CHAPITRE XI
LES DERNIERS DISCIPLES DE DARWIN ET DE M. SPENCER : CLIFFORD, BARRATT, LESLIE STEPHEN.
L Clifpord. — Son idéalisme. Théorie du mind stuff, — Caractère liypothétique des préceptes moraux, -r Le plaisir et ses divers symboles, — L'idée ia moi et de Fintérôt total de la vie, premier symbole du plaisir. — Agrandissement de ridée du mot chez les races supérieures : le mot de tribu^ tribal-self, nouveau symbole.
— La piété sociale. Le remords. — Le vrai Jéhovah.
II. Barratt. — Nouvel essai pour construire une physique des mœurs,
— Distinction entre la politique et la morale, — Que toute moi'ale scientifique doit se fonder sur Tégoîsme. — La « matière brute » de la moralité. -^ Les deux lois de conservation individuelle et de conservation sociale.
ni. Leslie Stbphen. — Sincérité avec laquelle M. Leslie Stephen re« connaît que la vertu n'est pas toujours identique à la prudence. — Que le sacrifice de soi est nécessaire en toute morale et ne peut entièrement disparaître par Teffet de révolution. — Les théories morales inÛuent-elles sur la moralité pratique?
Tous les disciples de Darwin et de Spencer, en un mot les évolution nistes, se préoccupent surtout de fonder la morale comme science^ et tous admettent la distinction que nous avons faite nous-méme, dès la première édition de ce ' livre, entre l'art et la science, entre la partie purement théorique de la morale et sa partie pratique *. Par malheur^ ils se servent de cette distinction pour éluder la plupart des difficultés, oubliant que, dans les sciences vraiment positives, Part n'est lui-même qu'un prolongement et une application de la science.