CHAPITRE III
Atantages mermix et philosophiques du progrés
des Lumières.
L'iNSivuCTiON n'est pas moins fayorable aux mœurs privées qu'aux mœurs publiques, aux peuples qu^aux monarques* La lumière naturelle dissipe les ténèbres ; la lumi^e de l'esprit dissipe les efreurs.
L'étude modère les craintes excessives et les vastes désirs , en nous montrant les limites des biens et des maux ; en faisant connaître au cœur de l'homme des jouissances plus pures que celles du pouvoir ; en lui apprenant qu'il
est , au fond de sa conscience et dans le secret de ses pensées , des résistances morales que ne pourrait vaincre le monarque aux' douze cents mille soldats.
Le savoir, ennemi de toutes les superstitions, II, lï
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sonmet l'esprit aux mptères qae ne peut conceToir Tiiitelligence bmiiaiiie : en découvrant les choses naturelles , il voUe celles qui sont bors de la portée des-^ns^, cèirinie le soleil j en découvrant à. nos yeux les objets terrestres , nous dérobe les étoiles du firmament.
La science admire et reconnaît dans les causes secondes FhitelUgence créatrice des causes premières, et dans Tétentélle "reproduction des êtres l'étemelle durée de leur auteur.
Anyttts reproéhaifr à Socnitè d'alfoiMir jpar le ëoifteetpBrTèxaiâen/dftilsiresprfrdebi'fen^ nesie , lërespect de» dieux et dé^ )oi&. Socrate répondit en redisant de se soustraire par liai fuite à une condamnation injuste ; ii atetéiftB ssàsair fence de mort eootiné^iiii'acle de souaâMôn aux fois ue' son* pays.
C -est nut yiélMe matime Umi «ouveH^oent reiirise f ni crédit, qtie remourdi^rfeÉtrtsestà^ çompàUbte êtec VespHt des âf/ûifits. Si, pares-* prit des affaires , on e|iteii4 Tesprit d'Hitv%uè , Fesprit départi , Fesprit de^dnmpti^m , jesui» prêt à èonffeiiir cfse FjfMnmrJléS: lettres» ttst:kH compatible avec cet esprit-là ; mais si Fesprit diss afftîm suppose dieUi'fénii^é dad^t^caiiic-r
tare , de rëlévatioa dans la penâëe , de laf^ëvé* rite dans les prineipes ^ de lasageMe dans les Taes, et de la justice dans le choix d$s moyens,, l'koittme de lettres, digne de ^c^uom^ e&laass doute plus ftop^ ^"a^cim autre à la direction des af&ires publiques, s'il est en^aétee tems doué dû courage nécessaire pour ^u{^octeif fle& dëgoàtssans tiambre dont Phoinma de.btafr eM: abre^té dâ&s les cotuï.
« Il y a , £t Sënèque^* des étres:telléinent amis » del'ofiabre, ^aaûssit6t qu'ils apecçaitetft un » rayondétuinière, ilsle.pretuDtntpoiRrBnFiclaB: » précurseur d'un violent orage. » Je neteésexai de dire à ces gens-là que Tignorance rend les hommes soupçonneux , ^inquiets , indociles ; que les tems de barbarie oiit. été. 1^ plus sujets aux tumultes , aux bouleversemens , aux conspirations , et que Salomon , dont ils ne récuseront pas Tautorité, affirme qu'il est plus facile de gouverner un peuple éclaicé qu'un peuple ignorant.
Fàttt^il z«pettssér séf itteseHidqtJirof tei objection hypocrite du dâa^rdbsJÉwèi^s^ qui, d^lMÉ €6té , s'il faut em. croire kurs détiacteitn , amartissént les co«nge&, ei inontnint lé fë-
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ril ; et de Tautre , portent les esprits à la résistance , en les investissant du droit d'examen ? Je ne perdrai pas mon tems i prouver que les hommes qui ont laissé sur la terre une haute idée de ce courage qui consiste i braver la meurt ^ sont également renommés par Tétendue de leurs lumières et la force de leur eiqirit. Les noms d'Alexandre , de Scipion , de César , de Frédéric , de Gustave - Adolphe , de Napoléon et de tant d^autres Français, se présentent en foule k mon esprit ; mais j'insisterai davantage sur la seconde partie de la proposition que je combats*