‹ La morale dans la démocratie (volume 2)Chapitre 25 sur 43 · LES CITOYEN · texte numérisé non relu

LES CITOYEN

Là est le fondemenl de ce self-government, de ce gouvernement de la nation par elle-même dont je parlais tout à l'heure : ceux qui savent aimer la liberté ne manquent pas de s'attacher aux garanties qui peuvent seules lui servir de rempart , aux libertés politiques ou publiques^ comme on les appelle, telles que la liberté électorale, la liberté de la presse, etc.; et, dès que les citoyens sont fermement attachés à ces libertés, dès qu'ils revendiquent et exercent sérieusement l»'s droits ([in v sont inhérents, oomme le droit de suffrage ou le d^oit de discuter 1rs lois et l'administration, le §elf-goverwm ni est sauvé.

Si le culte de la liberté est une vertu cardinale dans le citoyen, l'amour de la licena est chez lui un vice non moins capital; car. si le premier est le q< ire soutien du wlf-

çovernment, le second, au contraire, produit infailliblement le despotisme. La licence n'est pas seulement, comme on le dit souvent, l'abus de la liberté: c'est la négation de la liberté même. Elle consiste, en effet, a 9e servir de sa propre liberté pour attenter à celle d'autrui; et, par conséquent, elle est la violation de la loi essentielle de la liberté, qui est. comme kant lu h bien défini (1), l'accord de la liberté de chacun avec celle de tous. Elle est destructive aussi de la liberté politique. Lorsqu'elle se propage dans un peuple, .'lie amène nécessairement le despotisme : la toute-puissance d'un maître apparaît alors comme mi instrument de salul ou au moins comme un moindre ileau. et l'on voit ceux-là mêmes qui ont le plus compromis la liberté par leur licence se ruer a l'envi dans la servitude. C est la une vente trop bien confirmée pai I i ipériem e pour «pie j'aie besoin d'y insister.

Les vrais citoyens rderont donc soigneusement de la licence «pu appelle le despotisme, mais ils ne sauront pas moins i r au despotisme, poui qui la licence D'est trop

ivenl qu un prétexte habilement exploité, et qui, eu loul

SEPTIl

cas, est lui-même un attentai au droits «1<' oeui qu'il p

1 sauver. L amour hV la liberté leur fera d'ailleurs repousser ( éral toute espèce de despotisme, la dén • jssi bien que >me, 1 '• i aussi bien <|in' Pau

I h d( l'If

évangile de la té moderne réd g , sous l'inspiration de la philosophie du rvm siècle, par la premier

al de la Révolution Française, avail inscrit la à [oppression parmi les droits naturels el imprescriptibles il«j l'homme : c'est en effet un droit inhérent a la personne humaine que de résister a la force qui la veut opprimer : n de plus un devoir de i o que de repousser Poppi sion par lous les moyens légaux dont on peut dis] l'absence de lout autre moyen, par la fon e. I. a oomplis inriii il.» ce devoir exige une vertu malheureusement trop parmi les citoyens, au moins dans certains pays, et sans laquelle pourtant la liberté n'esl jamais dans un

peuple ; je veui parler du

ns définissaient admirablement l«

1 < )\\ poui rail définir le « ouvique la vertu défendant la liberté et les droits des citoyens contre la tyrannie, que cette tyrannie soit exercée d'ailleurs pai la foule ou par un despote. Il ne Eaut iouvenl moins de courage dans le premier cas q» cond, et p vertu • si U'

plus difficile à pratiquer : on résiste plus malaisément a une îbulc <|u a un bomme, el h à craindre qu<

un «1rs inconvénients qu'on a le |>lu^ de | • iu.iN Q ii a .i.' de : isqu< : une populai

,i< quise I U fout pourtant savoir en faire, au l><»soiu, le Oce. Le vrai courage civique se montn etnent dans i les cas. Ainsi S le la vertu civiqu

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