I. • devoir du gouvernement esl dom itir ce droit
contra tout attentai de ce genre, d assurer ainsi a chacun m
été |"'! sonnel i c'est en pai lie pour cela qu'il esl institué .
• ■il la faisant respe< ici \\m les au - on ne devrai! pas
tin d'ajouté! — de la iu i lui-même.
Vous savez assez comment elle a été res] us
gouvei ii ornent S s prétexte d er la siln aie,
-:>n! arrogé I" <ln»it d'arrêter, d'emprisonner, «le -
. t nu d'exiler arbitrai] nent qui bon leur semble, et il>
<>nt ainsi tourné contra la sûreté personnelle des citoyens
la force «jui d( ei vir à la pi . . En p niant .hum
je pas seulement au passé, pai exi aux lettres
de i achet de l'ancien régime, où un seul minisl «I»*
la Vrillière, ?na, dit-on, pour sa part, plus i quante
mille il «mi donnait en blanc a sa maîtresse, qui en fais lil un obj< i de commen s m présent, y i e qui
se passe encore aujourd'hui, en plein xix . chez les
peuples qui n'oul pas su conquérir ou défendre contre les usurpatious du despotisme les lil - les plus élémentaii Un tel abus de pouvoir, poui être fort ancien »it m-
iniiii. n'en est pas moins une monstruosité révoltante. S as doute, pour que la puissance publique puisse n le devoir qui lui est il irer la sûreté personnelle
«le chacun, il faut bien lui attribuer le droit d ai I de
retenir prisonniers les individus convaincus ou vi meul soupçonués d'j avoir eux-mêmes |><.it*' atteint* d avoii « ommis quelque autre délit tombant s ius 1 la loi; mais commen! cette même sûrel elle respe<
si la puissance publique peut exercei arbitrairement le drofl d'arrêter «'t d'emprisonner les citoyei
\n- les peuples libres, le législateur ne manque-l il
d'entourer l'ei Iroit de loutes lei autious
pro| urlei i ai biti I liusi que, i bei eux,
a pai t le i ml délit, où, non- »eul< ents
»l«* la force publique, mais même les paj nt !«■ i
d'arrêtei le coupable, sau aduire aussitôt devant la
magistrat, le droit d'arrestation ne peut par les
nts de la l'on ,• j.uii |ue sur l'ordre Mgil (1rs mai
LE RNEMENT. ik
trais (ir l'otdre judiciaire jp dis les magistrats de l'ordre judiciaire, ctrc'est i< i lelieu d'appliquer le principe de la séparation des pouvoirs); qu< i - magistrats ont seuls le droit d< maintenir l'arrestation jusqu'au jugement, mais suivant certaines formes déterminées par la loi en vue d<' protéger la liberté individuelle contre l'arbitraire; et qu'enfin lescitoyens arrêtés ou retenus prisonniers illégalement onl un recours contre I ; ntsde laforce publique ou même contre les magistrats qui ont commis envers eux cette illégalité. Telles sonl en effet les garanties que le respect de la sûreté personnelle exige de la puissance publique, et sans lesquelles le droit d'arrestation el d'emprisonnemeni court le risque de devenir, entre ses mains, une arme Fatale à la liberté individuelle.
L'inviolabilité du domicile est une conséquence «lu rîn de la liberté de la personne : le seuil de ma demeure est une frontièi que nulle puissance n'a le droit de transgres-
ser arbitrairement : vous savez cependanl avec quel arbitraire m' pratiquenl sous ci rlains régimes les Visites domiciliain .
!..• - jcrel des |t ttres est encore une suite du même droit ; voua savez aussi quelle esl a < •'! égard la pratique des gouvernements que n'arrête pas le respect de la liberté individue \ s avez toos entendu parler du cabinet unir, institué par l'ancien régime pour surprendre le secret des lettres; aussi Pappelait-on « I»- cabinet du des postes l ». Malheu-
reusement, cette création «le l'ancien régime n'a pas disparu sans retour avec lui. J'ai i ité dans mes V N apoléon
/V son historien M. Ti p. 79 une lettre ilun des plus grands personnages île l'Kmpire, .M. de Fontaines, avertissant w\) ami qu'à la poste toutes les lettres sont régulièrement <!«•-
cach i '""i' continu fonctionner khh la
I; < elle-ci, loul en rendant à la France quclqui
unes de ses libertés, oublia « \ i n - la violation du secrel des lettres esl un attentat au droit s itoyens; et sur int, comme sur tant d'autres, • Ile reprit des mains de Napoléon la tradition de l-ani ne. Je ne parlerai pas des gouvernements i|ui <>nt suivi : je me ; ornerai a dire ei < | ni* le respe< ou le mépris du secret des lettres pourrait servir de >ur déterminer la nature et lu valeur il un gouvei nement. \ussi vol nstitution fi ■•
violabiliti du parmi les droits qu elle
rantit (art, i& en a fait ici que formuler *mi loi ce qui
.•si dans l'essence et dans la pratique de vos institutions républicaines.
i ne fais que mentionner en passant ce crime « 1 « * lès< humanité qu'on appelle l'esclavage, parce que, ^ il a trop longtemps souillé le monde et s'il le souille ei >ur-
,1'in. e tardera pas a disparaître de la tei h la
lutte h ' 'i1"" soutient en ce moment l< iiméri-
i 1 1 1 1 * * les défenseurs de i ette de iniquité I m
eut vient confirmer nos i lion du ,
sident Lin< oln el >on mi dire
do m. m ite éle< lion montre, dit Linco
que le p abolira l'institution de l'esclin
dans tous i l lats l i I qu'une question «l«'
temps. Il j a un nouvel élément dans lu question. I voii du peuple qui, aujourd'hui, pour la premièi entendre dans cette question H au peuple <|in Fait
ainsi entendre ^a \m\ et qui perm< i sident '!<• < i 1 1 ••
que l'abolition «le l'esclavage n'est plus qu'une question de temps i
LES DEVOIRS Dl GOUVERNEMENT. 447
Non-seulement l'homme a le droit de disposer de sa personne physique; mais, — el ceci esl un corollaire du même droit, — il .'i celui de travailler comme il lui convient, a la seule condition il»' respecter dans les autres le même droit.
C'est donc aussi le devoir du gouvernement d'assurer le respect de cette liberté el «le ne point l'entraver lui-même.
Il ne semble pas qu'il puisse v avoir la moindre difficulté louchant un droit aussi «'vident et aussi simple que celui-là : le droit de travailler, qui est d'ailleurs lui-même le corollaire du droit de vivre; et pourtant c'est encore là un droit individuel que les gouvernements ont trop longtemps méconnu et entrave, et qu'aujourd'hui encore la plupart d'entre eux ne respectent pas suffisamment.
Ai-je besoin de rappeler que sous le régime qui existait encore «mi France et dans la plupart des pays de l'Europe a la lin du dernier siècle, et «pie la Révolution française a détruit,
le droit de travailler, ce droit naturel de l'homme, n'était pas
admis, et que le travail n'était pas libre : certaines corporations avaient ailles le droit d'exereer t«'l ou tel métier. Le
système des mattrises et des jurandes est bien connu ; mais ce .{m Test moins, ce sont les incroyables prescriptions réglementaires qui entravaient alors l'industrie et le commerce
!-a-dire le travail. Voulez-vous avoir une idée de ce genre de tyrannie, écoute/ ce que raconte un témoin oculaire, con-
leinporaui de Louis XD
l'ai vu, écrit Rolland (cité par M. Bonnemère dans son