DARWIN
efforts snccessif5 tentés par les partisans de la morale déiivée pour établir une genèse complète de la conscience. Que les ingrédients de la u ciiimie mentale » doivent être empruntés non-seulement au règne humain , mais encore au règne animal. Le naturalisme venant compléter l'utilitarisme et lui donner plus de force en lui donnant plus de largeur.
I. — Par quelles évolutions Tinstinct social des animaux tend à se transformer en sentiment moral. — Traits de dévouement chez les animaux. — L*apparence du désintéressement chez les animaux, comme l'apparence du désintéressement chez les hommes, ramenée à la recherche du plaisir.
U. — L'instinct social, en se combinant avec la mémoire et la réflexion, produit le remords, ce qui caractérise Tètre moral et sépare Thomme de Tanimal. — Le principe du plus grand bonheur, critérium des actions. — Tous les phénomènes de la conscience humaine se produiraient-ils nécessairement chez tout 6tre doué : 1* d'un instinct moral; 20 de mémoire et de réflexion? — Le devoir d'un chien d'arrêt. — Ce que serait notre moralité si nous nous trouvions dans les conditions de vie des abeilles.
ni. — Eléments nouveaux ajoutés par Ch. Darwin à Tutilitarisme.
Analyser les sentiments moraux, en faire la « genèse »,; comme on dit en Angleterre, en tracer pour ainsi dire la ligne ■ de descendance, c'est là sans contredit Tune des tâches les plus importantes que Técole anglaise se soit proposées. >
Les philosophes anglais avaient d'abord cherche l'origine > du sentiment moral dans l'éducation : le sentiment moral, selon Stuart Mill,est le produit complexe d'habitudes inculquées à l'enfant par ses parents, qui les ont reçues eux-