Diimlotogie. 1, M (Irad. franc
i. Sur lit na de sa vie eeulement, il y substitua celle rormule : Maxiiiinilion du bonheur, qai ne dit rien de plus, maïs qui a le méri'e an ne 'lonner lieu à aucune équivoque. — Outra Priestlev, il faul compter, Iirmi les écrivains qui durent avoir une grande influence sur l'espnl 'le BenihaiD, HelvétiuB, qu'il avait lu dés l'âge de douze ans, llarUey « P»lev.
s U MORALE ANGUISB CONTEMPORAINE
1 nature a placé le genre humain sous l'empire de deux € souverains maîtres, la peine et le plaisir. Nous leur de- € vons toutes nos idées; nous leur rapportons tous nos 1 jugements, toutes les déterminations de notre vie. Celui € qui prétend se soustraire à leur assujettissement ne sait c ce qu'il dit.,. Ces sentiments éternels et irrésistibles doi- « vent être la grande étude du moraliste et du légîsla-
■ leur '. »
Ces principes de Bentham sont les mêmes que ceux d'Epicure, d'Helvétius et des autres moralistes utilitaires; mais il y a cette diSerence que Bentham n'essaye même pas de les prouver. Il les pose comme évidents : selon lui, il suffit de les éclairer, de les expliquer pour les faire reconnaître ;
3uiint à les démontrer, c'est chose impossible. La science e la morale, comme la plus certaine de toutes les sciences, la géométrie , doit s'appuyer sur un postulat. Le plaisir étant l'unique fin de la vie, il en sera l'unique règle ; étant le but de tous, il servira à mesurer la distance à laquelle chacun, dans chaque instant, se trouve de ce but. Or, en tant que le plaisir, et le plaisir à son maximum, devient la rè"le et la mesure des actions, il prend le nom d'uli/iie.
Bentham n'a du reste rien plus à cœur que de rendre précise et claire celte idée d'utilité qu'il donne pour base a la morale. Il ne veut pas qu'avec Hume on prenne le mot Klile en un sens abstrait, et qu'on entende par là une organisation de moyens en vue d'une fin quelconque, qui ne serait pas nécessairement le plaisir. Beaucou]) de personnes, lors de la publication des Principes de la morale, commirent cette erreur, et lady Holland, dans la conversation, dit un jour à Bentham que sa doctrine de l'utilité mettait un veto sur le plaisir. Bentham s'indigne d'être aiasi interprêté, « lui qui s'était imaginé que l'allié le plus précieux (c et le plus mfluent que pût trouver le plaisir, c'était le
■ principe de l'utilité *. » L'utilité, à ses yeux, n'a aucune valeur propre : c'est une forme, un cadre, dont le contenu,
ui seul en fait le prix, n'est et ne peut être que le plaisir.
rCS moralistes, il est vrai, ■ s'effarouchent et prennent la « fuite » dès qu'on prononce ce mot de plaisir ' ; le plaisir est pourtant le seul bien, et Bentham s'écrie après Epicure-
1. ï Nature bas placed mankind under the governance of two Eavi>-
■ reign m asters, paot and pieasure. * (introduction to the prin and legiB., cb. l.lCf. Duniont de Genève, Traité de législ. ci 1,3,4.