Déontot., 1, %S
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que, si le souverain bien des anciens pouvait exister, ce ne pourrait être que du plaisir élevé à son maximum ou, selon son expression barbare, maximisé '. La déontologie, celte nouvelle science que Biintham pensait avoir créée, ne s'oppose en aucun cas au plaisir : elle se borne à le régler, et elle ne le règle que pour l'agrandir.
« Par le principe de l'utililé; on entend ce principe qui a approuve ou désapprouve toute action d'après sa loQ- 1 iJance à augmenter ou à diminuer le bonbeur de la per- « soaie dont l'inlèrêl est en question, ou, en d'autres termes, « à promouvoir ce bonheur ou à s'y opposer *. » L'idée d'utilité est donc inséparable de l'idée de plaisir et de bonheur; une cbose n'est pas vraiment utile, qui est utile à telle fin particulière, sans augmenter la somme générale de plaisir. Par exemple , une table n'est pas utile en tant qu'elle sert à y déposervics objets, mais en tiint (ju'oUe sert au plaisir de celui qui les y dépose. La distinction de l'utile et de l'agréable est superflcielle : l'agréable est utile par cela même, et ne peut être nuisible que s'il se détruit luimême par ses conséquences et si, tout compté, il apporte plus de désagrément que d'agrément. — Telle est , ce semble, la pensée de Bentham ; l'utilitab^e enseigne « à
• donner au plaisir une direction telle qu'il soit productif
■ d'autres plaisirs , et à la peine ime direction telle qu'elle u devienne, s'ii est possible, unu source do plaisir, ou du » moins qu'elle soit rendue aussi légère, aussi supportable
• et aussi transitoire que possible *, s
Après avoir cherché à éclairdr, h, t. illustrer » le principe de l'utilité, faisons-le en quelque sorte ressortir par le contraste des idées opposées.
Benlbam ne voit on faco do sa doctrine qu'un antagoniste, un seul, mais qui se revêt de mille formes diverses : c'est ce ■ principe absolu et magistral qui a pour devise :