Crit, andhistor. EsaaySy vol. HI, p. 121, Tauchnitz éd
tragiques, mais sous la double condition de notre nature et des circonstances qui mettent nos passions en jeu.
Shakspeare, de qui l'observation, conforme au génie anglais, fouillait les coins les plus familiers, a été pour cela un curieux analyste delà volonté. Il connaît le terrain où plonge la racine de la plante, ^es personnages portent la marque des différences individuelles, et il relève ces différences jusque dans les détails ridicules. « Il y a des gens, dit-il, qui n'aiment pas à entendre crier un cochon, d'autres à qui la vue d'un chat donne des accès de folie, et d'autres qui; lorsque la cornemuse leur chante sous le nez, ne peuvent retenir leur urine; car notre sensibilité, souveraine de nos passions, leur dicte ce qu'elles doivent aimer ou détester** » Il nous redonne, sous une forme pittoresque, toutes les sentences de Sophocle et d'Euripide. • Le cerveau, dit la Portiadu Marchand de Veniseff ent promulguer à son aise, des lois contre la chair, mais un chaud tempérament saute par dessus un froid décret, tant la folle jeunesse est une biche agile à franchir les filets de ce cul-de-jatte, le bon conseil (Act. I, se. n). » Cressida fait à Troïluscet aveu, qui est le secret de beaucoup de femmes: « J'ai une sorte de tendre moi, qui ré-