Prinâples of psychology, p
2. « Ce sentiment ne consiste évidemment pas en représentation des « simples plaisirs ou peines expérimentés par d'autres ; mais il consiste n en représentations de ces émotions que les autres sentent, lorsc^ue « actuellement ou en perspective ils se voient accorde ou refusé rexercice « de l'activité par laquelle les plaisirs doivent être atteints et les peines « évitées... Le sentiment ainsi représenté, ou sympathiquement excité, « est celui qui, sous le chef des sentiments égoïstes, é été décrit comme a Vamour de la liberté personnelle (love of personal freedom). »
« le type de natui'ô également prêt à jouer le r « quand l'occasion le sert ; à 1 autre extrême,
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rôle de tyran 1 ous avons^' c le fait, bien mis en lumière dans notre propre société,, « qu'avec la tendance croissante à résister à l'agression sel « produit une tendance décroissante à l'agression de la part « de ceux qui sont au pouvoir *. » '
La limite vers laquelle avance le plus haut sentiment | altruiste, celui de la justice, est suffisammenjt claire. Son facteur égoïste trouve de plus en plus satisfaction dans des conditions environnantes qui apportent aux activités les restrictions les moins grandes ; son autre facteur , la sympathie, qui le rend altruiste, devient de plus en plus sensible et comprehensif. « Il en résulte, dit M. Spencer, « que le progrès se fait vers un état dans lequel chaque « citoyen, sans tolérer aucune autre restriction à la liberté, . ce tolérera celle qu'impliquent les égales revendications de € ses concitoyens, ou plutôt il ne tolérera pas simplement c cette restriction, mais spontanétneni il la reconnaîtra et a Vafprmera; il sera sympathiquement anxieux pour la Il sphère d'action légitime de chaque citoyen comme pour « la sienne propre, et il la défendra contre l'invasion d'au- « trui, tout en empêchant aussi d'envahir la sienne. C'est « là manifestement la condition de l'équilibre que les sen- « timents égoïstes et les sentiments altruistes coopèrent à « produire. »
Remarquez maintenant, ajoute M. Spencer, « quelle ! <c erreur il y a à croire que l'évolution de l'esprit, par les « effets des expériences accumulées et devenues hérédi- « taires, ne peut avoir pour résultat des sentiments moraux « permanents et universels avec leurs principes moraux ce corrélatifs. Tandis que les sentiments égo-altruistess'ajus- « tent aux modes variés de conduite requis par les circon- <c stances sociales en chaque lieu et en chaque temps, les « sentiments altruistes s'ajustent aux modes de conduite « qui sont bienfaisants d'une manière permanente, par la « conformité qu'ils offrent avec les conditions nécessaires M pour le plus haut bonheur des individus dans l'état d'as- (C sociation. »
Pourquoi, se demande M. Spencer, voyons-nous encore ( un conflit entre les sentiments égoïstes et les sentiments ' altruistes ? C'est que « la vie déprédatoire » , qui répond aux premiers, n'a pas encore entièrement fait place à « la vie