LES CITOYENS
Mais, si je m'élève contre ce travers, parce que je le regarde comme contraire à l'esprit républicain, c'est-àndire au véritable esprit démocratique, je suis bien loin de vouloir flatter un autre penchant, auquel les démocraties se sont que trop sujettes : je veux parler de Y envie h l'égard de toute supériorité. Je tiens au contraire ce vice puni- un des fléaux les plus funestes de la démocratie. J'admets que les démocra» lies soient déliantes : c'est pour elles surtout qu'il est vrai de dire avec le proverbe, que défiance est mère de sûreté; mais l'envie est un mauvais sentiment qui conduit à leur perte celles ipii s'en laissent ronger : elles appellent alors le despotisme pour courber toutes les têtes sous le même brutal niveau.
Le respect de la liberté et celui de ['égalité ont leur principe dans le respect du droit ou de la justice; mais, comme le règne de la justice ou du droit ne peut être assuré parmi les hommes que par celui «les lois positives^ de là aussi pour le citoyen la nécessité de cultiver celte vertu qui consiste dans le respect de la légalité.
Les lois, pour se faire obéir, sont forcées de s'appuyer sur certaines sanctions pénales : c'est là une nécessité à laquelle, dans l'état présent de l'humanité, aucune société politique ne peul se soustraire je reviendrai sur ce point en vous parlant de la pénalité ; mais celui qui n'obéirait aux lois que par crainte des peines attachées à leur infraction, celui-là ne serait pas un vrai citoyen : pour mériter ce litre, il Faut qu'il leur obéisse par respect pour le droit dont elles sont la représentation et la sauvegarde. Il est vrai qu elles ne le représentent pas toujours exactement, que souvent marne elles sont injustes, soil dans leurs dispositions, soit dans leurs applications; mais, à moins qu'elles ne violent quelque principe sacré et imprescriptible, auquel cas elles ne méritent plus notre ivq>e< i m même notre obéissance, cl mi bon citoyen .1 le droit • m même I»' devoir de dire comme 1 et ancien : Je pue de
leur désobéi i . ■ a part i optionnel, — qu'il esfl imp
sible de ne pas admet! le devoii du citoy<
h cter • établies, sauf à travailler au besoii ré-
; ier, parc»- que c'eal l'autorité des lois qui dis de
t de nature I étal civil, et que le mépi is des lois ten< faire retomber les hommes de l'étal civil dans l'étal de i triomphent nrcrssaiivmrnt l'arbiti Peut-être trouvera-t-on qt* s loin le
respect des lois (si l'on peut pousser trop loin la vertu qu'il acceptai! soumission I qui
tudammil à boire ! i qu il refusai! de s i chap
de sa prison pour ne pas désobéir aux lois de son pays ; mais il montrait par là i ombien ce respecl lui paraissait essentiel.
i surtoul «l.uis 1rs démocraties, où la loi représente, sii
toujours la justice, «lu moins la volonté de la majorité laquelle il tant l>im attribuer, en définitive, le « 1 1« ut de t. la loi, sans quoi il \\'\ .Mirait pas de loi possil surtoul
I t.it que le culte «II* la léj culte, et, l'anarchie tôt le despotisme.
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i 1rs devoirs de s qu'ils n'aienl fi i i-ni trahi I I uiquel il Paul toujoui i le litre don! ils sonl n
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