voit sous ses
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meilleurs cotés l'individu ; il croit à la bonté de la nature ' humaine, qu'on pourrait tourner vers le bien sans qu'elle s'en détoumilt jamais ; plus il y croit, mieux se montre à ses yeux l'état de dépravation où elle se trouve présente- , ment. Celle dépravation, ne pouvant être attribuée à l'individu, doit Tètre au milieu social, et ce milieu, il faut le changer. De là ses théories et ses essais communistes. A l'optimisme de Bentham en ce qui concerne les rapports: des hommes entre eux correspondait un certain pessi-, misme au sujet de la nature humaine; il croyait, en eiiet, ' que l'homme ne peut jamais être qu'égoïste et ne peut jamais obéir qu'à son intérêt. De même, à l'optimisme d'Owen en ce qui concerne la nature de l'homme correspond un pessimisme obstiné au sujet des rapports sociaux,! tels qu'ils existent présentement.
Cette doctrine sociale d'Owen a son explication et son fondement dans une doctrine psychologique- Owen est l'un des représentants modernes les plus intéressants du déterminisme absolu, de la nécessité trrésislible; ce déterminisme lui semble évident, indéniable ; il l'énonce et en tire les conséquences dans son grand ouvrage : le Nimveau Monde moral, cojitmqnt le système rationnel de la soàété, fondé s^tr des faits démontrables gui font connaître la constihUion et Us lois de la 7iaturc humaine et de la société '.
Ces faits démontrables sont, dit-il, au nombre de cinq, et toute la science sociale est contenue dans cinq axiomes fondamentaux.
Premier fait fondamental : Le caractère humain est dû I tout entier à une constitution originelle et à des circonstances externes mutuellement réagissantes^
Second fait : L'homme est forcé par sa constitution origi' ' nelle à recevoir ses sentiments et ses convictions indépendamment de sa volonté {indepently of kis will].
Troisième fait : Les sentiments et les convictions, ensem- ■ tle ou^parément, créent le motif d'action appelé volonté, qui stimule à l'acte et décide les actions.
Quatrième fait : La constitution originelle est toujours variable d'homme à homme, et il n'y a pas d'art qui puisse rendre deux hommes identiques, de l'enfance à la maturité.
Cinquième fait : La constitution de tout enfant, hormis le (3s d'une défectuosité organique, est capable d'être façonnée
t. Londres, 1836 et années «ùkvonles.
m U MOitALE ANGLAISE CONTEMPORAINE
M An trissvpèrieur ou eti tire très-inférieur (is capalà 4«ûif Anwed tnto a very tnferior or a vay superior t^ séUM la nature des circonstances externes auxquelL Bwe" rmfliionce qu'on peut exercer sur cette coDslitul^ |Hrtir de t'oofance '.
Rieu il« mieux déduit. Principe psychologique : aûni^iue absolu et dépendance complète de l'homme t «s dfs circonstances extérieures. Conséquence pratù obli^alion de niodiûer ces circonstances, de cnana milieu sui'ial, de rendre les hommes bons en les pI|Q dtnti un milieu bon. Le législateur doit i détermina kwinios par l'action du milieu aux affections bienveilla «IftUX acteis utiles ;\ l;i communauté. » Quelque propofl ll'^Bwnts défavorables que la nature ait fait entrer g liwtistilutîon d'un homme, il est possible, si l'on peut ■osor dos circoui^lances , de communiquer à cet boi Wt carBCtêce de bonté moyenne ',
fX, remurquousde bien, ime fois i^ue le milieu soda] 4ewiui bon, nous n'aurons plus rien à craindre : lab
' l'utilité, uni! fois créée, se conservera éternellemeat.j pourrait venir la moindre tendance dépravée, la mol
1 •«A'ersionî Si, par hypothèse, on a supprimé toutei cifconslanccs extérieures qui apportiiient le trouble 1 Iw ànie», ces circonstances extérieures étant tout, l» atmie sera étemelle. A l'homme d'Owea s'applique A ^'à l'homme réel cet apologue connu : « D'où te t worwau de terre, le parfum que tu répanda? ea-t l^tbnt? — Non; mais j'ai habité avec la rose. » Mt l'homme, ce fils de la terre ; il n'a nul parfum t^ smt propre; au législateur de l'imprégner de t>OBl tfWiour; mais, une fois qu'il en sera pénétré, il les t' 4ni tout autour de lui, d les communiquera aux i Ikuqqk^s, qui los lui rendront à leur tour, et l'humaûitf ^JaiOiiis remplie de bonheur. L'homme est ce qu'(^ ^II, il a ce qu'on lui donne: faites-le bon, supprim " ■ni le rendait mauvais, et il restent bon.
^liOfli le déterminisme psychologique d'Owen le cod 'k une sorte de déterminisme social et de despolir ïintLain rattachait fortement, d'une part la liberté et iL JU il la sûreté, d'autre part ta sûreté à l'utilité; del Htivail h la conception d'un état libre où les borna