D^ontoi
i. Introd. îathe prinr., of mûr. a»d lef/iil., ch. I, gS: ■ By Ihe principle 1 oF utilit; te meant ihal principle wnich opproves or ilisapproveB ot
■ erery acUoti whauoever, according to tbe Wiid'^iicy wliicU ii aiiiiiears k to haïe to augment ordiminish the linppiness ofthe p:triy whoae inte- < reat is in question ; or. virât is Ibe samelhing ia olner words, to pro-
■ niol« or to oppose that happiness. > Rijniarquons que, dans la délinlliofi mâme de eod principe, Benltiaiii évite soigiieiisemaiit la coalusioa qu'on lui a reprui^bêe enlrti l'nlilité personnelle el L'utililô KicialH (JoiitTroy, Cours iIk dr. nal.]. Si, plus lard, nous le verrons ni<ntifi''r ccâ deux uiiliiiis, ce sera en connaissance de cuu«e, el non iitM propre ioso.
i. D-miUil., 11, 33. -r CI. DumoQt dp Genève, I, p, 3^ Pi-inciplet of »«■., 1, ni.
« Ipse dixi : Je l'ai dit ^ . » A VipsédixiUsme se rattachent deux doctrines. La première est Ta^c^lî^m^, contre lequel Beatham n'a pas de paroles assez virulentes. Le principe ascétique, comme celui de l'utilité, approuve ou désapprouve les actions d'après leur tendance à produire le honneur ; seulement il procède inversement, approuve toute action qui tend à diminuer le honheur, désapprouve toute action qui tend à l'augmenter ' ; — définition fort incomplète assurément. Bentham s'est placé à un point de vue tout extérieur pour apprécier rascéti(jue et le mystique; il les juge d'après leurs actes, qui précisément n'ont pour eux aucune valeur, et il oublie l'intention, qui est tout à leurs yeux. Il y a sans doute contradiction entre les principes ascétiques et utilitaires ; mais la contradiction est plus intime que ne le croyait Bentham : l'utilitaire tend à feire prédominer l'action sur l'intention, le résultat et TefiFet sur le principe et la cause ; l'ascétique tend à absorber l'action dans l'intention, à supprimer l'effet au profit de la cause, à ne tenir compte que du vouloir et non du faire : voilà le point sur lequel s'opposent véritablement les deux doctrines et les deux règles pratiques.
La seconde doctrine adverse repose sur ce que Bentham appelle le principe de sympathie et d'antipathie. Ce principe consiste à approuver ou à blâmer par sentiment, sans admettre aucune autre raison de ce jugement que le jugement même • : simple affaire « d'humeur, d'imagination et de € goût. » A ce principe Bentham rattache toute doctrine qui admet soit Inconscience^ soit le sens moral, soit une loi naturelle, un droit naturel, une obligation morale, etc. Tous les moralistes à priori rentrent ainsi, selon Bentham , dans le genre trop nombreux de ceux qui blâment ou approuvent sans raison, par une sympathie ou une antipathie instinctive. Cette sympathie et cette antipathie elles-mêmes se ramènent, en fin de compte, à une foule de mobiles intéressés que Bentham énumère et classe : on désapprouve {>ar répugnance des sens , par orgueil blessé , etc. Sous 'apparent tu'bitraire des sentiments moraux, Bentham croît retrouver l'influence fatale de l'intérêt.
Et maintenant, quiconque, dans le jugement des actions,