CHAPITRE YI
Mte de l'Eâocatk« <tes Seolea , et sp^alemctot
deVlIniversitt.
£.ss insombrablf S partisans de la liberté I^ g^e sont ,. dÀ^ea ^ tes élèves des philosepbesi im. diiirbuilUine siècle ; mais pac (pii ces plùlosa* pllkes ayaienl-Us. été. élevés P par ks )ésaites ^ pw UOi prêtres.,, paff les coIl§^ég^:tiQns celigieiiâes. l^es Uvxes alers, démesalaieai plus fbmelleiacail mepjee le» profiesseurs ; Us livoes (mit faîl 4ci fUloaopkês y «( ces. pbîhi$oplie&soiit devenos kà piofesiseBiss des natioiis ; et cette véritable «nîvatlitd,. dont ik sent les-feadateurs^ esC désarmiis; impériâ»afale conuae la vérité , la oMiak aile gémet^ qai Tont! créées.
\ Puîsqae )'aî prière le «at d'uawversilé'y ye dois jeter un coup d^oeil rapide sus «atlfrallr surde et gothique institution , dont on pomrait craindre le rétablissement , si les ycems 4e
APPLIQUA A lA^ POLITIQUE. 29.1
rijAoïance podf aient ]^)^ë^lrài> cenire lé bdfi sens et la volonté d'une nation entière.-
Je n'essoÉniMi^ pa» âi'rniïitersîté dfe Yrttttct était ttifêiaiasssb bonni^ tloiiA*îté iét ^t^idé gi^ec^ qtieS' et laânoi qu^ te sî»uiei«ait xÈA^m i^dc" tears;i je Aêf piiiwdrai pirittlp^âFli èVMÏtfe €«1^ ^ la fêm Vèmimvef fi^({û'àf CtiattedM^ ; je Ht Ifti CôifMsfttfM pâ^ ^c^ ^h^ dé filld ^ée ié. wfs^tAk^^jÈièl^ ^éêm fin« ëit iàail<)àé iet^^
France J9*^, ^^ér«Adaàtil*Ob<ii« à PéÂt qtfï étâdlUMéirlë dè^idbFdàt , !e« dë^^ta#sf«l ÎMeH' Wt èiAm dd f#ôfté^ en énîpécbaMt^ (fbt'Mm pmâf Biétt'pMfir itemrf'tV ; ce tomt! ^ de ces dëttéfë^ d« fakaté'ttJiFf^ii'aî rieli à^^vtM^. €«' qieiMI i«ei^ poMcf W ^èèpéfk V é'és^ >^ lé ^ëm«' d'i«S$^ iMtetiéW <é ftktfi mciéMé^ ifÉhrèrsîté ^tatf eii c<Mh^V!ffdn feif»itiMil« a^rë^ la nidr;ili^ el lé perfectiMiteii!^ êds^ faicfAïh^ li^irtifaiiM» : pn^jMf^ isifiw VfH^Ae aitff jéu¥ àtf certàfiiés geits pailni le!^^llé»iIH'd^s{Mt!isiilé oriéiiiJatl kr folieV 1^ ^^' ël- TiKfe' <M l!irëai^> deï ^Uogistd^, et qtfr, péWr éflM! déife^qâetisS pifosertye^f pai^ catëgùtie itf Miëôtt^/ le patH(i»fièiÉe , 1» pUilo^l^bié^ ef la liberté. On me pardonnera si j^épi1>irf(? cptelque"
292 LA MOHALE
répagnance à traiter grayement une pareille ({uestioii.
Je venais de tirer de ma bibliothèque Tinfolio du bon Mathieu Paris > et de secouer la docte poussière qui couvrait le livre des sentences de Pierre Lombard, le tout dans Tintention de connsdtre les causes d'un mal que je n apercevais que par ses résultats, quand un vieux régent de collège , mon ami et mon cotnpatriote, entra chez nioi. Reconnaissant à leur fennoir en cuivre elvà leurreliûte à la jésuite, ]ss. énormes bouquins que j'étais occupé i^parcour rir, il saisit le Lombard avec une sorte de ta-, vissement t « Voi)à , me dit^il , le véritable créateur de Tuniver^ité , le Cloyis^ de la tbéo* logie, le fondatetir d^s bonnes ^qçtcii^esi/etdes bonnes lettres ; celui qui r^a^eçibla en w seul, corps les quatre écoles de Paris; Parisiacamt Leucqtitiam, Ficiorianom. et Eyonisiacam^
» L'université ( comme l'appela depuis MatUeu Paris , dont je vois sur yptre pupitre l'édî*' tion de 164^)9 l'université, devenue l'arbit]» de l'église et de l'état, est restée la méme^ ioH mobile 1^ inébranlable , à triaverS; les yariajtioii;» des sièUes. ». r ?. .
