Les Suppliaa^tes
i. U îmt dire, quant «h <s*vac(4N« auii»! «{a'^npopto lldé» ée justice, que no$ acUs pran^nont ce cs^ract^r^ a^s^Uôt qu'ils ont
rapport à une fin sociale. £t <}uant aux sentiments désintéressés, il convient d'aller au-delà de l'explication ingénieuse de l'école anglaise (H. Spencer), qui compare l'amour du bien à Tavarice et fonde l'habitude de bien faire sut* Texpérience qui a associé l'idée du plaisir à l'idée du bien et identifié le moyen avec la fin. N'est-il pas vrai que le sentiment de certains rapports est constitutif de notre intelligence, qui iè platt à les voir réalisés ? N'y a-t-il pas lieu de reconnaître des mouvements spontanés qui ressortissent à notre nature logique et qui, dans le milieu social, sont une source d'altruisme, de désintéressement? Le dévouement de l'artiste qui se sacrifie à son couvre, comme Bernard Palissy, n 'a-t-il pas racine dans le plaisir esthétique ? Pénse-t-on que le médecin, victime du devoir professionnel, n'obéit pas à une impulsion logique aussi pui«:s8nte que celle de la conservation personnelle? Les impulsions qui dérivent de notre raison, cultivée et enrichie par la vie sociale, sont assez remarquabUs pour être distinguées des besoins de notre nature animale. Avec tout cela, bien entendu, le désintéressement n'est que relatif, et Thomme logique n'est pas une entité soustraite aux conditions de la sensibilité. 11 ne faut pas que les besoins de notr« langue nous trompent (V. mon article précité).
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