Déont
3. Jntrod. to the principles, ch. Il, m, -- Dumont de Genève, Traité de législ.f I, ii.
3. Introd, to the princ, ch. U, § xi et suiv. — Dum. de Gen., I, m, »ect/ 1 et 2.
BENTIIAU tt
fait appel à un autre critérium que le critérium utililaire, quiconque dit : « Ceci est bien, » ou : « Ceci est mai, « — « Ceci est juste, » ou : « Ceci est injuste, » sans prouver qu'il en résulte de la peine ou du plaisir; quiconque enBa n'est pas entièrement et exclusivement utilitaire dans ses paroles, dans ses actions, dans ses jugements, — celui-là rentre dans l'une des denx catégories d'adversaires que noQS venons de signaler; il est ou partisan du principe ascétique ou partisan du principe de sympathie et d'antipatbie; il ne peut prétendre en aucune manière au titre de déontologue.
Chez Bentham, la morale anglaise est arrivée à ce moment décisif où, pour se poser, elle s'oppose à toutes les autres, trace nettement ses contours, ses limites, et dit : Qui les franchit ne m'est plus ami, mais ennemi : Qui non aib tne, contra me >. Si vous repoussez la plus petite parcelle de plaisir (the least particlo of pleasure), pro tanto "VOUS êtes ascétique ', et comme tel digne de toutes les invectives de Bentbam. Heureusement Benlham ■ n'appellera
• jamais la persécution au secours de son enseignement » ; il ne recoiuTa jamais à la « punition » ' : ce serait trop étrange, en effet, que l'apôtre du plaisir employât la douleur pour défendre sa doctrine; il se nomera aux voies persuasives, tournant sans cesse ses regards vers le principe de l'utilité, « comme le tournesol vers le soleil*. » — n J'ai « adopté pour guide, dît Benlham, le principe de l'utilité;
• je le suivrai partout où il me conduira. Point de préjugea « qui m'obligent à quitter ma voie ^ »
Cette voie dans laquelle Bentham s'engage en dépit de tous les f préjugés », essayons d'en tracer le dessin.
Le premier obstacle que nous rencontrons et qu'il s'agit d'écarter, c'est ce fantôme que les moralistes appellent vertu. € La vertu est chef d'une famille nombreuse dont « les vertus sont les membres. Elle représente à l'imagi- » nation une mère que suit une nombreuse postérité... C'est «un être de raison, une entité fictive, née de l'imper- I fection du langage. » La vertu se rattache au principe d'antipathie et de sympathie; demandez à quelqu'un pour-