AWLIQUÉE A LA fÔLÎTIQtJE. izgS
Chftrmé de voir que mon yîeux régent allait th'appténdfe tont de que je n'aurais pu trouver dans mes liVres qu'avec beaucoup de peine et de soin\ je me gardai bt^n de l'interrompre'. ' '■
» C'est , me "dit-il / en Vân de grâce 1 169 que les fondëmens de ce temple Ile la science fiirent posés ; grâce du ciel , et cfn dëpit de yos prétendus progrès des lumières^ il subsiste encore aiprès six siècles et demi , aux calendes^' de mars de la présente année 1 82 1 .
>» L'université n'a reçu ses statuts qu'en 1 2 1 5 de Robert dé Courçon, légat du saint-siége. »
■D'où il suit, ai-je remarqué, que cette ad^mirable institution est Touvrage de deux prêtres ^ du théolo^en Lombard et du légat Robert.
«r Sans douté, continuà-^t-il ; et cela ne doit pas vous surprendre ; de tems immémorial, l'iiistmction en Fiancé est entré les mains des prêtres. Jusqu'au seizième siècle , il n'y eut d'école qne âans les cathédrales : on y apprenait à lire , à chanter au lutrin, et la connaissance des canons. »
Un de ces canons , lui dis^je, ne prescrivailil pa» à tout laïque à cheval de mettre pied à terre devant un ecclésiastique ?
m^ rappeler, h i%^i& : X^es fimmm^* fhimwk tmUeront tes ^t\é^iies çt^c tç^ .sorte, dfi wesfusi, et n*mf»f^ jamais ta k^rfifis^ i^ f*Mssioir tteçaM 4?Mr, a^Hmf^^ ^m^-finfUjrigettt.
¥• Ç\%i :1e «ienYÎèoie fe^non du .oomcile de Tcenlie.,... M^is r.eFei|OA$ à Tuiiiyeffskë ï; iraas igi^o{)&^ j j>i» svi»^ , CQjDimf oi on s'y prii piar
connaissances livQipio^^.
• Vitffià JU0:pbard fil tm gros livi» .jor /a K.iecMCie 4e £M^]i , H Ijpt ^^^iafogÂ!^ fnl (bad^^ Les P4ffid^te^ da Ji^tiiui^ ^ :i)glix)uvàffent , ¥6tlà la j}^r^p,mien€^ toute l^te ; ob apporta ile Coastanti^oplfi ja fhy4^Mf et la miiophpùpu t'ArUto^ ; 4jistotç fui le dieu de la /acuHé des arts. Q^^X k h m^^ine > emprontëe tout tvtlièr^jEui^ Aî9b|e$ 9 sms ^gai^d à la différence des 4dii|i<a^ p\ do^ babibides, ml la mit en prattqse sau^l y pri^ ^cb^^ig^. Dès Jors nous eùiûs m c^rps d'vistrjiiÇlMin i$f {^rfaitement organiaé que ( à l'exception de quelques légères iséGormes eipéré^^ sous ChMes YII par Guiltauoie d'Estoiiyille, , aiilre légut 4a pape ) , le ^ant uni^eiv-
ÀPPLIQuifi A LA POLITIQUE. 29S
sitâire a fourni sans obstacle pendant pins de six cents ans sa glorieuse carrière. »
fiesu géant, m'<ëcriai-}e, aTeugle comme Polyphéme! et toujours prêt à lancer sa lourde rociie sur le fugemeirt ei la raison ! . . Cette bms-^ que sortie termina un entretien dont la suite auxait pu me fournir un surcodtt de preuves de l'absurdité , de la barbarie et de Tignorance qui ont pvéndë en France k cette informe et gigan^ tesqne création.